ANDERNOS-LES-BAINS, Site du cimetière Saint-Eloi : Différence entre versions

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Maurin L., Souilhac V., 2004, « Les énigmes de Boios », dans ''Capitales éphémères. Des capitales de cités perdent leur statut dans l’Antiquité tardive (Tours, 6-8 mars 2003)'', p.191-205.
 
Maurin L., Souilhac V., 2004, « Les énigmes de Boios », dans ''Capitales éphémères. Des capitales de cités perdent leur statut dans l’Antiquité tardive (Tours, 6-8 mars 2003)'', p.191-205.
 
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L'existence d'un diocèse épiscopal des Boiates demeure en revanche plus incertain. Il repose sur l'interprétation du fragment découvert. Notons que lors du concile d'Agdes en 506, nul évêque n'est mentionné pour l'éventuelle cité des Boiates. [Maurin, Souilhac 2004,  p. 191-205]
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L'existence d'un diocèse épiscopal des Boiates demeure en revanche plus incertain. Il repose sur l'interprétation du fragment épigraphique découvert dans les ruines de l'ensemble gallo-romain, en 1905. Notons que lors du concile d'Agdes en 506, nul évêque n'est mentionné pour l'éventuelle cité des Boiates. [Maurin, Souilhac 2004,  p. 191-205]
 
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Toutefois M. Vieillard-Troiekouroff mentionne un four de potier d’époque gallo-romaine découvert sous une maison au sud de la mairie [Vieillard-Troiekouroff, 1978, p. 12] .  
 
Toutefois M. Vieillard-Troiekouroff mentionne un four de potier d’époque gallo-romaine découvert sous une maison au sud de la mairie [Vieillard-Troiekouroff, 1978, p. 12] .  
La basilique était très probablement un élément d’une villa de grande ampleur qui s’étendait vers le nord, au-delà de l’église Saint-Eloi et vers le sud, ce que laissaient suggérer les vestiges encore en place en 1866, emportés pour une partie d’entre eux lors de tempêtes, à la fin du XIXe siècle .
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La basilique était très probablement un élément d’une villa de grande ampleur qui s’étendait vers le nord, au-delà de l’église Saint-Eloi et vers le sud, ce que laissaient suggérer les vestiges encore en place en 1866, emportés pour une partie d’entre eux lors de tempêtes, à la fin du XIXe siècle .
 
 
 
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Les données concernant les circulations ont été déterminées grâce à l’étude architecturale entreprise par J.-P. Fourdrin et R. Monturet en 1994 (Institut de recherche sur l’architecture antique, Pau). Le travail accompli a permis de constater que l’édifice résultait d’une seule campagne de construction. L’étude architecturale a par ailleurs permis de confirmer la parenté de la construction avec d’autres villae d’Aquitaine [Monturet, Fourdrin, 1994] .
 
 
 
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Version du 22 avril 2013 à 12:29

Données

Topographie

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Adresse/Lieu-dit Boulevard de la plage
Toponyme
Propriétaire
Protection de l'édifice Classé au titre des Monuments Historiques en 1933
Références cartographiques carte IGN
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
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Altitude

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Sources historiques et identification

Sources epigraphiques

Découverte d'une inscription qui "se trouvait mêlée à des débris de poteries et de conduites en briques, dans une tranchée profonde creusée au pied même d’un mur parallèle à celui de l’église actuelle ». [Sarrau, 1905]. Ces indications ne permettent pas de localiser précisément le lieu d’invention de la plaque de marbre. Dès lors, la présence de cette plaque de marbre dans l’ensemble basilical peut très bien être le fait d’un remploi et l’on ne peut exclure le transport de l’objet.

Sources archéologiques

1903-1904. Fouille d’un édifice antique au sud de l’église Saint-Eloi sous l’égide d’A. de Sarrau. La campagne de fouille permet de mettre au jour un édifice antique de plan basilical. [Sarrau 1905]

En 1957, des fouilles sont effectuées dans l’église Saint-Eloi d’Andernos. Le matériel recueilli (tesson de poterie du Ve siècle) a été transmis à Ch. Lasserre par M. l’abbé Boudreau .

En 1993, l’étude architecturale des ruines antiques est confiée à J.-P. Fourdrin et R. Monturet (Institut de Recherche en Architecture Antique, Pau). [Fourdrin et Monturet 1994]

En 1995, une première prospection géophysique a été menée sur l'ensemble du parc Saint-Eloi. [Martinaud 1995]

En 1996, faisant suite à la prospection électrique, sous la direction de V. Souilhac, des sondages ont été creusés en divers points du site sans rien révéler. Dès lors, les origines d’un sanctuaire chrétien antérieur à la construction de l’église romane restent très hypothétiques. Inédit.

