« SAINT-LÉGER-TRIEY, abbatiale Saint-Léger-de-Champeaux » : différence entre les versions

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|sources_indirectes=Courtépée C., Béguillet M., 1847-1848, ''Description générale et particulière du duché de Bourgogne'', Avallon, t.II, p. 242-243.
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Garnier J., 1875, « Chronique de Bèze », ''Analecta Divionensia'', p. 261.
Garnier J., 1875, « Chronique de Bèze », ''Analecta Divionensia'', p. 261.
|sources_archives=Archives privées du château : 1718 (procès verbal de visite).


 
Bibliothèque municipale de Dijon : Denizot J., 1866, ''L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866)'', t. V-3, ms. 1731, p. 334-335bis.
|sources_archives=Archives privées du château : 1718, PV de visite.
|sources_archeologiques=Sapin C., 1978, « L’ancienne abbaye Saint-Léger-de-Champeaux (Saint-Léger-Triey, Côte-d’Or), contribution à l’étude archéologique des éléments subsistants et des fouilles récentes, 1969-1977 », ''Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or'', 30 (1976-1977), p. 237-256.
 
|bibliographie=Bresson J., 1902, « L’ancien prieuré de Saint-Léger au duché de Bourgogne », ''Bulletin d’histoire religieuse et littéraire du diocèse de Dijon'', 20, p. 205-258.
Bibliothèque municipale de Dijon : Denizot J., 1866, ''L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866)'',t. V-3, ms. 1731, p. 334-335bis.
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|bibliographie=Bresson J., 1902, « L’ancien prieuré de Saint-Léger au duché de Bourgogne », ''Bulletin d’histoire religieuse et littéraire du diocèse de Dijon'', t. XX, p. 205-258.


Sapin C., 1986, ''La Bourgogne préromane'', Paris, p. 63-67.
Sapin C., 1986, ''La Bourgogne préromane'', Paris, p. 63-67.


Camp P., 1983, ''Recherches sur l’histoire de Saint-Léger-de-Champeaux'', dactyl., s.l., déc.1983.
Camp P., 1983, ''Recherches sur l’histoire de Saint-Léger-de-Champeaux'', dactyl., s. l., déc. 1983.


1990, ''Intellectuels et artistes dans l'Europe carolingienne : IXe-XIe siècle'', Catalogue de l'exposition du Musée d'Art et d'Histoire d'Auxerre à l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre juillet-octobre 1990, Clamecy, p. 219-221.
1990, ''Intellectuels et artistes dans l'Europe carolingienne : IXe-XIe siècle'', catalogue de l'exposition du musée d'Art et d'Histoire d'Auxerre, abbaye Saint-Germain d'Auxerre, juillet-octobre 1990, Clamecy, p. 219-221.


Provost M., « Saint-Léger-Triey », ''Carte archéologique de la Gaule, La Côte-d’Or 21/3'', Paris, 2009, notice 556, p. 140.
Provost M., 2009, « Saint-Léger-Triey », in ''Carte archéologique de la Gaule, 21/3 (La Côte-d’Or)'', Paris, p. 140 (notice 556).


Deflou-Leca N., 2010, ''Saint-Germain d’Auxerre et ses dépendances (Ve-XIIIe siècle)'', Saint-Étienne, p. 48-49, 52, 56, 219, 230-241.
Deflou-Leca N., 2010, ''Saint-Germain d’Auxerre et ses dépendances (Ve-XIIIe siècle)'', Saint-Étienne, p. 48-49, 52, 56, 219 et 230-241.
|references_documentation=Sapin C., 1978, « L’ancienne abbaye Saint-Léger-de-Champeaux (Saint-Léger-Triey, Côte-d’Or), contribution à l’étude archéologique des éléments subsistants et des fouilles récentes, 1969-1977 », ''Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or'', t. 30, 1976-1977, plan p. 240, 243.  
|references_documentation=Sapin C., 1978, « L’ancienne abbaye Saint-Léger-de-Champeaux (Saint-Léger-Triey, Côte-d’Or), contribution à l’étude archéologique des éléments subsistants et des fouilles récentes, 1969-1977 », ''Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or'', 30 (1976-1977), plan p. 240, 243.  


