GRISELLES, église Saint-Valérien : Différence entre versions

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{{Sources historiques
 
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|sources_indirectes=''Acta Sanctorum'', BHL 8457, au 4 juillet (II, p. 39-42).
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|sources_archives=Archives diocésaines de Dijon : ''Griselles'', lettre de l’abbé Lavieille à l’évêque du 25 février 1884.
 
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Archives départementales de Haute-Marne : 2G1117.
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Archives départementales de Haute-Marne : 2 G 1117.
  
 
Épery R., 1995, ''Répertoire archéologique de la Côte-d'Or : notes manuscrites et coupures de presse classées par ordre alphabétique des localités'', Dijon, Bibliothèque municipale, 69 microfiches de 98 vues.
 
Épery R., 1995, ''Répertoire archéologique de la Côte-d'Or : notes manuscrites et coupures de presse classées par ordre alphabétique des localités'', Dijon, Bibliothèque municipale, 69 microfiches de 98 vues.
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Mangin J.-M. et M., 1992, ''Griselles. Rapport de sondages prospectifs : limites de la nécropole mérovingienne'', Dijon/SRA Bourgogne.  
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Mangin J.-M. et M., 1992, ''Griselles. Rapport de sondages prospectifs : limites de la nécropole mérovingienne'', Dijon, SRA Bourgogne.  
  
Sapin C., 2002, ''Griselles. Rapport sur les nouvelles recherches sur la crypte de l’église Saint-Valentin'', Dijon/SRA Bourgogne.
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Sapin C., 2002, ''Griselles. Rapport sur les nouvelles recherches sur la crypte de l’église Saint-Valentin'', Dijon, SRA Bourgogne.
 
|bibliographie=Garraud R., 1865, ''Vie de saint Valentin de Griselles, suivie d’une notice sur les origines de cette paroisse et l’office du saint'', Dijon.  
 
|bibliographie=Garraud R., 1865, ''Vie de saint Valentin de Griselles, suivie d’une notice sur les origines de cette paroisse et l’office du saint'', Dijon.  
  
 
Lavieille A., 1885, ''L’œuvre de saint Valentin de Griselles'', Dijon.
 
Lavieille A., 1885, ''L’œuvre de saint Valentin de Griselles'', Dijon.
  
Depierre G., 1989, « Une étude anthropologique des sépultures », ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 5e série, n°2, p. 36-39.
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Depierre G., 1989, « Une étude anthropologique des sépultures », ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 2 (5e série), p. 36-39.
  
Lesko R., 1989, « Une étude d’une stèle funéraire réutilisée », ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 5e série, n°2, p. 34-35.
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Lesko R., 1989, « Une étude d’une stèle funéraire réutilisée », ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 2 (5e série), p. 34-35.
  
Mangin J.-M. et M., 1989, « Une nécropole mérovingienne à Griselles, résultat du sondage de mai 1989 »,  ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 5e série, n°2, p. 27-33.  
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Mangin J.-M. et M., 1989, « Une nécropole mérovingienne à Griselles, résultat du sondage de mai 1989 »,  ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 2 (5e série), p. 27-33.  
  
Sapin C., 1989, « La crypte de Griselles : problèmes historiques et contextes archéologiques », ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 5e série, n°2, p. 13-15.
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Sapin C., 1989, « La crypte de Griselles : problèmes historiques et contextes archéologiques », ''Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais'', 2 (5e série), p. 13-15.
  
Terrillon-Bouhelier A., 1996, «Saint Valentin de Griselles, sa vie et son culte : essai historique : documents pour servir à l'histoire du village de Griselles texte d’Auguste Lavielle, prêtre (1859-1941) », ''Les Cahiers du Châtillonnais'', 112.
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Terrillon-Bouhelier A., 1996, «Saint Valentin de Griselles, sa vie et son culte. Essai historique. Documents pour servir à l'histoire du village de Griselles, texte d’Auguste Lavielle, prêtre (1859-1941) », ''Les cahiers du Châtillonnais'', 112.
  
Terrillon-Bouhelier A., 1999, « Monographie de Griselles », ''Les Cahiers du Châtillonnais'', 146.
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Terrillon-Bouhelier A., 1999, « Monographie de Griselles », ''Les cahiers du Châtillonnais'', 146.
  
