SAINT-JULIEN, église Saint-Julien-en-Val : Différence entre versions

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G. Chevrier et M. Chaume, ''Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon'', t. 2 (990-1124), Dijon, Chartes 323 p. 102 et Chartes 348 p. 128.
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Chevrier G. et Chaume M., ''Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon'', t. 2 (990-1124), Dijon, 323 (p. 102) et 348 (p. 128).
  
G. Chevrier et M. Chaume, ''Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon'', t. 1 (VI-X), Dijon, Chartes 136 p. 164.
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Chevrier G. et Chaume M., ''Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon'', t. 1 (VIe-Xe siècle), Dijon, 136 (p. 164).
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|bibliographie=Morillot L., 1883, « L’ancienne église de Saint-Julien-en-Val », ''Bulletin d’histoire et d’archéologie religieuses du diocèse de Dijon'', p. 201-222.
  
Provost M., 2009, ''Carte archéologique de la Gaule'', La Côte-d’Or, 21/3, n° 555, p. 139.
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Provost M., 2009, ''Carte archéologique de la Gaule, 21/3 (La Côte-d'Or)'', p. 139 (n° 555).
 
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|conservation=L’édifice a été détruit en avril 1883 pour être remplacé par une nouvelle église.
 
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|description=Lors de la démolition de l’édifice en 1883, l’abbé J. Morillot étudia l’ancienne église Saint-Julien. Il nous livre, dans son article de la même année, une description précise des édifices successifs qu’il attribue au Xe siècle, reconstruits aux XIIe et XIIIe siècles et présente des dessins de chapiteaux retrouvés dans les piliers romans lors de leur démolition.
 
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Deux chapiteaux sont ornés d’entrelacs à trois brins formant des oves sur une face ou à un angle et des spirales sur les côtés.  
 
Deux chapiteaux sont ornés d’entrelacs à trois brins formant des oves sur une face ou à un angle et des spirales sur les côtés.  
 
Un chapiteau est agrémenté d’une suite de crochets formant une guirlande dans sa partie supérieure.  
 
Un chapiteau est agrémenté d’une suite de crochets formant une guirlande dans sa partie supérieure.  
Le dernier chapiteau possède dans sa partie inférieure une feuille épanouie au centre de chaque face et dans la partie supérieure des rinceaux avec des feuilles tombantes liées aux tiges par des nœuds à trois brins.
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Le dernier chapiteau possède, dans sa partie inférieure, une feuille épanouie au centre de chaque face et dans la partie supérieure des rinceaux, avec des feuilles tombantes liées aux tiges par des nœuds à trois brins.
 
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|interprétation=La mention du site dès la fin du IXe siècle (en 897, charte 136) laisse supposer que les vestiges trouvés pouvaient appartenir à une phase assez haute dans le Xe siècle. Cependant, même si l’acte de 1038 fait référence à la donation par Rainald, comte de Châtillon et seigneur de Saint-Julien, de l’église avec d’autres biens, à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon, il n’est pas assez explicite pour être retenu comme un argument.  
 
On sait par ailleurs qu’en 1147, Geoffroy, évêque de Langres, donne à l’abbaye de Saint-Étienne de Dijon, l’église de Saint-Julien (selon l’abbé Fyot). Le changement de bénéficiaire à un siècle d’intervalle, serait, selon l’auteur, à l’origine d’une reconstruction de l’édifice.  
 
On sait par ailleurs qu’en 1147, Geoffroy, évêque de Langres, donne à l’abbaye de Saint-Étienne de Dijon, l’église de Saint-Julien (selon l’abbé Fyot). Le changement de bénéficiaire à un siècle d’intervalle, serait, selon l’auteur, à l’origine d’une reconstruction de l’édifice.  
Toutefois, le plan de l’édifice proposé par L. Morillot, avec en particulier ses piliers engagés au niveau de la croisée du transept, n’autorise guère une datation haute dans le Xe siècle.  
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Toutefois, le plan de l’édifice proposé par L. Morillot, avec, en particulier, ses piliers engagés au niveau de la croisée du transept, n’autorise guère une datation haute dans le Xe siècle.  
Le style des chapiteaux connu uniquement par les dessins publiés, avec sa grammaire décorative et ses moulures très prononcées, laisse entendre plutôt une datation dans le XIe siècle ou au début du XIIe siècle. Ceci n’interdit pas des reconstructions successives dans la seconde moitié du XIIe siècle, pouvant expliquer la réutilisation de chapiteaux du siècle précédent, mais il ne peut aucunement s’agir d’un édifice du Xe siècle.
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Le style des chapiteaux, connu uniquement par les dessins publiés, avec sa grammaire décorative et ses moulures très prononcées, laisse entendre plutôt une datation dans le XIe siècle ou au début du XIIe siècle. Ceci n’interdit pas des reconstructions successives dans la seconde moitié du XIIe siècle, pouvant expliquer la réutilisation de chapiteaux du siècle précédent, mais il ne peut aucunement s’agir d’un édifice du Xe siècle.
 
