MESVRES, abbatiale Saint-Martin : Différence entre versions

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{{Sources historiques
 
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|sources_indirectes=A. de Charmasse, Cartulaire de l'Église d'Autun, Autun, 1865-1900, 2 vol., LXXXVI-416p., CXXVI-465 p.
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|sources_indirectes=Charmasse A. de, ''Cartulaire de l'Église d'Autun'', Autun, 1865-1900, 2 vol.
Procès verbaux de visite de 1678, M.S.E, 1875, p. 76s.
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Procès verbaux de visite de 1678, M.S.E, 1875, p. 76''sqq''.
  
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|sources_archeologiques=Dépôt au musée Rolin d’Autun au XIXe siècle du lapidaire (chapiteaux et pierres tombales).
Berry W., ''Étude d’ensemble des bâtiments en cours'', (depuis 2008).
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Berry W., ''Étude d’ensemble des bâtiments en cours'' (depuis 2008).
  
|bibliographie=Berry W., ''Romanesque Architecture in the Rural Autunois : the processes of stylistic change in Southwestern Burgundy in the eleventh and twelft centuries'', (thèse de doctorat, University de Missouri-Columbia, 1993), catalogue de monuments, « Mesvres » (notice sur l’église paroissiale, le prieuré et la chapelle de Certenue).
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|bibliographie=Berry W., ''Romanesque Architecture in the Rural Autunois : the processes of stylistic change in Southwestern Burgundy in the eleventh and twelft centuries'', thèse de doctorat, université de Missouri-Columbia, 1993, catalogue de monuments, « Mesvres » (notice sur l’église paroissiale, le prieuré et la chapelle de Certenue).
  
Charmasse de A., « Annales historiques du prieuré de Mesvres », ''Mémoires de la Société Éduenne'', T.IV, 1875, p. 1-105 et VI, 1877, 321-394.
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Charmasse A. de, « Annales historiques du prieuré de Mesvres », ''Mémoires de la Société Éduenne'', 4 (1875), p. 1-105 et 6 (1877), p. 321-394.
  
 
Sapin C., ''La Bourgogne préromane'', Paris,1986, p. 24, 115-118, 158, 208, 223, 245, 246, 253.
 
Sapin C., ''La Bourgogne préromane'', Paris,1986, p. 24, 115-118, 158, 208, 223, 245, 246, 253.
  
|references_documentation=Archives de la Société Éduenne, Autun : Deux dessins de l’abbé Devoucoux exécutés en 1846.  
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|references_documentation=Archives de la Société Éduenne, Autun : deux dessins de l’abbé Devoucoux exécutés en 1846.  
 
|conservation=Actuellement, les bâtiments de l’ancienne abbaye, puis prieuré de Mesvres, sont gérés par une association locale pour la mise en valeur du site. Les bâtiments annexes du XIIIe siècle jusqu’au XVIIe siècle sont encore en élévation. De l’église, il ne subsiste que le croisillon nord du transept, avec les murs est, ouest et nord ; une partie du mur nord de la nef ; et des vestiges supposés du chœur. Une étude géophysique a montré l’emprise de la croisée et le croisillon sud. Des éléments d’une construction devant la nef à l’ouest sont conservés dans les bâtiments plus récents.
 
|conservation=Actuellement, les bâtiments de l’ancienne abbaye, puis prieuré de Mesvres, sont gérés par une association locale pour la mise en valeur du site. Les bâtiments annexes du XIIIe siècle jusqu’au XVIIe siècle sont encore en élévation. De l’église, il ne subsiste que le croisillon nord du transept, avec les murs est, ouest et nord ; une partie du mur nord de la nef ; et des vestiges supposés du chœur. Une étude géophysique a montré l’emprise de la croisée et le croisillon sud. Des éléments d’une construction devant la nef à l’ouest sont conservés dans les bâtiments plus récents.
 
