SAINT-CLAUDE, église Saint-Étienne

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région Franche-Comté Fermer
Département JuraFermer
Commune Saint-ClaudeFermer
Insee 39478Fermer
Adresse/Lieu-dit Place Louis XI/ Rue Mercière
Toponyme
Propriétaire
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel AR 01 parcelles 84, 85, 88 ? AP 01 parcelles 147, 148 ? (localisation incertaine)
Latitude 46.386476
Longitude 5.864188
Altitude Env. 438 m

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Arch. dép. du Jura, 1F83 (Libellus metricus, chronique rimée de l’abbaye, composée au XIIIe s.).

Bibl. mun. de Besançon, Ms 765 (Chronique de l’abbaye par le moine Dusaix, XVIe s).

Sources archéologiques

Bully S., 1994, Carte archéologique de la ville de Saint-Claude (F-39), de la préhistoire à l’époque romaine et de son abbaye durant le Moyen Âge, Mémoire de maîtrise en histoire de l’art et archéologie ss. dir. É. Vergnolle, Université de Franche-Comté, 2 vol.

Gondet S., Debuc-Decurey T., 2003, Ancienne abbaye de Saint-Claude : contribution des investigations géophysiques aux recherches archéologiques, Jussieu, 404, Camerlynck Ch., sous la dir., U. M. R. Sisyphe de l’Université Pierre et Marie Curie/Jussieu.

Bully S. et alii, 2004, Saint-Claude (F 39), ancien Palais Abbatial, D. F. S. de fouilles programmées pluriannuelles (1998-2003), DRAC Franche-Comté, SRA.

Sources d'archives

Arch. dép. du Jura, sous série 2H, en particulier : 2H 72 ; 2H 122-123 ; 2H 124-125 ; 2H 135 ; 2H 136 ; 2H 140 ; C 81 ; G 13.

Arch. mun. de Saint-Claude : FF 66 ; FF 69.

Arch. du diocèse de Saint-Claude : AA 25.

Sources Bibliographie

Benoît Dom P., 1890-1892, Histoire de l’abbaye et de la terre de Saint-Claude, Montreuil-sur-Mer, 2 vol.

Lacroix P., 1981, Églises jurassiennes, romanes et gothiques, Besançon, p. 239-240.

Jeannin Y., 1987, « Saint-Claude (Jura). Église Saint-Étienne puis Saint-Romain », Paysage monumental de la France avant l’an mil, Paris, p. 341.

Bully A., 2006, Entre réforme et mutations. La vie spirituelle et matérielle de l’abbaye de Saint-Oyend-de-Joux à la fin du Moyen Âge (v. 1390-1510), Thèse de doctorat, Université de Franche-Comté, p. 161.

Bully S., 2008, Étude de topographie monastique : l’ancien palais abbatial de Saint-Claude (Jura), Ve-XVIIIe siècles, thèse de doctorat d’histoire de l’art, Université de Franche-Comté, p. 370-373.

Bully S., 2009, « Familles d'églises et circulations : le cas de l'abbaye de Saint-Claude (Jura), du Ve au XVIIIe siècle », in Baud A. dir, Organisation de l'espace ecclésial au Moyen Âge, TMO 53, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, p. 75-81.

Bully A., Bully S., 2011, « L’abbaye de Saint-Claude (Jura) à la fin du Moyen Âge. Enjeux et enseignements d’un grand chantier », in Revue d’histoire de l ’Église de France, T. 97 (n°238), janv.-juin 2011, Paris, p. 11-13.

Références à la documentation graphique et photographique

Arch. dép. du Jura, 2Hpl 62 : plan géométrique de l’église Saint-Claude et de la place la bordant (représentation de l’église Saint-Oyend, qui intègre une partie de l’ancienne église Saint-Etienne),1748.

Arch. mun. de Saint-Claude, FF 7 : plan géométrique de la rue des Merceries et de l’église Saint-Claude (représentation de l’église Saint-Oyend, qui intègre une partie de l’ancienne église Saint-Étienne), 1753.

Conservation

L'édifice n'est pas conservé.