Parisse M., 2000, « Le préambule d’une charte du XIe siècle, document et texte littéraire », ''Revue des Études latines'', 78, p. 16-25.
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Parisse M., 2000, « Le préambule d’une charte du XIe siècle, document et texte littéraire », ''Revue des études latines'', 78, p. 16-25.
  
Sapin C., Deflou-Lecas N., 2004, "Saint-Valentin de Griselles : culte érémitique à la fondation monastique", ''Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or'', t. 39, 2000-2001, p. 75-125.
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Sapin C. et Deflou-Lecas N., 2004, "Saint-Valentin de Griselles : culte érémitique à la fondation monastique", ''Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or'', 39 (2000-2001), p. 75-125.
 
|references_documentation=Juffard O., 1989, ''Plan du positionnement de la crypte par rapport à l’église'', Centre d’études médiévales d’Auxerre.
 
|references_documentation=Juffard O., 1989, ''Plan du positionnement de la crypte par rapport à l’église'', Centre d’études médiévales d’Auxerre.
  
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{{Contexte
 
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|description=L’église, située sur une colline aplanie qui domine la vallée de la Laignes, à l’extérieur du village, est entourée du cimetière.
 
|description=L’église, située sur une colline aplanie qui domine la vallée de la Laignes, à l’extérieur du village, est entourée du cimetière.
|structures_anterieures=Au sommet de la colline, une fortification ruinée a livré, au XIXe siècle et au XXe siècle, du matériel militaire romain et des médailles. Dans l’église, la présence d’un sol de tuileau devait appartenir à un mausolée antique privé, inscrit probablement dans le périmètre d’une ''villa'', auquel était liée la cuve du sarcophage qui porte l’inscription ''SABINUS'' des IIe-IIIe siècles.  
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|structures_anterieures=Au sommet de la colline, une fortification ruinée a livré, au XIXe siècle et au XXe siècle, du matériel militaire romain et des médailles. Dans l’église, la présence d’un sol de tuileau devait appartenir à un mausolée antique privé, inscrit probablement dans le périmètre d’une ''villa'', auquel était liée la cuve du sarcophage qui porte l’inscription ''SABINUS'', des IIe-IIIe siècles.  
Un second mausolée de plan rectangulaire a été reconstruit sur le même emplacement au VIe siècle. Son accès s’effectuait à l’origine par une porte présente dans le mur sud à l’Est pouvant appartenir au Ve ou VIe siècle avec la construction du cintre du passage et le linteau en retrait du piédroit (taille au ciseau). Les pierres des piédroits de cette porte sont taillées au ciseau comme le linteau monolithe. La porte devait mesurer ente 0,60 m et 0,70 m de large. Le mur ouest de cet espace devait correspondre à l’emplacement de l’autel actuel. Le sarcophage était positionné au centre de l’espace. Une fosse de même dimension que la cuve du sarcophage (1,67 m sur 0,71 m) laisse supposer qu’elle était légèrement enfoncée du fait de la présence du sol géologique dans une partie de la fausse. Toutefois, son creusement plus important dans une autre partie peut laisser croire qu’il était prévu de mettre le sarcophage d’abord dans le sens Ouest-Est ou bien qu’il s’agisse d’un autre aménagement.  
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Un second mausolée de plan rectangulaire a été reconstruit sur le même emplacement au VIe siècle. Son accès s’effectuait à l’origine par une porte présente dans le mur sud à l’est, pouvant appartenir au Ve ou VIe siècle avec la construction du cintre du passage et le linteau en retrait du piédroit (taille au ciseau). Les pierres des piédroits de cette porte sont taillées au ciseau comme le linteau monolithe. La porte devait mesurer ente 0,60 m et 0,70 m de large. Le mur ouest de cet espace devait correspondre à l’emplacement de l’autel actuel. Le sarcophage était positionné au centre de l’espace. Une fosse de même dimension que la cuve du sarcophage (1,67 m sur 0,71 m) laisse supposer qu’elle était légèrement enfoncée du fait de la présence du sol géologique dans une partie de la fausse. Toutefois, son creusement, plus important dans une autre partie, peut laisser croire qu’il était prévu de mettre le sarcophage d’abord dans le sens ouest-est ou bien qu’il s’agisse d’un autre aménagement.  
Les sépultures de la nécropole du haut Moyen Âge éloignées de la crypte d’environ 30 m possédaient un mobilier céramique des VIe-VIIe siècles et la typologie des tombes renforce cette hypothèse. Si l’on suppose que la basilique (dont on n’a plus de vestige visible) ait été construite au VIe siècle, elle devait attirer des tombes ''ad sanctos'' à proximité du tombeau du saint.
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Les sépultures de la nécropole du haut Moyen Âge, éloignées de la crypte d’environ 30 m, possédaient un mobilier céramique des VIe-VIIe siècles. La typologie des tombes renforce cette hypothèse. Si l’on suppose que la basilique (dont on n’a plus de vestige visible) ait été construite au VIe siècle, elle devait attirer des tombes ''ad sanctos'' à proximité du tombeau du saint.
|habitat_contemporain=La forteresse de Vertault aurait été selon la littérature le premier site d’occupation de Griselles, détruite en 269-270 lors d’une incursion barbare. Lors de l’édification de la chapelle de Valentin, le mur d’enceinte des fortifications aurait été encore debout.
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|habitat_contemporain=La forteresse de Vertault aurait été, selon la littérature, le premier site d’occupation de Griselles, détruite en 269-270 à l'occasion d’une incursion barbare. Lors de l’édification de la chapelle de Valentin, le mur d’enceinte des fortifications aurait été encore debout.
 