|titulature_historique=Saint-Martin
 
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{{Contexte
 
{{Contexte
|description=Le prieuré se situe sur la périphérie sud du village de Mesvres. L’église paroissiale (début XIIe siècle) se trouve 100 m au Nord-Est, au centre du bourg. Les bâtiments se trouvent en bordure de la Mesvrin au fond d’une large vallée entre deux massifs (d’Antully et d’Uchon). Le site est dominé par Mont Certenue (2.5 km au Sud-Est).  
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|description=Le prieuré se situe sur la périphérie sud du village de Mesvres. L’église paroissiale (début XIIe siècle) se trouve 100 m au nord-est, au centre du bourg. Les bâtiments se trouvent en bordure du Mesvrin, au fond d’une large vallée entre deux massifs (d’Antully et d’Uchon). Le site est dominé par le Mont Certenue (2,5 km au sud-est).  
|structures_anterieures=À l’emplacement de l’édifice, aujourd’hui pratiquement détruit, devait se trouver un ancien temple peut-être consacré à Mars. Selon la tradition, saint Martin aurait lors de son arrivée détruit le temple pour implanter une église à double transept.  
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|structures_anterieures=À l’emplacement de l’édifice, aujourd’hui pratiquement détruit, devait se trouver un ancien temple, peut-être consacré à Mars. Selon la tradition, saint Martin aurait détruit le temple lors de son arrivée pour implanter une église à double transept.  
Trois chapiteaux antiques de marbre blanc ont été vraisemblablement utilisés dans la construction carolingienne et atteste d’une occupation antérieure (conservés au musé lapidaire d’Autun).  
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Trois chapiteaux antiques de marbre blanc ont été vraisemblablement utilisés dans la construction carolingienne et atteste d’une occupation antérieure (conservés au musée lapidaire d’Autun).  
  
 
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{{Informations générales
 
{{Informations générales
|description=En 843, apparaît la mention d’un « monasterium sancti Martini de Magavero sive Circinaco » dans le cartulaire d’Autun. Pour le Xe siècle, nous possédons la mention des noms des abbés car ils sont aussi prévôts de l’abbaye de Flavigny (rattachée depuis 877 à l’Église d’Autun) : Raino vers 935 (dans les textes de la Chronique d’Hugues de Flavigny), Milon en 955 et Gérard (968-72). En 964, Mesvres devient propriété de l’abbaye de Cluny, lors de la Réforme de Flavigny par Heldric.   
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|description=En 843, apparaît la mention d’un « monasterium sancti Martini de Magavero sive Circinaco » dans le cartulaire d’Autun. Pour le Xe siècle, nous possédons la mention des noms des abbés, car ils sont aussi prévôts de l’abbaye de Flavigny (rattachée depuis 877 à l’Église d’Autun) : Raino vers 935 (dans les textes de la ''Chronique d’Hugues de Flavigny''), Milon en 955 et Gérard (968-972). En 964, Mesvres devient propriété de l’abbaye de Cluny, lors de la réforme de Flavigny par Heldric.   
 
De l’édifice du IXe siècle ou début du Xe siècle, ne subsiste aujourd’hui que la partie nord du transept, avec les murs est, ouest et nord. Cet édifice devait posséder de très vastes dimensions à en juger par la largeur d’environ seize mètres du transept. Cet espace important de l’édifice répondait aux besoins d’une communauté monastique et à ceux d’une circulation intérieure devant accueillir les nombreux fidèles venus se recueillir auprès des reliques.  
 
De l’édifice du IXe siècle ou début du Xe siècle, ne subsiste aujourd’hui que la partie nord du transept, avec les murs est, ouest et nord. Cet édifice devait posséder de très vastes dimensions à en juger par la largeur d’environ seize mètres du transept. Cet espace important de l’édifice répondait aux besoins d’une communauté monastique et à ceux d’une circulation intérieure devant accueillir les nombreux fidèles venus se recueillir auprès des reliques.  
  
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|parties=L’édifice possédait un plan cruciforme avec nef unique à double transept à une abside prise dans un chœur à chevet plat rectangulaire.  
 
