VIENNE, eglise Notre-Dame-d'Outre-Gère

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région Rhône-AlpesFermer
Département IsèreFermer
Commune VienneFermer
Insee 38544Fermer
Adresse/Lieu-dit
Toponyme
Propriétaire Privé
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 45.5286435
Longitude 4.8743014
Altitude

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Sources historiques et identification

Sources epigraphiques

Trois épitaphes dont la plus ancienne remonte à 502 (épitaphe de Peleger).

Sources archéologiques

• 1926, lors de la construction d’une piscine, A. Vassy, Conservateur du musée de Vienne, surveille les démolitions dans la partie ouest de l’église. En 1983 M. Jannet-Vallat étudie la façade et l’élévation sud de l’ancienne nef. Rapport des analyses de bâti et de sondages par M. Jannet-Vallat Rapport des fouilles de 1991-92 sous la direction de M. Zanettacci (sondages de part et d’autres de la façade occidentale). Rapport de fouilles Inrap : C. Arlaud, E. Bayen, J.-C. Mege, 2004.

Sources Bibliographie

JANNET-VALLAT M., LAUXEROIS R., REYNAUD J.-F., Vienne aux premiers temps chrétiens, Ministère de la culture, Patrimoine Rhônalpin, 1986. (Guide archéologique de la France n°11). JANNET-VALLAT M., Notre-Dame d’Outre Gère, étude archéologique 1983. Première partie : l’église dans son environnement géographique et historique, Bulletin de la Société des Amis de Vienne, 79, fasc. 3, 3e T. 1984, p. 5-25. Cartulaire de Saint-André-le-Bas, U. Chevalier, 1869, n° 197 Bulle de Calixte II du 14 Février 1120) TCCG Vienne. JANNET-VALLAT M., Eglise Notre-Dame d’Outre-Gère in : Les premiers monuments chrétiens de la France, 1 Sud-Est et Corse, dir. N. Duval, Atlas archéologique de la France, Paris, 1995, p. 248-250. Descombes F., Vienne in Topographie Chrétienne des cités de la Gaule, 3, p. 17-35. Zanettacci M., Notice archéologique dans Archéologie Médiévale, 1992, t.XII, p.473 et 1993, t.XXIII, p.403-404 Bony R., Urbanisme à Vienne du XVIe au XVIIIe siècle, Thèse de 3e cycle Université Lumière Lyon2, sous la direction de D.Ternois, Lyon 1985, polycopié.

Conservation

L'édifice médiéval a été transformé en habitation au XIXe et XXe s.

Titulature actuelle

Aucune

Titulature historique

Notre-Dame

Diocèse actuel

Vienne et Grenoble

Diocèse historique

Vienne


Contexte d’implantation

Description

La basilique funéraire a été construite au pied de la colline de la Bathie, sans doute extra-muros, au sud du débouché d’un ancien pont romain sur le Rhône, à proximité de la voie menant à Lyon et de la basilique funéraire de Saint-Sevère.

Structures antérieures

Des traces d'un habitat antique jusqu’au IVe s. ont été trouvées sous la basilique.

Habitat contemporain

Des traces d'un habitat antique jusqu’au IVe s. ont été trouvées sous la basilique (états 1 à 6 pour les archéologues).


Fonction

Bâtiment

BasiliqueFermer

Description

Basilique funéraire puis église paroissiale au Moyen Age


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

La partie orientale de l’église romane subsiste en élévation à l’intérieur des immeubles. La partie occidentale a été fouillée partiellement en 1983 puis de façon plus complète en 1991-92.

VIENNE, eglise Notre-Dame-d'Outre-Gère (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

La basilique avait un plan à 3 nefs de grande taille. Seule la partie occidentale de l’église est connue Façade de 24.50 m de large (mur large et solidement fondés Nefs : centrale de 10m et bas-côtés de 4.20m en œuvre.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Murs en petit appareil, aux puissantes fondations explicables par un substrat d’alluvions du Rhône (1,60m d’épaisseur en partie basse et 1.30m au-dessus et de 2 à 3m de profondeur pour les fondations). On ignore si la diminution d’épaisseur du mur correspond à un ressaut de fondation ou à un rétrécissement du mur dans un état postérieur. On peut supposer comme à Saint-Pierre, un tremblement de terre qui aurait détruit les élévations d’où une reconstruction à un niveau plus élevé.

