FLEUREY-SUR-OUCHE, église Saint-Georges : Différence entre versions

De Care
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{{Sources historiques
 
{{Sources historiques
|sources_indirectes=Courtépée C., Béguillet M., 1847-1848, ''Description générale et particulière du duché de Bourgogne'', Avallon, t.II, p. 192-194.
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|sources_indirectes=Courtépée C. et Béguillet M., 1847-1848, ''Description générale et particulière du duché de Bourgogne'', Avallon, t. 2, p. 192-194.
  
Roussel Ab., 1878, ''Le Diocèse de Langres, Histoire et statistiques'', t. III, Langres.
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Roussel ab., 1878, ''Le diocèse de Langres, histoire et statistiques'', t. 3, Langres.
  
Recueil de Peincede, ''Table des noms de lieux A-L, Baillage de Dijon'', vol 1, vol.2, vol. 3, vol. 9, vol. 19, vol. 25, vol. 28.
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Recueil de Peincede, ''Table des noms de lieux A-L, baillage de Dijon'', vol. 1, 2, 3, 9, 19, 25 et 28.
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|sources_archives=Archives départementales de la Côte-d’Or : 2 E 281 ; E 288 ; G 10 (pouillé 1732) ; G 125 ; G 994 (1315-1790, Autun, chapitre cathédrale de Saint-Lazare) ; G 1064 ; G 1158 ; 1 H 701 ; 5 H 1; 5H 15 ; 11 H 581 ; 11 H 582 et 11 H 583.
G 10 Pouillé 1732 ; G 125; G 994 1315-1790 Autun, chapitre cathédrale de Saint-Lazare ; G 1064, G 1158,
 
1H 701 ; 5H 1; 5H 15 ; 11H 581; 11H 582 ; 11H 583.
 
  
Bibliothèque municipale de Dijon : Fonds Carlet, liasse 2, p. 155-157 ; Denizot J., 1866, ''L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866)'', t. III-1, ms. 1729, p. 75-77.  
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Bibliothèque municipale de Dijon : Fonds Carlet, liasse 2, p. 155-157 ; Denizot J., 1866, ''L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866)'', t. III-1, ms. 1729, p. 75-77.  
  
 
Médiathèque de l’architecture et du patrimoine :[[http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr]]
 
Médiathèque de l’architecture et du patrimoine :[[http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr]]
|sources_archeologiques=Bioul-Pelletier C., 1993, ''Rapport de fouilles à l’église de Fleurey-sur-Ouche'', Dijon/SRA Bourgogne.
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|sources_archeologiques=Bioul-Pelletier C., 1993, ''Rapport de fouilles à l’église de Fleurey-sur-Ouche'', Dijon, SRA Bourgogne.
Bryant S. et Staniaszek L., 1997, ''Fleurey-sur-Ouche, l’église Saint-Jean, fouilles de sauvetage à l’intérieur de l’église, Rapport D.F.S. de sauvetage urgent, 30.09.96 au 24.12.96'', 2t., Dijon/SRA Bourgogne.
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Bryant S. et Staniaszek L., 1997, ''Fleurey-sur-Ouche, l’église Saint-Jean, fouilles de sauvetage à l’intérieur de l’église, Rapport D.F.S. de sauvetage urgent, 30.09.96 au 24.12.96'', 2 vol., Dijon, SRA Bourgogne.
|bibliographie=Carlet Abbé, 1939, « L’histoire de Fleurey-sur-Ouche », ''bulletin d’informations municipales Le Borbeteil'', n°4,5 et 6.
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|bibliographie=Carlet abbé, 1939, « L’histoire de Fleurey-sur-Ouche », ''Bulletin d’informations municipales Le Borbeteil'', n° 4, 5 et 6.
  
 
Balbou M., 1956, ''Fleurey-sur-Ouche (Côte-d'Or) : histoire du village, les anciens habitants, curiosités, archéologie'', Dijon.
 
Balbou M., 1956, ''Fleurey-sur-Ouche (Côte-d'Or) : histoire du village, les anciens habitants, curiosités, archéologie'', Dijon.
  