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Version du 12 juin 2012 à 10:00

Données

Topographie

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Adresse/Lieu-dit
Toponyme
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice Sans
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
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Longitude <tag property="Topographie[longitude]" value="5.143916">5.143916</tag>
Altitude

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Fyot Abbé, 1696, Preuves de l’histoire de l’abbaye de Saint-Étienne, n° 384.

Chevrier G. et Chaume M., Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon, t. 2 (990-1124), Dijon, n° 323 (p. 102) et 348 (p. 128).

Chevrier G. et Chaume M., Chartes et documents de Saint-Bénigne de Dijon, t. 1 (VIe-Xe siècle), Dijon, n° 136 (p. 164).


Sources Bibliographie

Morillot L., 1883, « L’ancienne église de Saint-Julien-en-Val », Bulletin d’histoire et d’archéologie religieuses du diocèse de Dijon, p. 201-222.

Provost M., 2009, Carte archéologique de la Gaule, 21/3 (La Côte-d'Or), p. 139 (n° 555).

Conservation

L’édifice a été détruit en avril 1883 pour être remplacé par une nouvelle église.

Titulature actuelle

Saint-Julien

Titulature historique

Saint-Julien

Diocèse actuel

Dijon

Diocèse historique

Langres


Contexte d’implantation

Description

L’église Saint-Julien-en-Val se dressait sur la rive gauche de la Norge, à côté du château féodal.

Habitat contemporain

On ne connait rien de l’habitat contemporain, mais en revanche des sarcophages trapézoïdaux ont été trouvés à l’emplacement du clocher et près du chevet. Selon l’auteur qui les a découverts en 1853, ils seraient antérieurs à la construction, qu’il plaçait au Xe siècle.


Fonction

Bâtiment

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Description

Paroissiale


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

Lors de la démolition de l’édifice en 1883, l’abbé J. Morillot étudia l’ancienne église Saint-Julien. Il nous livre, dans son article de la même année, une description précise des édifices successifs qu’il attribue au Xe siècle, reconstruits aux XIIe et XIIIe siècles et présente des dessins de chapiteaux retrouvés dans les piliers romans lors de leur démolition.

SAINT-JULIEN, église Saint-Julien-en-Val (Galerie d'images)|


Articulation en états

Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Quatre chapiteaux ont été trouvés dans les piliers de la seconde église (période romane). Deux chapiteaux sont ornés d’entrelacs à trois brins formant des oves sur une face ou à un angle et des spirales sur les côtés. Un chapiteau est agrémenté d’une suite de crochets formant une guirlande dans sa partie supérieure. Le dernier chapiteau possède, dans sa partie inférieure, une feuille épanouie au centre de chaque face et dans la partie supérieure des rinceaux, avec des feuilles tombantes liées aux tiges par des nœuds à trois brins.


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Interprétation

La mention du site dès la fin du IXe siècle (en 897, charte n° 136) laisse supposer que les vestiges trouvés pouvaient appartenir à une phase assez haute dans le Xe siècle. Cependant, même si l’acte de 1038 fait référence à la donation par Rainald, comte de Châtillon et seigneur de Saint-Julien, de l’église avec d’autres biens, à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon, il n’est pas assez explicite pour être retenu comme un argument. On sait par ailleurs qu’en 1147, Geoffroy, évêque de Langres, donne à l’abbaye de Saint-Étienne de Dijon, l’église de Saint-Julien (selon l’abbé Fyot). Le changement de bénéficiaire à un siècle d’intervalle, serait, selon l’auteur, à l’origine d’une reconstruction de l’édifice. Toutefois, le plan de l’édifice proposé par L. Morillot, avec, en particulier, ses piliers engagés au niveau de la croisée du transept, n’autorise guère une datation haute dans le Xe siècle. Le style des chapiteaux, connu uniquement par les dessins publiés, avec sa grammaire décorative et ses moulures très prononcées, laisse entendre plutôt une datation dans le XIe siècle ou au début du XIIe siècle. Ceci n’interdit pas des reconstructions successives dans la seconde moitié du XIIe siècle, pouvant expliquer la réutilisation de chapiteaux du siècle précédent, mais il ne peut aucunement s’agir d’un édifice du Xe siècle.



Informations sur la publication

Date octobre 12, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 3. En cours de relecture
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