|parties=L’édifice possédait un plan cruciforme avec nef unique à double transept à une abside prise dans un chœur à chevet plat rectangulaire.  
Dans les procès verbaux de visite les descriptions font état « d’un vestibule voûté qui servait autrefois d’église paroissiale lequel a été pareillement fermé par une grande et grosse tour carrée qui a été élevée au dessus pour faire une espèce de forteresse dans le dit prieuré ; et lequel vestibule ou église paroissiale sert présentement de cave audit prieuré… ». Il existait donc une construction occidentale servant d’église paroissiale constituant une avant-nef. La présence d’une avant-nef est donc possible à l’Ouest.
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Dans les procès verbaux de visite, les descriptions font état « d’un vestibule voûté qui servait autrefois d’église paroissiale lequel a été pareillement fermé par une grande et grosse tour carrée qui a été élevée au dessus pour faire une espèce de forteresse dans le dit prieuré ; et lequel vestibule ou église paroissiale sert présentement de cave audit prieuré… ». Il existait donc une construction occidentale servant d’église paroissiale constituant une avant-nef. La présence d’une avant-nef est donc possible à l’ouest.
Dans la partie la plus à l’est, le double transept possédait une largeur d’environ seize mètres. Les paires d’absidioles sur les bras du transept devaient existaient. Le centre de la croisée possédait une voûte plus haute de près de six mètres communiquant avec les chapelles latérales et ouvrant sur le chœur. Il était formé d’un chevet plat englobant une abside. Les murs est, ouest et nord sont en partie conservés. On distingue des restes d’ouvertures et de passages voûtés. Dans les murs ouest et est, les arcs de passages hauts et très étroits sont bouchés, cependant le premier est conservé entier tandis que le second n’a conservé que le départ du côté gauche.  
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Dans la partie la plus à l’est, le double transept possédait une largeur d’environ seize mètres. Les paires d’absidioles sur les bras du transept devaient exister. Le centre de la croisée possédait une voûte plus haute de près de six mètres, communiquant avec les chapelles latérales et ouvrant sur le chœur. Il était formé d’un chevet plat englobant une abside. Les murs est, ouest et nord sont en partie conservés. On distingue des restes d’ouvertures et de passages voûtés. Dans les murs ouest et est, les arcs de passages hauts et très étroits sont bouchés, cependant le premier est conservé entier tandis que le second n’a conservé que le départ du côté gauche.  
  
|maconnerie=Dans les murs conservés du bras nord du transept, des restes d’ouvertures et des passages voûtés sont visibles. Dans le mur est, subsiste le départ d’un arc reposant sur un tailloir débordant, avec filet, cavet et doucine. Sur le mur ouest dans l’angle sud-ouest, un arc bouché est conservé avec un appareillage différent du précédant, mais avec des claveaux bien biseautés. L’imposte encore en place sous l’arc possède un cartouche bien prononcé.
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|maconnerie=Dans les murs conservés du bras nord du transept, des restes d’ouvertures et des passages voûtés sont visibles. Dans le mur est, subsiste le départ d’un arc reposant sur un tailloir débordant, avec filet, cavet et doucine. Sur le mur ouest, dans l’angle sud-ouest, un arc bouché est conservé avec un appareillage différent du précédant, mais avec des claveaux bien biseautés. L’imposte encore en place sous l’arc possède un cartouche bien prononcé.
|autres=Les deux arcs conservés dans les murs ouest et est du chevet sont composés d’un appareil assez régulier reposant pour celui du mur est sur un tailloir débordant, avec filet, cavet et doucine ; sur le mur ouest l’appareil est plus régulier de taille aux claveaux non biseautés. L’imposte de ce dernier est encore en place sous l’arc et possède une cartouche bien prononcé.
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|autres=Les deux arcs conservés dans les murs ouest et est du chevet sont composés d’un appareil assez régulier, reposant, pour celui du mur est, sur un tailloir débordant, avec filet, cavet et doucine ; sur le mur ouest, l’appareil est plus régulier de taille aux claveaux non biseautés. L’imposte de ce dernier est encore en place sous l’arc et possède une cartouche bien prononcé.
|autel=Un autel dédié à Notre-Dame était placé sous la voûte haute de 6 m précédant le chœur. Un autel était dédié à saint Jean placé de façon symétrique au nord. Deux autres autels « joignant les deux piliers qui y ont séparation du chœur et de la nef » selon le PV de visite de 1678.
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|autel=Un autel dédié à Notre-Dame était placé sous la voûte haute de 6 m précédant le chœur. Un autel dédié à saint Jean était placé de façon symétrique au nord. Deux autres autels « joignant les deux piliers qui y ont séparation du chœur et de la nef », selon le procès verbal de visite de 1678.
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|description=Un chapiteau a été trouvé dans une propriété privée près du prieuré Saint-Martin. Il est constitué d’une corbeille très basse, développée en largeur. Au-dessus de l’astragale s’évase une rangée de feuilles d’acanthe. Le dé est marqué par une fleur à bouton occupant la moitié de la corbeille.  
Un fragment de pilastre d’une hauteur de 0,23 m et d’une largeur de 0,135 m avec un tenon de 0,10m est déposé à Autun. Il possède une face cannelée avec une petite rainure peut-être de mortaise. Sur une face, un tenon cassé indique que cet élément devait servir comme pilastre ou élément architectonique.
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Un fragment de pilastre, d’une hauteur de 0,23 m et d’une largeur de 0,135 m avec un tenon de 0,10 m, est déposé à Autun. Il possède une face cannelée avec une petite rainure, peut-être de mortaise. Sur une face, un tenon cassé indique que cet élément devait servir comme pilastre ou élément architectonique.
  
