SALMAISE, église Notre-Dame

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCE
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Commune Salmaise
Insee 21580
Adresse/Lieu-dit Rue de l’église
Toponyme
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice Cl. M.H. 24.06.1983
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 47.457534
Longitude 4.660911
Altitude


Sources historiques et identification

Sources indirectes

Roserot A., 1924, Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, Paris. Courtépée C. et Béguillet M., 1847-1848, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, Avallon, t. 4, p. 233-235. Chevrier G. et Chaume M., 1943-1986, Chartes et documents de Saint-Bénigne. Prieurés et dépendances des origines à 1300, t. 2 (990-1124), Dijon, 1943, chartes n° 217, 255, 272, 341 et 373.

Sources archéologiques

Sapin C. (dir.), 1988, Rapport de fouilles archéologiques de l’église de Salmaise (21), 3 vol., Dijon, SRA Bourgogne et association Burgondie. Sapin C., 1990, Étude archéologique du transept de l’église de Salmaise (21), Dijon, SRA Bourgogne et association Burgondie. Saint-Jean Vitus B., 1998, D.F.S. de surveillance de travaux de drainage (16/02 au 18/02/1998), Dijon, DRAC Bourgogne.

Sources d'archives

Médiathèque de l’architecture et du patrimoine : [[1]] Bibliothèque municipale de Dijon : Denizot J., 1866, L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866), ms. 1731, t. V-2, p. 410-412. Archives départementales de la Côte-d’Or : 1 H 1550 ; 1 H 1755 ; C 1205 ; B 11637 ; 2 O 580/7.

Sources Bibliographie

Petit P., 1912-1913, « Salmaise ancien et moderne », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 37, p. 15-18.

Bulst N., 1973, Untersuchungen zu der Klosterreform Wilhelms von Dijon (962-1031), Bonn, p.51-52.

Salvêque J.-D., 1980, « L’église de Salmaise », Mémoires de la Commission des antiquité de la Côte-d’Or, 32, p. 337-344.

Sapin C., 1986, La Bourgogne préromane, Paris, p. 238-241 et 243.

Sapin C., 1993, « Saint-Bénigne de Dijon, Saint-Pierre de Flavigny et les ateliers de sculpture de la première moitié du XIe siècle », Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or, 35, p. 238-242.

Sapin C. (dir.), 1999, Les prémices de l’art roman en Bourgogne, Auxerre, p. 79-80.

Sapin C. (dir.), 2006, La Bourgogne romane, Dijon, p. 58 et 70-71.

Références à la documentation graphique et photographique

Bibliothèque municipale de Dijon : plan de De Truchis, 1898, ms. 2860, 2892, 2893 et 2894.

Conservation

Il ne subsiste de l’église romane que le chevet et une partie du transept. Parallèlement aux travaux de restauration du chœur, sous la direction de l’architecte en chef des Monuments historiques F. Didier, trois campagnes de fouilles se sont déroulées entre 1988 et 1992. La nef romane a disparu à la fin du XIXe siècle lors de l’édification de la construction actuelle néo-gothique.

Titulature actuelle

Notre-Dame

Titulature historique

Notre-Dame

Diocèse actuel

Dijon

Diocèse historique

Autun


Contexte d’implantation

Description

L’église se trouve en contrebas du château qui occupe l’extrémité d’un plan calcaire.

Habitat contemporain

Selon les sources, l’église avait été en relation avec un castrum que l’on peut entendre comme le lieu fortifié comprenant le château.


Fonction

Bâtiment

Église

Description

Paroissiale et priorale à partir de 1013.


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

Plusieurs fragments de sarcophages typiques des formes régionales de la fin des VIe et VIIe siècles ont été retrouvés en réemploi ou dans les fouilles attestant d’une occupation antérieure.

SALMAISE, église Notre-Dame (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
Plan à l'état I
Architecture

Plan

Plan basilical (longitudinal)

Parties

Le chevet conservé comprend une longue travée droite et une abside encadrée de deux absidioles accessibles depuis le transept. Le chevet mesure 11 m de long sur 8,5 m de large hors-œuvre. L’épaisseur des murs du chevet varie entre 1,20 m (à l’est) et 1,60 m (murs nord et sud). La fouille a permis de retrouver une petite crypte de 3,5 m de largeur pour 3,30 m de longueur, occupant le centre de l’abside et accessible par un escalier situé du côté nord. Les feuillures conservées d’une porte indiquent que l’on pouvait clore cette crypte.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Les maçonneries de ce premier état sont constituées de moellons calcaires allongés bien équarris et de dimensions variées. Les moellons les plus importants et les mieux travaillés appartiennent aux maçonneries des pieds droits de l’arc triomphal ou aux vestiges des arcatures. Dans le transept, des traces de joints ferrés ont pu être observés et pour l’absidiole sud la maçonnerie était identique en soubassement à celle décrite précédemment et implantée en profondeur dans un liant de mortier de chaux beige sableux.

Sol

Le sol de la crypte est en terre battue.

Couverture

L’étude du bâti a montré que la travée droite du sanctuaire était, dès l’origine, en pierre en dépit d’une largeur importante. La voûte en plein cintre s’était tassée, une partie s’était effondrée, mais la restauration a pu conserver un tiers de la maçonnerie en place. La crypte, découverte lors de la fouille, possédait encore le départ de son voûtement très aplati du fait de la position du sanctuaire au-dessus d’elle.

Autres

Un rang d’arcatures anime au niveau supérieur les murs latéraux du sanctuaire et de l’abside. Des colonnes et des chapiteaux appartenant à ce décor ont été retrouvés dans les maçonneries lors des restaurations récentes. Ces éléments ont été réutilisés pour restituer ou compléter les arcatures qui avaient été modifiées au court des temps. EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Des chapiteaux et un fragment de pilastre ont été découverts dans les murs de l’église et lors de la fouille. Ils ont été réutilisés dans la restauration du sanctuaire. Un fragment de pilier est orné, à l’intérieur d’un cadre à double bords, d’une crosse et boule en-dessous. Sur l’un des chapiteaux, des entrelacs à deux brins occupent la partie centrale de la corbeille et se poursuivent sur le tailloir.


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : début du XIe siècle, 1020-1030

On ne sait rien de l’église mentionnée en 1013. La fouille n’a pas permis de retrouver des vestiges ; mais elle pouvait se trouver à proximité ou éventuellement plus à l’ouest. Les caractéristiques architecturales des parties conservées du chevet, avec ses trois absides, son transept et sa nef à trois vaisseaux avec ses piliers quadrangulaires (connus par les plans anciens avant destruction) concourent à situer l’ensemble au second quart du XIe siècle. Le décor des arcatures est, particulièrement des chapiteaux, attestent également par les comparaisons cette même période. Enfin, les donations connues par les chartes, dans ce début du XIe siècle, contribuent à voir dans cette église l’édifice établit par les moines de Saint-Bénigne après leur arrivée.




Informations sur la publication

Date mai 25, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 4. Fiche non validée
Qualité de la fiche Donnée non renseignée