NERIS-LES-BAINS, église Saint-Georges : Différence entre versions

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Girardy-Caillat C., Hénique J. et Franceschelli C., 2011, ''"Neriomagus/Aquae Nerii" : Une agglomération secondaire de la cité des Bituriges Cubes (Néris-les-Bains, Allier)'', Publications du Ministère de la Culture et de la Communication,‎ p. 1-5.
 
Girardy-Caillat C., Hénique J. et Franceschelli C., 2011, ''"Neriomagus/Aquae Nerii" : Une agglomération secondaire de la cité des Bituriges Cubes (Néris-les-Bains, Allier)'', Publications du Ministère de la Culture et de la Communication,‎ p. 1-5.
|sources_archeologiques=Nécropole du haut moyen âge, fouillée début XXe s. et dernièrement par S. Liegard.
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|sources_archeologiques=Les premières fouilles menées dans le chœur de l’église romane en 1919, lors de l'installation d'un nouvel autel, n’ont pas été documentées. En 1920, M. Prou reprend les investigations  à l'intérieur de l’église, et prouve l’existence d’un bâtiment antique, orienté vers le nord-est.
|bibliographie=Prou M. et Deshoulières F., 1922, "L'église de Néris", ''Bulletin monumental'', p. 22.
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Nécropole du haut moyen âge, aperçue en 1925 par l'abbé Lhote, vicaire de Néris-les-Bains, fouillée en 1966 puis dans les années 1990 par S. Liegard, D. Liegard et D. Lallemand, dans le cadre d’opérations préventives.
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|bibliographie=Prou M. et Deshoulières F., 1922, « L'église de Néris », ''Bulletin monumental'', p. 22.
  
 
Clément J., 1926, « Notes sur les sépultures découvertes à Néris », ''Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais'', p. 27-32 et p. 64.
 
Clément J., 1926, « Notes sur les sépultures découvertes à Néris », ''Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais'', p. 27-32 et p. 64.
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|description=Etablie à mi-pente de la colline menant aux plateaux des Combrailles, l'église romane actuelle (nef de 4 travées, transept non saillant), incorpore dans son mur nord des élévations antiques  (alternances de blocs de petit appareil et briques) peut-être issues d'un bâtiment public gallo-romain. D'autres éléments ''antiques'' sont notables sur la façade et le mur sud.
 
|description=Etablie à mi-pente de la colline menant aux plateaux des Combrailles, l'église romane actuelle (nef de 4 travées, transept non saillant), incorpore dans son mur nord des élévations antiques  (alternances de blocs de petit appareil et briques) peut-être issues d'un bâtiment public gallo-romain. D'autres éléments ''antiques'' sont notables sur la façade et le mur sud.
  
Grégoire de Tours signale un oratoire - dont on n'a pas de trace matérielle - dédié à saint Martin de Tours, fondé par saint Patrocle créateur d'une communauté féminine. Selon Grégoire de Tours deux pôles religieux fonctionnaient concomitamment : l'église primitive située dans le bourg et le couvent qui aurait été fondé au lieu-dit "La Chapelle", qui deviendra une dépendance d'Evaux. La chapelle Saint-Pierre en serait l'héritière (voir cette notice).  
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Grégoire de Tours signale un oratoire - dont on n'a pas de trace matérielle - dédié à saint Martin de Tours, fondé par saint Patrocle créateur d'une communauté féminine. Selon Grégoire de Tours deux pôles religieux fonctionnaient concomitamment : l'église primitive située dans le bourg et le couvent qui aurait été fondé au lieu-dit "La Chapelle", qui deviendra une dépendance d'Evaux. La chapelle Saint-Pierre en serait l'héritière (voir cette notice).
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|structures_anterieures=Le ''vicus'' antique ''Aquae Nerii'' prospère grâce au thermalisme (thermes, amphithéâtre, aqueduc, ''villa'' de Cheberne...). Le site était placé sur le tracé de la voie romaine Brest-Clermont/''Augustonemetum'' qui passait par Chantelle, Biozat et Vichy.
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|habitat_contemporain=La nécropole reconnue lors de plusieurs campagnes de fouilles depuis 1921 (Liégard, 1999) laisse supposer que le ''vicus'' est toujours habité densément à l’époque romaine tardive et au haut Moyen Âge.
  