2007, ''Fleurey-sur-Ouche : histoire et patrimoine, par Association Histoire et patrimoine de Fleurey-sur-Ouche'', Fleurey-sur-Ouche, éd. HIPAF.
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2007, ''Fleurey-sur-Ouche : histoire et patrimoine, par Association Histoire et patrimoine de Fleurey-sur-Ouche'', Fleurey-sur-Ouche.
  
Provost M., 2009, « Fleurey », ''Carte archéologique de la Gaule, La Côte-d’Or 21/2'', Paris, p. 346-349.
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Provost M., 2009, « Fleurey », in ''Carte archéologique de la Gaule, la Côte-d’Or 21/2'', Paris, p. 346-349.
 
|titulature_actuelle=Saint-Jean-Baptiste
 
|titulature_actuelle=Saint-Jean-Baptiste
 
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{{Contexte
 
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|description=À l’Ouest de Dijon, le village de Fleurey-sur-Ouche se situe sur la rive droite de l’Ouche et sur le versant sud de la vallée du même nom.  
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|description=À l’ouest de Dijon, le village de Fleurey-sur-Ouche se situe sur la rive droite de l’Ouche et sur le versant sud de la vallée du même nom.  
L’église est construite dans un creux à environ 500 m du cœur du village actuel, sur la rive gauche de la rivière, vers le lieu-dit La Velotte.  
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L’église est construite dans un creux, à environ 500 m du cœur du village actuel, sur la rive gauche de la rivière, vers le lieu-dit La Velotte.  
 
Sur le cadastre de 1812 figure encore le cimetière autour de l’église.
 
Sur le cadastre de 1812 figure encore le cimetière autour de l’église.
|structures_anterieures=Au Sud de l’église, un fragment de pierre sculptée a été daté du IIe siècle et atteste comme pour le bourg, suite à la découverte de plusieurs blocs sculptés, d’une occupation antique. Des blocs de factures antiques ont été réemployés dans une des maçonneries retrouvées.  
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|structures_anterieures=Au sud de l’église, un fragment de pierre sculptée a été daté du IIe siècle et atteste, comme pour le bourg, suite à la découverte de plusieurs blocs sculptés, d’une occupation antique. Des blocs de factures antiques ont été réemployés dans une des maçonneries retrouvées.  
Dans une tranchée, un radier composé de deux rangées parallèles de dalles de calcaire posées sur chant d’Est en Ouest a pu être observé et pourrait appartenir à un bâtiment antérieur à la première église.
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Dans une tranchée, un radier, composé de deux rangées parallèles de dalles de calcaire posées sur chant d’est en ouest, a pu être observé et pourrait appartenir à un bâtiment antérieur à la première église.
|habitat_contemporain=Aucune structure d’habitat n’a été retrouvé à proximité ni dans le bourg.
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|habitat_contemporain=Aucune structure d’habitat n’a été retrouvée à proximité ou dans le bourg.
 
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{{Fonction
 
{{Fonction
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{{Informations générales
 
{{Informations générales
 
|description=Un chantier de fouille archéologique a été mené en 1993 par C. Bioul-Pelletier et S. Bryant (INRAP) lors de l’installation d’un chauffage en sous-sol. Trois phases de construction ont été observées à cette occasion.
 
|description=Un chantier de fouille archéologique a été mené en 1993 par C. Bioul-Pelletier et S. Bryant (INRAP) lors de l’installation d’un chauffage en sous-sol. Trois phases de construction ont été observées à cette occasion.
L’église paroissiale apparaît dans un acte de 1032 dans lequel est mentionnée sa donation au prieuré par l’évêque de Langres Hugues de Breteuil. Le prieuré lui-même est attesté à la fin du Xe siècle (conf. notice corpus CARE).
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L’église paroissiale apparaît dans un acte de 1032 dans lequel est mentionné sa donation au prieuré par l’évêque de Langres Hugues de Breteuil. Le prieuré, lui-même, est attesté à la fin du Xe siècle (cf. notice corpus CARE).
 