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|description=Cette église dédiée à saint Valentin est une des rares églises de Côte-d’Or à comporter une crypte.  
 
|description=Cette église dédiée à saint Valentin est une des rares églises de Côte-d’Or à comporter une crypte.  
Le saint aurait vécu au VIe siècle dans une grotte (''spelunca'') et aurait fondé une chapelle (''ecclesiola'') qui devient ''Egliselle'' puis à partir du XIIe siècle ''Griselles''. Il meurt vers 547 et l’évêque de Langres fait édifier à l’emplacement du tombeau de Valentin une grande église en son honneur. En 1018, un monastère est fondé pour desservir le culte « en l’honneur du très saint confesseur Valentin ». À la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, le monastère est inclus dans les possessions de Saint-Germain d’Auxerre.
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Le saint aurait vécu au VIe siècle dans une grotte (''spelunca'') et aurait fondé une chapelle (''ecclesiola''), qui devient ''Egliselle'', puis, à partir du XIIe siècle, ''Griselles''. Il meurt vers 547 et l’évêque de Langres fait édifier à l’emplacement du tombeau de Valentin une grande église en son honneur. En 1018, un monastère est fondé pour desservir le culte « en l’honneur du très saint confesseur Valentin ». À la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, le monastère est inclus dans les possessions de Saint-Germain d’Auxerre.
 
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|parties=L’agrandissement vers l’ouest du premier espace correspondant au mausolée a amené le percement de deux accès symétriques à la crypte dans les murs nord et sud. Le premier espace mesurait 5,60 m de largeur extérieurement, 4 m intérieurement, sur une longueur connue de 6 m, mais s’étendant plus à l’est avec une épaisseur de murs de 1,20 m pour le mur ouest et de 0,80 m pour les murs sud et nord. La partie ouest comprenant les escaliers possédait une largeur de 6,20 m. La largeur des deux accès était de 0,70 m. La longueur connue de l’édifice, pour cet état, était de 11,2 m. Sa longueur totale reste inconnue, l’édifice se poursuivait plus à l’est. Sur le mur occidental, une banquette occupait toute la largeur de l’édifice et possédait donc une longueur de 3,10 m et une largeur de 0,40 m.
|maconnerie=L’enduit de chaux blanc écru à teneur faible en granulat (calcaire ?) à texture limoneuse, de nombreux nodules de chaux et quelques petits charbons de bois apparaît sur le mur ouest, dans l’ouverture du mur nord et sur le mur sud.
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État I : XIe siècle
 
État I : XIe siècle
  
Le mausolée est agrandi de façon cohérente vers l’Ouest avec l’aménagement de deux escaliers nord et sud permettant d’accéder à l’église haute. La cohérence de la construction, le type de tailles des pierres, la régularité des assises, l’absence de mouluration permettent de proposer le XIe siècle comme premier état assuré. En 1018, des moines réguliers s’installent à Griselles, on peut noter alors une reprise en main, ce qui peut avoir eu une incidence plus ou moins proche sur ce nouvel aménagement.
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Le mausolée est agrandi de façon cohérente vers l’ouest avec l’aménagement de deux escaliers nord et sud permettant d’accéder à l’église haute. La cohérence de la construction, le type de tailles des pierres, la régularité des assises, l’absence de mouluration permettent de proposer le XIe siècle comme premier état assuré. En 1018, des moines réguliers s’installent à Griselles. On note une reprise en main, ce qui peut avoir eu une incidence plus ou moins proche sur ce nouvel aménagement.
 