Durant le haut Moyen Âge, la ville est le siège de l'archidiaconé de la région de Narzène, dépendant de la province de Bourges. Deux chartes de Néris datées de 834 puis de 838 mentionnent un ''palatium'' de ''Nerisio''. En 1078, Néris, Mazirat et Neuville-Sainte-Thérence (comprenant Blanzat) sont donné par Archambault III de Bourbon dit le Fort aux chanoines Saint-Augustin d'Evaux.
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L'agglomération alto-médiévale est le siège de l'archidiaconé de la région de Narzène, dépendant de la province de Bourges. Deux chartes de Néris datées de 834 puis de 838 mentionnent un ''palatium'' de ''Nerisio''. En 1078, Néris, Mazirat et Neuville-Sainte-Thérence (comprenant Blanzat) sont donné par Archambault III de Bourbon dit le Fort aux chanoines Saint-Augustin d'Evaux.
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En 1920, Prou a observé, à 4 m en arrière de la marche de l'avant-choeur sous la croisée du transept, la base d'un mur reposant sur le sol naturel, de même orientation que  la façade occidentale de l'église actuelle (mur ouest du bâtiment antique).
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Version du août 31, 2017 à 12:50

Données

Topographie

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Pays
Région
Département
Commune
Insee 03195
Adresse/Lieu-dit Place de la République
Toponyme
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice Classé MH 18 septembre 1923
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel 474 section A
Latitude 46.28869
Longitude 2.65977
Altitude

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Grégoire de Tours, Vita patrum, chap. IX.

Piboule M. et A., 2009, De Neriomagos à Néris-les-Bains, Cercle d’archéologie de Montluçon et de la Région, p. 155-165.

Girardy-Caillat C., Hénique J. et Franceschelli C., 2011, "Neriomagus/Aquae Nerii" : Une agglomération secondaire de la cité des Bituriges Cubes (Néris-les-Bains, Allier), Publications du Ministère de la Culture et de la Communication,‎ p. 1-5.

Sources archéologiques

Les premières fouilles menées dans le chœur de l’église romane en 1919, lors de l'installation d'un nouvel autel, n’ont pas été documentées. En 1920, M. Prou reprend les investigations à l'intérieur de l’église, et prouve l’existence d’un bâtiment antique, orienté vers le nord-est.

Nécropole du haut moyen âge, aperçue en 1925 par l'abbé Lhote, vicaire de Néris-les-Bains, fouillée en 1966 puis dans les années 1990 par S. Liegard, D. Liegard et D. Lallemand, dans le cadre d’opérations préventives.

Sources Bibliographie

Prou M. et Deshoulières F., 1922, « L'église de Néris », Bulletin monumental, p. 22.

Clément J., 1926, « Notes sur les sépultures découvertes à Néris », Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais, p. 27-32 et p. 64.

Deshoulières F., 1938, "Néris", dans Congrès archéologique de France. 101e session, Allier, p.9-17.

Génermont M. et Pradel P., 1938, Les églises de France. Allier, p.185-187.

Liegard S., 1998, « La nécropole du haut Moyen-âge de Néris-les-Bains », Les Cahiers du Bourbonnais, 162, p. 68-77.

Liegard S., 1999, "La nécropole du haut moyen âge de la place de la république à Neris-les-Bains (Allier)", dans L'Auvergne de Sidoine Apollinaire à Grégoire de Tours, Histoire et archéologie, Actes des XIIIe journées internationales d'archéologie mérovingienne, Clermont-Ferrand, 1991, Clermont-Ferrand, p. 219-227.

Conservation

Oratoire/église d'une communauté de moniales installée dans un bâtiment antique partiellement conservé dans les élévations de l'église romane actuelle.

Titulature actuelle

Saint-Georges

Titulature historique

Saint-Georges

Diocèse actuel

Moulins

Diocèse historique

Bourges


Contexte d’implantation

Description

Etablie à mi-pente de la colline menant aux plateaux des Combrailles, l'église romane actuelle (nef de 4 travées, transept non saillant), incorpore dans son mur nord des élévations antiques (alternances de blocs de petit appareil et briques) peut-être issues d'un bâtiment public gallo-romain. D'autres éléments antiques sont notables sur la façade et le mur sud.