 
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Les éléments sont peu nombreux pour nous permettre une datation. La partie extrême du chevet avec l’abside enchâssée dans un massif pourrait appartenir au plus tard au IXe siècle, début du Xe siècle.  
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Le plan de Devoucoux présente une élévation avec des passages maçonnés et des arcades très élancées avec des tailloirs très hauts de type préroman avec prudence.  
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Les éléments sont peu nombreux pour nous permettre une datation. La partie extrême du chevet, avec l’abside enchâssée dans un massif, pourrait appartenir au plus tard au IXe siècle, début du Xe siècle.  
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Le plan de Devoucoux présente une élévation avec des passages maçonnés et des arcades très élancées avec des tailloirs très hauts de type préroman, avec prudence.  
  
 
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Version actuelle datée du 11 juin 2012 à 14:06

Données

Topographie

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Pays FRANCE
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Commune Mesvres
Insee 71297
Adresse/Lieu-dit
Toponyme
Propriétaire Association
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 46.860276
Longitude 4.241687
Altitude


Sources historiques et identification

Sources indirectes

Charmasse A. de, Cartulaire de l'Église d'Autun, Autun, 1865-1900, 2 vol. Procès verbaux de visite de 1678, M.S.E, 1875, p. 76sqq.

Sources archéologiques

Dépôt au musée Rolin d’Autun au XIXe siècle du lapidaire (chapiteaux et pierres tombales). Berry W., Étude d’ensemble des bâtiments en cours (depuis 2008).

Sources Bibliographie

Berry W., Romanesque Architecture in the Rural Autunois : the processes of stylistic change in Southwestern Burgundy in the eleventh and twelft centuries, thèse de doctorat, université de Missouri-Columbia, 1993, catalogue de monuments, « Mesvres » (notice sur l’église paroissiale, le prieuré et la chapelle de Certenue).

Charmasse A. de, « Annales historiques du prieuré de Mesvres », Mémoires de la Société Éduenne, 4 (1875), p. 1-105 et 6 (1877), p. 321-394.

Sapin C., La Bourgogne préromane, Paris,1986, p. 24, 115-118, 158, 208, 223, 245, 246, 253.

Références à la documentation graphique et photographique

Archives de la Société Éduenne, Autun : deux dessins de l’abbé Devoucoux exécutés en 1846.

Conservation

Actuellement, les bâtiments de l’ancienne abbaye, puis prieuré de Mesvres, sont gérés par une association locale pour la mise en valeur du site. Les bâtiments annexes du XIIIe siècle jusqu’au XVIIe siècle sont encore en élévation. De l’église, il ne subsiste que le croisillon nord du transept, avec les murs est, ouest et nord ; une partie du mur nord de la nef ; et des vestiges supposés du chœur. Une étude géophysique a montré l’emprise de la croisée et le croisillon sud. Des éléments d’une construction devant la nef à l’ouest sont conservés dans les bâtiments plus récents.

Titulature historique

Saint-Martin

Diocèse actuel

Autun

Diocèse historique

Autun


Contexte d’implantation

Description

Le prieuré se situe sur la périphérie sud du village de Mesvres. L’église paroissiale (début XIIe siècle) se trouve 100 m au nord-est, au centre du bourg. Les bâtiments se trouvent en bordure du Mesvrin, au fond d’une large vallée entre deux massifs (d’Antully et d’Uchon). Le site est dominé par le Mont Certenue (2,5 km au sud-est).

Structures antérieures

À l’emplacement de l’édifice, aujourd’hui pratiquement détruit, devait se trouver un ancien temple, peut-être consacré à Mars. Selon la tradition, saint Martin aurait détruit le temple lors de son arrivée pour implanter une église à double transept. Trois chapiteaux antiques de marbre blanc ont été vraisemblablement utilisés dans la construction carolingienne et atteste d’une occupation antérieure (conservés au musée lapidaire d’Autun).