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{{Etat
 
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|plan=Plan inconnu
 
|plan=Plan inconnu
|parties=Seul le mur nord d’une construction a été retrouvé, sur une longueur de 2 m. Son épaisseur variée de 0,85 m à 0,90 m pour l’élévation. Dans son extrémité est, l’archéologue a proposé de voire l’amorce d’une abside. Une largeur de 9,30 m pour le premier édifice pourrait être ainsi proposée.
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|parties=Seul le mur nord d’une construction a été retrouvé, sur une longueur de 2 m. Son épaisseur variée de 0,85 m à 0,90 m pour l’élévation. Dans son extrémité est, l’archéologue a proposé de voir l’amorce d’une abside. Une largeur de 9,30 m pour le premier édifice pourrait être ainsi proposée.
|maconnerie=La maçonnerie retrouvée dans la tranchée effectuée dans la troisième travée du bas-côté nord était composée de deux parements de grands blocs et d’un blocage de petites pierres. Leur parement sud correspondant à l’intérieur du mur nord de l’édifice comportait cinq assises réglées pour sa fondation. La première assise comportait des grands blocs de calcaire blanc assez tendre et un bloc de roche non travaillé. Les autres assises étaient constituées de blocs de calcaire blanc et de calcaire local jaunâtre et dur de 0,20 m à 0,30 m de long sur une hauteur de 0,10 m à 0,15 m. La cinquième assise était composée de dalles de calcaire local de 0,15 m à 0,20 m de long. Un petit ressaut de 0,01 m à 0,03 m existait entre ces assises de fondation et l’élévation supérieure.  
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|maconnerie=La maçonnerie retrouvée dans la tranchée effectuée dans la troisième travée du bas-côté nord était composée de deux parements de grands blocs et d’un blocage de petites pierres. Leur parement sud, correspondant à l’intérieur du mur nord de l’édifice, comportait cinq assises réglées pour sa fondation. La première assise comportait des grands blocs de calcaire blanc assez tendre et un bloc de roche non travaillé. Les autres assises étaient constituées de blocs de calcaire blanc et de calcaire local jaunâtre et dur de 0,20 m à 0,30 m de long, sur une hauteur de 0,10 m à 0,15 m. La cinquième assise était composée de dalles de calcaire local de 0,15 m à 0,20 m de long. Un petit ressaut de 0,01 m à 0,03 m existait entre ces assises de fondation et l’élévation supérieure.  
Le parement extérieur nord présentait le même mode de construction que le précédent. Le même décrochement a pu être observé dans l’orientation du parement. Dans le mur, trois grands blocs de calcaire blanc tendre avaient été incorporé ainsi qu’un morceau de fût de colonne antique. Le parement nord se dirigeait légèrement vers le Sud-Est. Il est possible que ce changement d’orientation corresponde au départ d’une abside.  
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Le parement extérieur nord présentait le même mode de construction que le précédent. Le même décrochement a pu être observé dans l’orientation du parement. Dans le mur, trois grands blocs de calcaire blanc tendre avaient été incorporé ainsi qu’un morceau de fût de colonne antique. Le parement nord se dirigeait légèrement vers le sud-est. Il est possible que ce changement d’orientation corresponde au départ d’une abside.  
De l’argile noire contenant des fragments de céramiques, de tuiles écrasées et de nodules de mortiers composaient le liant.
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De l’argile noire, contenant des fragments de céramiques, de tuiles écrasées et de nodules de mortiers, composait le liant.
|emplacement=Dans la tranchée du bas-côté nord, troisième travée, un sarcophage a été découvert dans l’angle sud-est. Il reposait sur le remplissage de la semelle de fondation du bâtiment antérieur à la première construction de l’édifice religieux. Orienté Est-Ouest, il a été posé contre le parement sud du mur, de façon parallèle permettant de le supposer aujourd’hui comme étant contemporain.  
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|emplacement=Dans la tranchée du bas-côté nord, troisième travée, un sarcophage a été découvert dans l’angle sud-est. Il reposait sur le remplissage de la semelle de fondation du bâtiment antérieur à la première construction de l’édifice religieux. Orienté est-ouest, il a été posé contre le parement sud du mur, de façon parallèle, permettant de le supposer aujourd’hui comme contemporain.  
Quatre autres sarcophages ont été trouvés à l’extérieur de l’édifice, parallèle les uns aux autres et orientés Nord-Est/Sud-Ouest, c'est-à-dire obliquement vis-à-vis du mur de l’édifice.
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Quatre autres sarcophages ont été trouvés à l’extérieur de l’édifice, parallèles les uns aux autres et orientés nord-est - sud-ouest, c'est-à-dire obliquement vis-à-vis du mur de l’édifice.
|structure=Le sarcophage, trouvé à l’intérieur de l’espace, est de forme trapézoïdale. Autour de celui-ci, un sol a pu être identifié et se composait d’une masse argileuse gravillonneuse, beige à jaune pâle. Le couvercle du sarcophage devait affleurer le sol à l’intérieur du bâtiment et devait être ainsi visible.
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|structure=Le sarcophage, trouvé à l’intérieur de l’espace, est de forme trapézoïdale. Autour de celui-ci, un sol a pu être identifié et se composait d’une masse argileuse gravillonneuse, beige à jaune pâle. Le couvercle du sarcophage devait affleurer le sol à l’intérieur du bâtiment et être, ainsi, visible.
Les quatre sarcophages extérieurs ont été installés dans des fosses creusées directement dans le sol géologique. Il a été trouvé entre deux cuves des pierres de calage.  
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Les quatre sarcophages extérieurs ont été installés dans des fosses creusées directement dans le sol géologique. Il a été trouvé, entre deux cuves, des pierres de calage.  
Les sarcophages ont été taillés dans un calcaire tendre de couleur blanche, différent de celui des carrières de Fleurey. Ces sarcophages correspondaient à un type « Bourguignon-Champenois » autant pour la cuve que pour le couvercle (d’autres de même type avaient été trouvés dans des fouilles antérieures et sont exposés dans et à l’extérieur de l’église). De forme trapézoïdale, ils mesurent en largeur à la tête entre 0,46 m et 0,50 m et au pied autour de 0,23 m pour une longueur de cuve d’environ 1,97 m. L’un d’eux possédait encore un couvercle en calcaire scellé à la cuve lors de sa découverte.
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Les sarcophages ont été taillés dans un calcaire tendre de couleur blanche, différent de celui des carrières de Fleurey. Ces sarcophages correspondent à un type « Bourguignon-Champenois », autant pour la cuve que pour le couvercle (d’autres de même type avaient été trouvés dans des fouilles antérieures et sont exposés dans et à l’extérieur de l’église). De forme trapézoïdale, ils mesurent en largeur, à la tête, entre 0,46 m et 0,50 m et, au pied, autour de 0,23 m, pour une longueur de cuve d’environ 1,97 m. L’un d’eux possédait encore un couvercle en calcaire scellé à la cuve lors de sa découverte.
  