Sol

Pas de sol matérialisé. EmptyData.png

Autres

Deux piedroits accolés à la façade donnent l’emplacement de stylobate séparant la nef des bas-côtés. On n’a pas de preuve de l’existence d’une porte en façade occidentale. EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

De nombreuses tombes ont été estimées par les archéologues contemporaines de cet état mais curieusement elles s’établissent à 1,20m sous le niveau du ressaut de fondations : il s’agit pour l’essentiel de formae établies en une seule étape et très vite utilisées. Ces tombes sont constituées au nord de sarcophages en demi-cuves plutôt trapézoïdaux et pourvus d’alvéoles ; au sud de coffres de grandes dalles géminées. EmptyData.png

Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Plan basilical. La façade pourrait avoir été reconstruite (sur 0.50 à 1m de hauteur) et pourvue d’une porte dans l’axe. Les archéologues n’ont pu déterminer si la reconstruction avait également touché les murs gouttereaux nord et sud. Le niveau du seuil (153,30m) est semblable à celui du ressaut de fondation.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Murs gouttereaux de 1,30m d’épaisseur, moellons irréguliers (roches primaires) sauf pour les piedroits de la porte en grand appareil

Sol

Fragments de sol en mortier de tuileau au-dessus des tombes du bas-côté sud. EmptyData.png

Autres

Porte de 3.40 m de large dont les piedroits comportent de gros blocs de remplois EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

Quelques sépultures contemporaines de l’état 8 sont encore situées à des niveaux profonds. Il s’agit de sarcophages trapézoïdaux. A un niveau plus élevé se placent des coffres de dalles, des coffres mixtes et des sarcophages trapézoïdaux. EmptyData.png

Inscriptions

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Etat III

Etat III
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Plan basilical. La façade est reconstruite à environ 1m au-dessus du seuil primitif. La porte axiale pourrait avoir été reconstruite et rétrécie et de même avec un seuil remontée d’environ 1m. On ignore à partir de quel niveau les murs gouttereaux sont reconstruits mais ils sont conservés jusqu’au niveau des fenêtres des bas-côtés.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Murs en petit appareil visibles sur 13m de hauteur EmptyData.png EmptyData.png

Autres

10 fenêtres des bas-côtés correspondant à 10 travées ? EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

Etat I : Edifice du Ve siècle d’après M. Zannettacci mais la présence de sarcophages trapézoïdaux dans les niveaux profonds suggère au moins la fin du siècle Etat II : datation entre la fin du Ve-début VIe s. et le VIIe s. par les épitaphes et par les tombes Etat III : datation possible du Xe s. par les ouvertures des bas-côtés ?. Les piliers carrés de la nef (moyen appareil calcaire), l’arc triomphal (beaux claveaux calcaire en appareil régulier) serait daté du XIIe s. (C.Arlaud 2004)

Interprétation

Restent à élucider les questions du ressaut de fondation, des multiples reconstructions de la façade (ou simplement des remaniements de la porte occidentale) et celui de l’église romane.

Comparaisons

Le plan paraît un unicum dans la typologie des églises viennoises qui adoptent volontiers le plan à nef unique ; les dimensions sont aussi impressionnantes. La typologie des murs rappelle celle de Saint-Pierre de Vienne (même profondeur des fondations, même petit appareil). On pourrait aussi mettre en parallèle la reconstruction de Saint-Pierre presque à partir des fondations aux Ve-VIe siècles (destructions, tremblements de terre ou …)



Informations sur la publication

Date décembre 18, 2013
Auteur Jfreynaud Fiche personnelle
Statut de la fiche 4. Fiche non validée
Qualité de la fiche Fiable