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Version du 11 juin 2012 à 10:53

Données

Topographie

Chargement de la carte...
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Toponyme
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice
Références cartographiques
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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Acta Sanctorum, BHL 8457, au 4 juillet (II, p. 39-42).

Sources archéologiques

Mangin J.-M. et M., 1989, Rapport de fouilles 1989, Dijon, SRA Bourgogne.

Mangin J.-M. et M., 1992, Griselles. Rapport de sondages prospectifs : limites de la nécropole mérovingienne, Dijon, SRA Bourgogne.

Sapin C., 2002, Griselles. Rapport sur les nouvelles recherches sur la crypte de l’église Saint-Valentin, Dijon, SRA Bourgogne.

Sources d'archives

Archives diocésaines de Dijon : Griselles, lettre de l’abbé Lavieille à l’évêque du 25 février 1884.

Archives départementales de Haute-Marne : 2 G 1117.

Épery R., 1995, Répertoire archéologique de la Côte-d'Or : notes manuscrites et coupures de presse classées par ordre alphabétique des localités, Dijon, Bibliothèque municipale, 69 microfiches de 98 vues.

Sources Bibliographie

Garraud R., 1865, Vie de saint Valentin de Griselles, suivie d’une notice sur les origines de cette paroisse et l’office du saint, Dijon.

Lavieille A., 1885, L’œuvre de saint Valentin de Griselles, Dijon.

Depierre G., 1989, « Une étude anthropologique des sépultures », Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais, 2 (5e série), p. 36-39.

Lesko R., 1989, « Une étude d’une stèle funéraire réutilisée », Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais, 2 (5e série), p. 34-35.

Mangin J.-M. et M., 1989, « Une nécropole mérovingienne à Griselles, résultat du sondage de mai 1989 », Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais, 2 (5e série), p. 27-33.

Sapin C., 1989, « La crypte de Griselles : problèmes historiques et contextes archéologiques », Bulletin archéologique et historique du Châtillonnais, 2 (5e série), p. 13-15.

Terrillon-Bouhelier A., 1996, «Saint Valentin de Griselles, sa vie et son culte. Essai historique. Documents pour servir à l'histoire du village de Griselles, texte d’Auguste Lavielle, prêtre (1859-1941) », Les cahiers du Châtillonnais, 112.

Terrillon-Bouhelier A., 1999, « Monographie de Griselles », Les cahiers du Châtillonnais, 146.

Parisse M., 2000, « Le préambule d’une charte du XIe siècle, document et texte littéraire », Revue des études latines, 78, p. 16-25.

Sapin C. et Deflou-Lecas N., 2004, "Saint-Valentin de Griselles : culte érémitique à la fondation monastique", Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or, 39 (2000-2001), p. 75-125.

Références à la documentation graphique et photographique

Juffard O., 1989, Plan du positionnement de la crypte par rapport à l’église, Centre d’études médiévales d’Auxerre.

Fèvre G., 2002, Complément du plan du positionnement de la crypte par rapport à l’église, Centre d’études médiévales d’Auxerre.

Conservation

La crypte de saint Valentin est ouverte le 4 juillet 1865 au moment de la restauration du tombeau du saint. En 1884, il est fait mention de la restauration de la crypte et des travaux de l’église par Charles Suisses.

Titulature actuelle

Saint-Pierre et Saint-Paul

Titulature historique

Saint-Valentin

Diocèse actuel

Dijon

Diocèse historique

Langres


Contexte d’implantation

Description

L’église, située sur une colline aplanie qui domine la vallée de la Laignes, à l’extérieur du village, est entourée du cimetière.