 
Les sarcophages comportaient chacun deux individus avec encore des éléments de parure.
 
Les sarcophages comportaient chacun deux individus avec encore des éléments de parure.
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|etat=II
 
|etat=II
 
|plan=Plan inconnu
 
|plan=Plan inconnu
|parties=La même maçonnerie d’une longueur de 2 m et d’une épaisseur de 0,85 m à 0,90 m avec le départ d’une abside a été reprise dans un second temps.
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|parties=La même maçonnerie d’une longueur de 2 m et d’une épaisseur de 0,85 m à 0,90 m, avec le départ d’une abside, a été reprise dans un second temps.
|maconnerie=Le mur du premier édifice est prolongé en élévation par également des assises de moellons bien équarris. Un enduit de chaux, d’une épaisseur de 0,01 m à 0,02 m, a pu être observé sur le parement sud du mur. Un simple rejointoiement du parement a été observé à d’autres endroits.
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|maconnerie=Le mur du premier édifice est également prolongé en élévation par des assises de moellons bien équarris. Un enduit de chaux, d’une épaisseur de 0,01 m à 0,02 m, a pu être observé sur le parement sud du mur. Un simple rejointoiement du parement a été observé à d’autres endroits.
|sol=Un sol en chaux blanche est venu sur un limon argileux et noir de 0,25 m à 0,45 m d’épaisseur. Le sol en chaux avait une épaisseur allant de 0,01 m à 0,03 m jusqu’à 0,05 m au pied du mur.
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|sol=Un sol en chaux blanche est venu sur un limon argileux et noir de 0,25 m à 0,45 m d’épaisseur. Le sol en chaux avait une épaisseur allant de 0,01 m à 0,03 m, jusqu’à 0,05 m au pied du mur.
 