Sources Bibliographie

Sarrau, A., 1905, « Episcopus ecclesiae Boiorum (inscription d'Andernos) », Revue des études anciennes, p. 74-76.

Vieillard-Troïekouroff, M., 1978, « Les fouilles de la basilique funéraire d'Andernos (Gironde) », Cahier archéologique 27, p. 7-19.

Gauthier M.-M., 1993, « Andernos aux premiers temps chrétiens, Etudes et perspectives archéologiques », Cahiers archéologiques, p. 47-62.

Sion H., 1994, Carte archéologique de la Gaule, La Gironde, Académie des Inscriptions et Belles lettres, Paris,p. 59-63

Duval N., 1994, PMCF, Sud-Ouest et Centre, p. 23-26.

Fourdrin J.-P., Monturet R., 1994, « Andernos-les-bains, cimetière Saint-Eloi », BSRA 1994, 48.

Fourdrin J.-P., Eymeri B., Szelengowicz M., 1994, Les fouilles d’Aurélien de Sarrau à Andernos-les-Bains (Bassins d’Arcachon, 1903-1904), Angles-sur-l’Anglin,

Martinaud M., 1995, « Andernos-les-bains, cimetière Saint-Eloi », BSRA 1995, p. 54.

Souilhac V., 1997, « Le site gallo-romain d’Andernos. Etat de la question et projet d’étude », dans D’Arcachon à Andernos, regards sur le bassin. Actes du XLVIII congrès d’études régionales de la Fédération Historique du Sud-Ouest tenu à Arcachon et Andernos, les 20 et 21 avril 1996, Bordeaux, p. 73-83.

Maurin L., Souilhac V., 2004, « Biganos, hameau de Lamothe ( ?), La cité des Boiates », TCG XIII, p.95-105.

Maurin L., Souilhac V., 2004, « Les énigmes de Boios », dans Capitales éphémères. Des capitales de cités perdent leur statut dans l’Antiquité tardive (Tours, 6-8 mars 2003), p.191-205.

Conservation

Les ruines (premières assises) de l'ensemble de plan basilical sont encore visibles. Elles ont fait l'objet d'une campagne de restauration (Date ?).

Titulature actuelle

L'église voisine de l'ensemble basilical est placée sous le patronage de Saint-Eloi.

Diocèse actuel

Diocèse de Bordeaux

Diocèse historique

Aujourd’hui rattachée au diocèse ecclésiastique bordelais, il semblerait qu’au Bas-Empire , Andernos ait fait partie de la province de Novempopulanie, dont le métropolitain siégeait à Eauze. Son nom antique n’est pas connu. L'existence d'un diocèse épiscopal des Boiates demeure en revanche plus incertain. Il repose sur l'interprétation du fragment épigraphique découvert dans les ruines de l'ensemble gallo-romain, en 1905. Notons que lors du concile d'Agdes en 506, nul évêque n'est mentionné pour l'éventuelle cité des Boiates. [Maurin, Souilhac 2004, p. 191-205]


Contexte d’implantation

Description

L’ensemble constitué par le site gallo-romain et l’actuelle église Saint-Eloi est situé en bordure du rivage nord du bassin d’Arcachon, à proximité de la mairie d'Andernos. Installé à une centaine de mètres à l’intérieur des terres au Moyen Age, le site se retrouve aujourd’hui en front de mer. L’érosion marine associée à la constante remontée de eaux et aux perturbations météorologiques réduisent inexorablement cet espace au fort potentiel archéologique. [Dumas, 1983]

Structures antérieures

Les ressources archéologiques de la commune d'Andernos restent modestes. Il est donc difficile de formuler de quelconques hypothèses sur le contexte d’implantation de la basilique gallo-romaine [Sion, 1994, p. 61-62]. Toutefois M. Vieillard-Troiekouroff mentionne un four de potier d’époque gallo-romaine découvert sous une maison au sud de la mairie [Vieillard-Troiekouroff, 1978, p. 12] . La basilique était très probablement un élément d’une villa de grande ampleur qui s’étendait vers le nord, au-delà de l’église Saint-Eloi et vers le sud, ce que laissaient suggérer les vestiges encore en place en 1866, emportés pour une partie d’entre eux lors de tempêtes, à la fin du XIXe siècle .