Fonction

Bâtiment

Abbatiale

Description

Monastique


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

En 843, apparaît la mention d’un « monasterium sancti Martini de Magavero sive Circinaco » dans le cartulaire d’Autun. Pour le Xe siècle, nous possédons la mention des noms des abbés, car ils sont aussi prévôts de l’abbaye de Flavigny (rattachée depuis 877 à l’Église d’Autun) : Raino vers 935 (dans les textes de la Chronique d’Hugues de Flavigny), Milon en 955 et Gérard (968-972). En 964, Mesvres devient propriété de l’abbaye de Cluny, lors de la réforme de Flavigny par Heldric. De l’édifice du IXe siècle ou début du Xe siècle, ne subsiste aujourd’hui que la partie nord du transept, avec les murs est, ouest et nord. Cet édifice devait posséder de très vastes dimensions à en juger par la largeur d’environ seize mètres du transept. Cet espace important de l’édifice répondait aux besoins d’une communauté monastique et à ceux d’une circulation intérieure devant accueillir les nombreux fidèles venus se recueillir auprès des reliques.

MESVRES, abbatiale Saint-Martin (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

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Parties

L’édifice possédait un plan cruciforme avec nef unique à double transept à une abside prise dans un chœur à chevet plat rectangulaire. Dans les procès verbaux de visite, les descriptions font état « d’un vestibule voûté qui servait autrefois d’église paroissiale lequel a été pareillement fermé par une grande et grosse tour carrée qui a été élevée au dessus pour faire une espèce de forteresse dans le dit prieuré ; et lequel vestibule ou église paroissiale sert présentement de cave audit prieuré… ». Il existait donc une construction occidentale servant d’église paroissiale constituant une avant-nef. La présence d’une avant-nef est donc possible à l’ouest. Dans la partie la plus à l’est, le double transept possédait une largeur d’environ seize mètres. Les paires d’absidioles sur les bras du transept devaient exister. Le centre de la croisée possédait une voûte plus haute de près de six mètres, communiquant avec les chapelles latérales et ouvrant sur le chœur. Il était formé d’un chevet plat englobant une abside. Les murs est, ouest et nord sont en partie conservés. On distingue des restes d’ouvertures et de passages voûtés. Dans les murs ouest et est, les arcs de passages hauts et très étroits sont bouchés, cependant le premier est conservé entier tandis que le second n’a conservé que le départ du côté gauche.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Dans les murs conservés du bras nord du transept, des restes d’ouvertures et des passages voûtés sont visibles. Dans le mur est, subsiste le départ d’un arc reposant sur un tailloir débordant, avec filet, cavet et doucine. Sur le mur ouest, dans l’angle sud-ouest, un arc bouché est conservé avec un appareillage différent du précédant, mais avec des claveaux bien biseautés. L’imposte encore en place sous l’arc possède un cartouche bien prononcé. EmptyData.png EmptyData.png

Autres

Les deux arcs conservés dans les murs ouest et est du chevet sont composés d’un appareil assez régulier, reposant, pour celui du mur est, sur un tailloir débordant, avec filet, cavet et doucine ; sur le mur ouest, l’appareil est plus régulier de taille aux claveaux non biseautés. L’imposte de ce dernier est encore en place sous l’arc et possède une cartouche bien prononcé. EmptyData.png

Installations liturgiques

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Autel

Un autel dédié à Notre-Dame était placé sous la voûte haute de 6 m précédant le chœur. Un autel dédié à saint Jean était placé de façon symétrique au nord. Deux autres autels « joignant les deux piliers qui y ont séparation du chœur et de la nef », selon le procès verbal de visite de 1678. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Sépultures

Emplacement

Un tombeau est signalé à l’intérieur de l’édifice, dans le bras sud du transept, le second transept côté est, contre ou dans la paroi du mur sud. EmptyData.png

Inscriptions

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Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Un chapiteau a été trouvé dans une propriété privée près du prieuré Saint-Martin. Il est constitué d’une corbeille très basse, développée en largeur. Au-dessus de l’astragale s’évase une rangée de feuilles d’acanthe. Le dé est marqué par une fleur à bouton occupant la moitié de la corbeille. Un fragment de pilastre, d’une hauteur de 0,23 m et d’une largeur de 0,135 m avec un tenon de 0,10 m, est déposé à Autun. Il possède une face cannelée avec une petite rainure, peut-être de mortaise. Sur une face, un tenon cassé indique que cet élément devait servir comme pilastre ou élément architectonique.


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : IXe siècle-début Xe siècle

Les éléments sont peu nombreux pour nous permettre une datation. La partie extrême du chevet, avec l’abside enchâssée dans un massif, pourrait appartenir au plus tard au IXe siècle, début du Xe siècle. Le plan de Devoucoux présente une élévation avec des passages maçonnés et des arcades très élancées avec des tailloirs très hauts de type préroman, avec prudence.




Informations sur la publication

Date 2011/05/30
Auteur Wberry Fiche personnelle
Statut de la fiche
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