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{{Objets dispersés}}
 
{{Objets dispersés}}
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|chronologie=État I : VIIe siècle
 
|chronologie=État I : VIIe siècle
  
Le premier état du mur trouvé en fouille était en relation direct avec des sarcophages du type « Bourguignon-Champenois ». Ceux-ci sont bien datés dans la région Bourgogne de la fin du VIe et du début du VIIe siècle. Ce type de sarcophage a été trouvé dans la nécropole de Velars-sur-Ouche à 5 km de Fleurey-sur-Ouche, de même, le mobilier métallique ressemble à celui de Velars, daté de la première moitié du VIIe siècle.  
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Le premier état du mur trouvé en fouille était en relation direct avec des sarcophages du type « Bourguignon-Champenois ». Ceux-ci sont bien datés dans la région Bourgogne de la fin du VIe et du début du VIIe siècle. Ce type de sarcophage a été trouvé dans la nécropole de Velars-sur-Ouche à 5 km de Fleurey-sur-Ouche, de même, le mobilier métallique ressemble à celui de Velars, daté de la première moitié du VIIe siècle.
  
État II : indéterminé mais antérieur au XIIe siècle
 
  
Les deux creusements observés vers le mur correspondent, avec la présence de trous de poteau et de concentration de chaux, à une surface de chantier de construction, d’agrandissement, ou de restauration du premier état. Le matériel trouvé dans les remblais n’a pas permis de préciser la date de ce second état.
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État II : indéterminé, mais antérieur au XIIe siècle
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Les deux creusements observés vers le mur correspondent, avec la présence de trous de poteau et de concentration de chaux, à une surface de chantier de construction, d’agrandissement ou de restauration du premier état. Le matériel trouvé dans les remblais n’a pas permis de préciser la date de ce second état.
 
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Version du 11 juin 2012 à 09:33

Données

Topographie

Chargement de la carte...
Pays <tag property="Topographie[pays]" value="FRANCE">FRANCE</tag>
Région <tag property="Topographie[region]" value="Bourgogne">Bourgogne</tag>
Département <tag property="Topographie[departement]" value="Côte-d'Or">Côte-d'Or</tag>
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Adresse/Lieu-dit église Saint-Jean, vers le lieu-dit La Velotte
Toponyme
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice Inscrit M.H. 24.06.1983
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude <tag property="Topographie[latitude]" value="47.316688">47.316688</tag>
Longitude <tag property="Topographie[longitude]" value="4.862344">4.862344</tag>
Altitude

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[[Catégorie:<tag property="Topographie[region]" value="Bourgogne">Bourgogne</tag>]]

[[Catégorie:<tag property="Topographie[departement]" value="Côte-d'Or">Côte-d'Or</tag>]]

[[Catégorie:<tag property="Topographie[commune]" value="Fleurey-sur-Ouche">Fleurey-sur-Ouche</tag>]]


Sources historiques et identification

Sources indirectes

Courtépée C. et Béguillet M., 1847-1848, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, Avallon, t. 2, p. 192-194.

Roussel ab., 1878, Le diocèse de Langres, histoire et statistiques, t. 3, Langres.

Recueil de Peincede, Table des noms de lieux A-L, baillage de Dijon, vol. 1, 2, 3, 9, 19, 25 et 28.

Sources archéologiques

Bioul-Pelletier C., 1993, Rapport de fouilles à l’église de Fleurey-sur-Ouche, Dijon, SRA Bourgogne. Bryant S. et Staniaszek L., 1997, Fleurey-sur-Ouche, l’église Saint-Jean, fouilles de sauvetage à l’intérieur de l’église, Rapport D.F.S. de sauvetage urgent, 30.09.96 au 24.12.96, 2 vol., Dijon, SRA Bourgogne.