Grégoire de Tours signale un oratoire - dont on n'a pas de trace matérielle - dédié à saint Martin de Tours, fondé par saint Patrocle créateur d'une communauté féminine. Selon Grégoire de Tours deux pôles religieux fonctionnaient concomitamment : l'église primitive située dans le bourg et le couvent qui aurait été fondé au lieu-dit "La Chapelle", qui deviendra une dépendance d'Evaux. La chapelle Saint-Pierre en serait l'héritière (voir cette notice).

Structures antérieures

Le vicus antique Aquae Nerii prospère grâce au thermalisme (thermes, amphithéâtre, aqueduc, villa de Cheberne...). Le site était placé sur le tracé de la voie romaine Brest-Clermont/Augustonemetum qui passait par Chantelle, Biozat et Vichy.

Habitat contemporain

La nécropole reconnue lors de plusieurs campagnes de fouilles depuis 1921 (Liégard, 1999) laisse supposer que le vicus est toujours habité densément à l’époque romaine tardive et au haut Moyen Âge.

L'agglomération alto-médiévale est le siège de l'archidiaconé de la région de Narzène, dépendant de la province de Bourges. Deux chartes de Néris datées de 834 puis de 838 mentionnent un palatium de Nerisio. En 1078, Néris, Mazirat et Neuville-Sainte-Thérence (comprenant Blanzat) sont donné par Archambault III de Bourbon dit le Fort aux chanoines Saint-Augustin d'Evaux.


Fonction

Description

Oratoire puis église monastique, accompagnée d'une aire funéraire


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

L'oratoire/église du haut Moyen Âge semble avoir investi un bâtiment antique en opus mixtum.

NERIS-LES-BAINS, église Saint-Georges (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Oratoire/église probablement de plan longitudinal (simplement rectangulaire ?), remployant une salle (?), en tout cas les murs ouest, est et nord d'un bâtiment antique allongé, orienté nord-est/sud-ouest (le chevet ainsi obtenu se situant au nord-est)

Matériaux et techniques de construction

Activité

Construction / réaménagement d’un édifice antique

Maçonnerie

Pans de murs en opus mixtum (notamment le gouttereau nord, observable sur ses deux parements sur 4 m de hauteur, avec une alternance de 6 arases de petits blocs de granité, 3 arases de briques, avec un abondant mortier débordant), hérités du bâtiment antérieur, divers remplois.

En 1920, Prou a observé, à 4 m en arrière de la marche de l'avant-choeur sous la croisée du transept, la base d'un mur reposant sur le sol naturel, de même orientation que la façade occidentale de l'église actuelle (mur ouest du bâtiment antique).

Sol

Le sondage effectué par Prou en 1920 à la croisée du transept a mis au jour un sol construit : un "lit de mortier recouvert de briques absolument semblables à celles qui forment les cordons du mur latéral nord » - sol qui vient s’appuyer contre le mur arasé parallèle à la façade occidentale de l'église actuelle, "4 m en arrière de la marche de l'avant-choeur". Sous ce dernier sol, Prou observe également un "béton rouge », un mortier de tuileau, appartenant très probablement à l’édifice antique. EmptyData.png EmptyData.png

Décor

Le parement interne du mur oriental aperçu en 1920 était enduit "d'un mortier avec de la brique pilée qui lui donnait une couleur rose".

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

Nécropole mérovingienne sur la place à l'ouest de l'église romane (et potentiellement de l'église primitive)

Structure

Une centaine de sépultures de nature variée (pleine terre, coffrages, sarcophages...) a été reconnue lors de plusieurs campagnes de fouilles depuis 1921 (Liégard, 1999).

Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan inconnu

Parties

L'église semble se maintenir dans le gabarit fourni par le bâtiment antique, sa reconstruction interviendra à l'époque romane.

Matériaux et techniques de construction

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Installations liturgiques

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Sépultures

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Structure

VIIIe-IXe s : sépultures en pleine terre et cercueils au nord-ouest de la zone (Liégard 1999)

Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

Etat I : oratoire attesté par Grégoire de Tours dans le dernier quart du VIe s., nécropole des VIe-VIIe s.

Etat II : maintien du cimetière, mais avec des inhumations en pleine terre à l'époque carolingienne (VIIIe-IXe s.)




Informations sur la publication

Date août 31, 2017
Auteur Amaquet Fiche personnelle
Statut de la fiche 3. En cours de relecture
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