Titulature historique

Saint-Étienne

Diocèse actuel

Saint-Claude

Diocèse historique

Lyon


Contexte d’implantation

Description

L’église jouxtait le flanc nord de l’église Saint-Oyend, au sud-ouest du monastère.

Habitat contemporain

La construction de cette église induit l’existence d’une population, attirée par la fondation du monastère au Ve siècle, et donc d’un habitat. Elle était de plus contemporaine des deux églises du monastère, Saint-Oyend et Saint-Pierre-Saint-Paul-aint-André.


Fonction

Bâtiment

ÉgliseFermer

Description

Baptismale, paroissiale.


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

L’église Saint-Étienne aurait été construite, selon la tradition fondée sur des sources du XIIIe et XVIe siècles, sous l’abbatiat de Sapientus dans la seconde moitié du VIe siècle, à l’usage des colons. Elle aurait été dotée de fonts baptismaux. L’église Saint-Romain remplaça cette première église paroissiale, sans doute au XIe siècle, mais fut construite à quelques dizaines de mètres de cet emplacement primitif. C’est peut-être à compter de cette période que l’église Saint-Étienne fut délaissée. Seule une partie, probable vestige de l’ancienne église, fut conservée en tant que chapelle de l’église Saint-Oyend, peut-être au moment de la reconstruction de l’église Saint-Oyend au XIe siècle. Des sources d’archives des XVIe et XVIIe siècles mentionnent l’existence des ruines de l’église Saint-Étienne.

SAINT-CLAUDE, église Saint-Étienne (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Un plan de l’église Saint-Oyend, levé en 1748, figure un petit édifice accolé au bras nord du transept d’environ 6 m par 2,90 m hors œuvre – dont la façade est alignée avec le mur ouest du transept et le chevet en décrochement avec l’épaulement de ce dernier. Nous identifions ce petit édifice au vestige de l’église Saint-Étienne. Le chevet était constitué d’une simple abside rectangulaire. Le mur de façade était nettement plus épais que le mur gouttereau nord et le chevet, mais d’une épaisseur semblable à la clôture orientale du cimetière adjacent, dont il semble constituer le prolongement. L’entrée était désaxée dans la façade et le sol était plus bas de cinq marches que le niveau de circulation du cimetière connexe. Le mur occidental paraît donc être un ajout tardif, peut-être contemporain de la démolition de l’édifice plus vaste auquel appartenait l’abside ou l’absidiole. La différence de niveau entre la nef et le cimetière est un argument supplémentaire en faveur de cette hypothèse. Alors que le niveau de circulation du cimetière a pu être rehaussé pour diverses raisons – remblaiement pour les fosses à inhumations, couche de démolition de l’église, etc. –, les quelques marches indiqueraient la conservation de l’ancien niveau de sol de la « chapelle » afin de préserver un volume acceptable dans la petite travée et dans le chœur. On ignore le mode de couvrement et la hauteur de la travée, mais l’abside était vraisemblablement voûtée d’un cul-de-four : un rehaussement du sol aurait donc amputé son élévation en abaissant le rein de la voûte, réduisant encore de fait la surface du chœur.

Matériaux et techniques de construction

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Installations liturgiques

Cuve baptismale

Le Libellus metricus (XIIIe s.) et la chronique du moine Dusaix (XVIe s.) mentionnent l’existence de fonts baptismaux à Saint-Étienne. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Sépultures

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Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : fin du VIe siècle ?

Aucune donnée archéologique ne vient pour l’heure appuyer les données livrées par les archives. Celles-ci attestent pourtant l’existence, au moins à la fin du XVIe siècle, de ruines d’une église considérée comme paroissiale. L’époque de sa construction repose sur des sources moins fiables ; cependant, une lecture archéologique des plans à notre disposition et les descriptions des vestiges de cette église, intégrés à la grande église Saint-Oyend, plaident en faveur d’une datation haute de cet édifice.




Informations sur la publication

Date octobre 14, 2011
Auteur Abully Fiche personnelle
Statut de la fiche 1. En cours de rédaction
Qualité de la fiche Donnée non renseignée