Sources d'archives

Archives départementales de la Côte-d’Or : 2 E 281 ; E 288 ; G 10 (pouillé 1732) ; G 125 ; G 994 (1315-1790, Autun, chapitre cathédrale de Saint-Lazare) ; G 1064 ; G 1158 ; 1 H 701 ; 5 H 1; 5H 15 ; 11 H 581 ; 11 H 582 et 11 H 583.

Bibliothèque municipale de Dijon : Fonds Carlet, liasse 2, p. 155-157 ; Denizot J., 1866, L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866), t. III-1, ms. 1729, p. 75-77.

Médiathèque de l’architecture et du patrimoine :[[1]]

Sources Bibliographie

Carlet abbé, 1939, « L’histoire de Fleurey-sur-Ouche », Bulletin d’informations municipales Le Borbeteil, n° 4, 5 et 6.

Balbou M., 1956, Fleurey-sur-Ouche (Côte-d'Or) : histoire du village, les anciens habitants, curiosités, archéologie, Dijon.

2007, Fleurey-sur-Ouche : histoire et patrimoine, par Association Histoire et patrimoine de Fleurey-sur-Ouche, Fleurey-sur-Ouche.

Provost M., 2009, « Fleurey », in Carte archéologique de la Gaule, la Côte-d’Or 21/2, Paris, p. 346-349.


Titulature actuelle

Saint-Jean-Baptiste

Titulature historique

Saint-Georges

Diocèse actuel

Dijon

Diocèse historique

Langres


Contexte d’implantation

Description

À l’ouest de Dijon, le village de Fleurey-sur-Ouche se situe sur la rive droite de l’Ouche et sur le versant sud de la vallée du même nom. L’église est construite dans un creux, à environ 500 m du cœur du village actuel, sur la rive gauche de la rivière, vers le lieu-dit La Velotte. Sur le cadastre de 1812 figure encore le cimetière autour de l’église.

Structures antérieures

Au sud de l’église, un fragment de pierre sculptée a été daté du IIe siècle et atteste, comme pour le bourg, suite à la découverte de plusieurs blocs sculptés, d’une occupation antique. Des blocs de factures antiques ont été réemployés dans une des maçonneries retrouvées. Dans une tranchée, un radier, composé de deux rangées parallèles de dalles de calcaire posées sur chant d’est en ouest, a pu être observé et pourrait appartenir à un bâtiment antérieur à la première église.

Habitat contemporain

Aucune structure d’habitat n’a été retrouvée à proximité ou dans le bourg.


Fonction

Bâtiment

<tag property="Fonction[batiment]" value="Église">Église</tag>

Description

Paroissiale


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

Un chantier de fouille archéologique a été mené en 1993 par C. Bioul-Pelletier et S. Bryant (INRAP) lors de l’installation d’un chauffage en sous-sol. Trois phases de construction ont été observées à cette occasion. L’église paroissiale apparaît dans un acte de 1032 dans lequel est mentionné sa donation au prieuré par l’évêque de Langres Hugues de Breteuil. Le prieuré, lui-même, est attesté à la fin du Xe siècle (cf. notice corpus CARE).

FLEUREY-SUR-OUCHE, église Saint-Georges (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan inconnu

Parties

Seul le mur nord d’une construction a été retrouvé, sur une longueur de 2 m. Son épaisseur variée de 0,85 m à 0,90 m pour l’élévation. Dans son extrémité est, l’archéologue a proposé de voir l’amorce d’une abside. Une largeur de 9,30 m pour le premier édifice pourrait être ainsi proposée.