Structures antérieures

Au sommet de la colline, une fortification ruinée a livré, au XIXe siècle et au XXe siècle, du matériel militaire romain et des médailles. Dans l’église, la présence d’un sol de tuileau devait appartenir à un mausolée antique privé, inscrit probablement dans le périmètre d’une villa, auquel était liée la cuve du sarcophage qui porte l’inscription SABINUS, des IIe-IIIe siècles. Un second mausolée de plan rectangulaire a été reconstruit sur le même emplacement au VIe siècle. Son accès s’effectuait à l’origine par une porte présente dans le mur sud à l’est, pouvant appartenir au Ve ou VIe siècle avec la construction du cintre du passage et le linteau en retrait du piédroit (taille au ciseau). Les pierres des piédroits de cette porte sont taillées au ciseau comme le linteau monolithe. La porte devait mesurer ente 0,60 m et 0,70 m de large. Le mur ouest de cet espace devait correspondre à l’emplacement de l’autel actuel. Le sarcophage était positionné au centre de l’espace. Une fosse de même dimension que la cuve du sarcophage (1,67 m sur 0,71 m) laisse supposer qu’elle était légèrement enfoncée du fait de la présence du sol géologique dans une partie de la fausse. Toutefois, son creusement, plus important dans une autre partie, peut laisser croire qu’il était prévu de mettre le sarcophage d’abord dans le sens ouest-est ou bien qu’il s’agisse d’un autre aménagement. Les sépultures de la nécropole du haut Moyen Âge, éloignées de la crypte d’environ 30 m, possédaient un mobilier céramique des VIe-VIIe siècles. La typologie des tombes renforce cette hypothèse. Si l’on suppose que la basilique (dont on n’a plus de vestige visible) ait été construite au VIe siècle, elle devait attirer des tombes ad sanctos à proximité du tombeau du saint.

Habitat contemporain

La forteresse de Vertault aurait été, selon la littérature, le premier site d’occupation de Griselles, détruite en 269-270 à l'occasion d’une incursion barbare. Lors de l’édification de la chapelle de Valentin, le mur d’enceinte des fortifications aurait été encore debout.


Fonction

Bâtiment

<tag property="Fonction[batiment]" value="Église">Église</tag>

Description

Mausolée funéraire, église devenant priorale au XIe siècle


Informations générales

Description
Évolution du plan

Cette église dédiée à saint Valentin est une des rares églises de Côte-d’Or à comporter une crypte. Le saint aurait vécu au VIe siècle dans une grotte (spelunca) et aurait fondé une chapelle (ecclesiola), qui devient Egliselle, puis, à partir du XIIe siècle, Griselles. Il meurt vers 547 et l’évêque de Langres fait édifier à l’emplacement du tombeau de Valentin une grande église en son honneur. En 1018, un monastère est fondé pour desservir le culte « en l’honneur du très saint confesseur Valentin ». À la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, le monastère est inclus dans les possessions de Saint-Germain d’Auxerre.

GRISELLES, église Saint-Valérien (Galerie d'images)


Articulation en états

Etat I

Etat I
Plan à l'état I
Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

L’agrandissement vers l’ouest du premier espace correspondant au mausolée a amené le percement de deux accès symétriques à la crypte dans les murs nord et sud. Le premier espace mesurait 5,60 m de largeur extérieurement, 4 m intérieurement, sur une longueur connue de 6 m, mais s’étendant plus à l’est avec une épaisseur de murs de 1,20 m pour le mur ouest et de 0,80 m pour les murs sud et nord. La partie ouest comprenant les escaliers possédait une largeur de 6,20 m. La largeur des deux accès était de 0,70 m. La longueur connue de l’édifice, pour cet état, était de 11,2 m. Sa longueur totale reste inconnue, l’édifice se poursuivait plus à l’est. Sur le mur occidental, une banquette occupait toute la largeur de l’édifice et possédait donc une longueur de 3,10 m et une largeur de 0,40 m.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

L’enduit de chaux blanc écru à teneur faible en granulat (calcaire ?) à texture limoneuse, les nombreux nodules de chaux et quelques petits charbons de bois apparaissent sur le mur ouest, dans l’ouverture du mur nord et sur le mur sud. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

À la suite de la reconstruction du mausolée, autour du VIe siècle, a dû exister l’aménagement d’une église dont on n’a pas trouvé d’élément pouvant définir un état.


État I : XIe siècle

Le mausolée est agrandi de façon cohérente vers l’ouest avec l’aménagement de deux escaliers nord et sud permettant d’accéder à l’église haute. La cohérence de la construction, le type de tailles des pierres, la régularité des assises, l’absence de mouluration permettent de proposer le XIe siècle comme premier état assuré. En 1018, des moines réguliers s’installent à Griselles. On note une reprise en main, ce qui peut avoir eu une incidence plus ou moins proche sur ce nouvel aménagement.




Informations sur la publication

Date juin 20, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 4. Fiche non validée
Qualité de la fiche {{#paper_quality:{{{qualite_fiche}}}}}