Sapin C., 1986, ''La Bourgogne préromane'', Paris, p. 64-65.
Sapin C., 1986, ''La Bourgogne préromane'', Paris, p. 64-65.
|conservation=Il ne reste de l’abbatiale que les traces d’un porche et d’une avant-nef voûtée qui sont conservés au sein d’une demeure privée dans la partie centrale du rez-de-chaussée et à l’étage. Des baies sont visibles dans les combles.
|conservation=Il ne reste de l’abbatiale que les traces d’un porche et d’une avant-nef voûtée, qui sont conservés au sein d’une demeure privée dans la partie centrale du rez-de-chaussée et à l’étage. Des baies sont visibles dans les combles.
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|description=L’édifice a été détruit en grande partie au XVIIIe siècle. Ces vestiges sont intégrés dans une propriété privée visible de la route.
|description=L’édifice a été détruit en grande partie au XVIIIe siècle. Ces vestiges sont intégrés dans une propriété privée visible de la route.
|habitat_contemporain=La voie romaine Pontailler-sur-Saône-Dijon au Sud de Drambon, connue sous le nom de Chemin de Dijon,  traversait la commune.
|habitat_contemporain=La voie romaine Pontailler-sur-Saône Dijon, au sud de Drambon, connue sous le nom de Chemin de Dijon,  traversait la commune.
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|description=L’abbaye est mentionnée en 826 dans la chronique de l’abbaye de Bèze. Théodérard, l’une des filles de Charlemagne, serait à l’origine de sa fondation. Une charte de 994 précise que l’abbaye est donnée par Henri I, Duc de Bourgogne, aux religieux de Saint-Germain d’Auxerre. Raoul Glaber passa à Saint-Léger-de-Champeaux où il eut sa première rencontre avec le diable.
|description=L’abbaye est mentionnée en 826 dans la chronique de l’abbaye de Bèze. Théodrade, l’une des filles de Charlemagne, serait à l’origine de sa fondation. Une charte de 994 précise que l’abbaye est donnée par Henri I, duc de Bourgogne, aux religieux de Saint-Germain d’Auxerre. Raoul Glaber passa à Saint-Léger-de-Champeaux, où il eut sa première rencontre avec le diable.
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|parties=L’édifice devait mesurer à l’origine plus de 40 m de long de l’entrée ouest, à l’extérieure des absidioles et du chevet supposé. À l’Ouest, il possédait probablement une première avant-nef et comportait un transept dont on a retrouvé l’absidiole sud. La largeur de l’édifice devait être, à la hauteur du transept, d’environ 22 m. L’épaisseur la plus importante des murs était de 1,20 m. L’abside centrale n’a pas était reconnue.
|parties=L’édifice devait mesurer à l’origine plus de 40 m de longueur, de l’entrée ouest jusqu'à l’extérieur des absidioles et du chevet supposé. À l’ouest, il possédait probablement une première avant-nef et comportait un transept, dont on a retrouvé l’absidiole sud. La largeur de l’édifice devait être, à la hauteur du transept, d’environ 22 m. L’épaisseur la plus importante des murs était de 1,20 m. L’abside centrale n’a pas été reconnue.
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|parties=L’édifice devait mesurer  environ 52 m de long. À l’ouest, deux « ''augmenta'' » devaient encadrer une construction voûtée et peut-être permettre d’accéder à l’étage supérieur pour des raisons liturgiques. Les grandes arcades à larges doubleaux sont encore visibles, de même que le voûtement de cet espace. On suppose que la nef était flanquée de deux collatéraux, nord et sud, pouvant mesurer 2,90 m de large, si l’on tient compte de l’arrachement du mur gouttereau sud découvert en fouille. Dans ce second état, une crypte est établie dans la partie orientale ainsi qu’à l’absidiole sud originelle.
|maconnerie=Dans l’absidiole sud reprise, on distingue des pilastres permettant le voûtement de cette construction au niveau de la crypte.
|maconnerie=Dans l’absidiole sud reprise, on distingue des pilastres permettant le voûtement de cette construction au niveau de la crypte.
|autres=Les baies retrouvées dans les combles de l’avant-nef doivent appartenir à cet état.
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{{Considérations critiques
{{Considérations critiques
|chronologie=État I : Début du IXe siècle.
|chronologie=État I : début du IXe siècle
On peut reconstituer un premier chevet avec au moins un transept avec absidioles et une nef à trois vaisseaux. L’ensemble pourrait correspondre à une construction du début du IXe siècle selon la chronologie relative de l’édifice et les informations historiques faisant apparaître le site dans les premières années de ce siècle. Par ailleurs, le plan,  ainsi restitué avec la distribution des absidioles, est à rapprocher du chevet d’Inden-Kornelimünster consacré au Sauveur en juillet 817. Le chapiteau en marbre blanc et les nombreux fragments d’entrelacs militent également pour une datation au début du IXe siècle.
 
On peut reconstituer un premier chevet avec au moins un transept avec absidioles et une nef à trois vaisseaux. L’ensemble pourrait correspondre à une construction du début du IXe siècle, selon la chronologie relative de l’édifice et les informations historiques faisant apparaître le site dans les premières années de ce siècle. Par ailleurs, le plan,  ainsi restitué avec la distribution des absidioles, est à rapprocher du chevet d’Inden-Kornelimünster consacré au Sauveur en juillet 817. Le chapiteau en marbre blanc et les nombreux fragments d’entrelacs militent également pour une datation au début du IXe siècle.
 