Fonction

Description

La construction antique, homogène, s’étend sur 34,7 m. Elle est voisine et parallèle à l’église romane Saint-Eloi. Il s’agit d’un édifice de plan basilical, à nef unique et terminé en hémicycle, orienté est/ nord-est qui s’intégrait dans un ensemble monumental de plus grande ampleur aujourd’hui disparu. La partie occidentale de l’édifice a été ‘mangée’ par l’océan, M. Vieillard Troiekouroff restitue une longueur totale de 45 mètres. [Vieillard-Troiekouroff, 1978, p.12] L’entrée de l’abside, à l’est, est soulignée par des piliers plus saillants. D’après N. Duval ces piliers étaient sans doute destinés à recevoir un arc triomphal [Duval N., PMCF, p. 24]. Le vaisseau central est entouré d’une galerie annulaire – appelée aussi déambulatoire selon les auteurs. Les vestiges conservés permettent de restituer une vaste salle bordée de piliers engagés qui permettent de déterminer trois travées de dimensions presque égales (entre 6,30 et 6,40 m).

Les circulations sont relativement limitées et il semblerait qu’il n’y ait eu qu’un seul passage dans l’ensemble des constructions que nous connaissons – seules les galeries perpendiculaires à la construction, sises au nord, s’ouvrent sur l’espace annulaire de l’abside. Aucun passage ne permet une communication entre le vaisseau central et la galerie [Souilhac, 1996, p. 78].

Les données concernant les circulations ont été déterminées grâce à l’étude architecturale entreprise par J.-P. Fourdrin et R. Monturet en 1994 (Institut de recherche sur l’architecture antique, Pau). Le travail accompli a permis de constater que l’édifice résultait d’une seule campagne de construction. L’étude architecturale a par ailleurs permis de confirmer la parenté de la construction avec d’autres villae d’Aquitaine [Monturet, Fourdrin, 1994] .


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]


ANDERNOS-LES-BAINS, Site du cimetière Saint-Eloi (Galerie d'images)


Articulation en états

Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Inscription sur plaque de marbre vert. A. de Sarrau reste très approximatif sur les conditions de découverte de l’inscription : « Elle se trouvait mêlée à des débris de poteries et de conduites en briques, dans une tranchée profonde creusée au pied même d’un mur parallèle à celui de l’église actuelle ». [Sarrau, 1905]. Ces indications ne permettent pas de localiser précisément le lieu de découverte de la plaque de marbre. Retenons seulement que le contexte archéologique de provenance n’a rien à voir avec un contexte funéraire et s’apparente plus à un niveau archéologique de remblai. Dès lors, la présence de cette plaque de marbre dans l’ensemble basilical peut très bien être le fait d’un remploi et l’on ne peut exclure le transport de l’objet.

Typologie : Inscription qui passait traditionnellement pour une épitaphe en raison de sa découverte à proximité de sarcophages d'époque médiévale. En réalité, le texte est trop fragmentaire pour déterminer la nature de la pièce. [Souilhac 1997]

Dimensions : La pièce est fragmentaire, brisée sur trois côtés. Elle mesure dans son état actuel 20 cm x 30 cm. La surface est très irrégulière et ne semble pas avoir été préparée pour recevoir l'inscription. Le texte se développait sur trois lignes. La première est aujourd'hui largement amputée et ne lisons que la base de trois lettres. Elles restent difficilement restituables.

Il est écrit en lettre capitales de taille et de forme irrégulières avec une hauteur moyenne de 5, 5 cm. Les lettres ne sont pas profondément gravées. 

Matériau : A. de Sarrau y avait reconnu du marbre de Campan mais cette provenance n’a jamais été scientifiquement prouvée. M. Vieillard-Troiekouroff signalait des traces d'un ciment brun rougeâtre que nous n'avons pas reconnu lors de l'observation de la pièce (si ce n'est une ligne plus brune entre l2 et l3 qui est en réalité un défaut du marbre (?))

En l’absence de critères stratigraphiques, la datation ne se peut se fonder que sur les critères internes à l’inscription : paléographie et formulaire. La graphie et le décor de chrisme permettent de situer l’inscription d’Andernos entre la seconde moitié du IVe et la fin du Ve s. [Maurin, Souilhac 2004, p. 201]

Conservée à la Bibliothèque Municipale d’Andernos (Maison David)

Sarrau, A. (1905) : Souilhac, V. (1997) : Maurin, Souilhac (2004) :

[....] ...]IDIUS EPI[SCOPUS] [EC]CLES(IAE) chrisme BOIO[RUM]


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Informations sur la publication

Date février 25, 2013
Auteur Muberti Fiche personnelle
Statut de la fiche 1. En cours de rédaction
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