Matériaux et techniques de construction

EmptyData.png

Maçonnerie

La maçonnerie retrouvée dans la tranchée effectuée dans la troisième travée du bas-côté nord était composée de deux parements de grands blocs et d’un blocage de petites pierres. Leur parement sud, correspondant à l’intérieur du mur nord de l’édifice, comportait cinq assises réglées pour sa fondation. La première assise comportait des grands blocs de calcaire blanc assez tendre et un bloc de roche non travaillé. Les autres assises étaient constituées de blocs de calcaire blanc et de calcaire local jaunâtre et dur de 0,20 m à 0,30 m de long, sur une hauteur de 0,10 m à 0,15 m. La cinquième assise était composée de dalles de calcaire local de 0,15 m à 0,20 m de long. Un petit ressaut de 0,01 m à 0,03 m existait entre ces assises de fondation et l’élévation supérieure. Le parement extérieur nord présentait le même mode de construction que le précédent. Le même décrochement a pu être observé dans l’orientation du parement. Dans le mur, trois grands blocs de calcaire blanc tendre avaient été incorporé ainsi qu’un morceau de fût de colonne antique. Le parement nord se dirigeait légèrement vers le sud-est. Il est possible que ce changement d’orientation corresponde au départ d’une abside. De l’argile noire, contenant des fragments de céramiques, de tuiles écrasées et de nodules de mortiers, composait le liant. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

Dans la tranchée du bas-côté nord, troisième travée, un sarcophage a été découvert dans l’angle sud-est. Il reposait sur le remplissage de la semelle de fondation du bâtiment antérieur à la première construction de l’édifice religieux. Orienté est-ouest, il a été posé contre le parement sud du mur, de façon parallèle, permettant de le supposer aujourd’hui comme contemporain. Quatre autres sarcophages ont été trouvés à l’extérieur de l’édifice, parallèles les uns aux autres et orientés nord-est - sud-ouest, c'est-à-dire obliquement vis-à-vis du mur de l’édifice.

Structure

Le sarcophage, trouvé à l’intérieur de l’espace, est de forme trapézoïdale. Autour de celui-ci, un sol a pu être identifié et se composait d’une masse argileuse gravillonneuse, beige à jaune pâle. Le couvercle du sarcophage devait affleurer le sol à l’intérieur du bâtiment et être, ainsi, visible. Les quatre sarcophages extérieurs ont été installés dans des fosses creusées directement dans le sol géologique. Il a été trouvé, entre deux cuves, des pierres de calage. Les sarcophages ont été taillés dans un calcaire tendre de couleur blanche, différent de celui des carrières de Fleurey. Ces sarcophages correspondent à un type « Bourguignon-Champenois », autant pour la cuve que pour le couvercle (d’autres de même type avaient été trouvés dans des fouilles antérieures et sont exposés dans et à l’extérieur de l’église). De forme trapézoïdale, ils mesurent en largeur, à la tête, entre 0,46 m et 0,50 m et, au pied, autour de 0,23 m, pour une longueur de cuve d’environ 1,97 m. L’un d’eux possédait encore un couvercle en calcaire scellé à la cuve lors de sa découverte.

Les sarcophages comportaient chacun deux individus avec encore des éléments de parure.

Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan inconnu

Parties

La même maçonnerie d’une longueur de 2 m et d’une épaisseur de 0,85 m à 0,90 m, avec le départ d’une abside, a été reprise dans un second temps.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Le mur du premier édifice est également prolongé en élévation par des assises de moellons bien équarris. Un enduit de chaux, d’une épaisseur de 0,01 m à 0,02 m, a pu être observé sur le parement sud du mur. Un simple rejointoiement du parement a été observé à d’autres endroits.

Sol

Un sol en chaux blanche est venu sur un limon argileux et noir de 0,25 m à 0,45 m d’épaisseur. Le sol en chaux avait une épaisseur allant de 0,01 m à 0,03 m, jusqu’à 0,05 m au pied du mur. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : VIIe siècle

Le premier état du mur trouvé en fouille était en relation direct avec des sarcophages du type « Bourguignon-Champenois ». Ceux-ci sont bien datés dans la région Bourgogne de la fin du VIe et du début du VIIe siècle. Ce type de sarcophage a été trouvé dans la nécropole de Velars-sur-Ouche à 5 km de Fleurey-sur-Ouche, de même, le mobilier métallique ressemble à celui de Velars, daté de la première moitié du VIIe siècle.


État II : indéterminé, mais antérieur au XIIe siècle

Les deux creusements observés vers le mur correspondent, avec la présence de trous de poteau et de concentration de chaux, à une surface de chantier de construction, d’agrandissement ou de restauration du premier état. Le matériel trouvé dans les remblais n’a pas permis de préciser la date de ce second état.




Informations sur la publication

Date mai 2, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 3. En cours de relecture
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