 
État II : XIe siècle


État II : XIe siècle.
La disposition de la construction occidentale rappelle celle de Saint-Vorles de Châtillon-sur-Seine, autour de l’an Mil. La proportion des voûtes et des passages, les grandes arcades à larges doubleaux sont à rapprocher des premières constructions romanes. La mise en œuvre de petits moellons réguliers pour la restauration de la chapelle sud est proche de celle de la crypte de Saint-Étienne de Dijon. Cet état pourrait correspondre à la reprise de la construction carolingienne, au moment de l’arrivée des religieux de Saint-Germain d’Auxerre, à la fin du Xe siècle.
La disposition de la construction occidentale rappelle celle de Saint-Vorles de Châtillon-sur-Seine, autour de l’an mil. La proportion des voûtes et des passages, les grandes arcades à larges doubleaux sont à rapprocher des premières constructions romanes. La mise en œuvre de petits moellons réguliers pour la restauration de la chapelle sud est proche de celle de la crypte de Saint-Étienne de Dijon. Cet état pourrait correspondre à la reprise de la construction carolingienne au moment de l’arrivée des religieux de Saint-Germain d’Auxerre à la fin du Xe siècle.
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|date_fiche=2011/05/30
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Version actuelle datée du 14 décembre 2016 à 09:32

Données

Topographie

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Adresse/Lieu-dit
Toponyme
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Références cartographiques
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Altitude

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Courtépée C. et Béguillet M., 1847-1848, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, Avallon, t. 2, p. 242-243.

Garnier J., 1875, « Chronique de Bèze », Analecta Divionensia, p. 261.

Sources archéologiques

Sapin C., 1978, « L’ancienne abbaye Saint-Léger-de-Champeaux (Saint-Léger-Triey, Côte-d’Or), contribution à l’étude archéologique des éléments subsistants et des fouilles récentes, 1969-1977 », Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or, 30 (1976-1977), p. 237-256.

Sources d'archives

Archives privées du château : 1718 (procès verbal de visite).

Bibliothèque municipale de Dijon : Denizot J., 1866, L'encyclopédie du département de la Côte-d'Or, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms anciens et modernes des localités... (commencée en 1866), t. V-3, ms. 1731, p. 334-335bis.

Sources Bibliographie

Bresson J., 1902, « L’ancien prieuré de Saint-Léger au duché de Bourgogne », Bulletin d’histoire religieuse et littéraire du diocèse de Dijon, 20, p. 205-258.

Sapin C., 1986, La Bourgogne préromane, Paris, p. 63-67.

Camp P., 1983, Recherches sur l’histoire de Saint-Léger-de-Champeaux, dactyl., s. l., déc. 1983.

1990, Intellectuels et artistes dans l'Europe carolingienne : IXe-XIe siècle, catalogue de l'exposition du musée d'Art et d'Histoire d'Auxerre, abbaye Saint-Germain d'Auxerre, juillet-octobre 1990, Clamecy, p. 219-221.

Provost M., 2009, « Saint-Léger-Triey », in Carte archéologique de la Gaule, 21/3 (La Côte-d’Or), Paris, p. 140 (notice 556).

Deflou-Leca N., 2010, Saint-Germain d’Auxerre et ses dépendances (Ve-XIIIe siècle), Saint-Étienne, p. 48-49, 52, 56, 219 et 230-241.

Références à la documentation graphique et photographique

Sapin C., 1978, « L’ancienne abbaye Saint-Léger-de-Champeaux (Saint-Léger-Triey, Côte-d’Or), contribution à l’étude archéologique des éléments subsistants et des fouilles récentes, 1969-1977 », Mémoires de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or, 30 (1976-1977), plan p. 240, 243.

Sapin C., 1986, La Bourgogne préromane, Paris, p. 64-65.

Conservation

Il ne reste de l’abbatiale que les traces d’un porche et d’une avant-nef voûtée, qui sont conservés au sein d’une demeure privée dans la partie centrale du rez-de-chaussée et à l’étage. Des baies sont visibles dans les combles.

Titulature historique

Saint-Léger

Diocèse actuel

Dijon

Diocèse historique

Langres


Contexte d’implantation

Description

L’édifice a été détruit en grande partie au XVIIIe siècle. Ces vestiges sont intégrés dans une propriété privée visible de la route.

Habitat contemporain

La voie romaine Pontailler-sur-Saône – Dijon, au sud de Drambon, connue sous le nom de Chemin de Dijon, traversait la commune.


Fonction

Bâtiment

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Description

Monastique (abbatiale au IXe siècle, priorale au XIe siècle).


Informations générales

Description
Évolution du plan

L’abbaye est mentionnée en 826 dans la chronique de l’abbaye de Bèze. Théodrade, l’une des filles de Charlemagne, serait à l’origine de sa fondation. Une charte de 994 précise que l’abbaye est donnée par Henri I, duc de Bourgogne, aux religieux de Saint-Germain d’Auxerre. Raoul Glaber passa à Saint-Léger-de-Champeaux, où il eut sa première rencontre avec le diable.

SAINT-LÉGER-TRIEY, abbatiale Saint-Léger-de-Champeaux (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

L’édifice devait mesurer à l’origine plus de 40 m de longueur, de l’entrée ouest jusqu'à l’extérieur des absidioles et du chevet supposé. À l’ouest, il possédait probablement une première avant-nef et comportait un transept, dont on a retrouvé l’absidiole sud. La largeur de l’édifice devait être, à la hauteur du transept, d’environ 22 m. L’épaisseur la plus importante des murs était de 1,20 m. L’abside centrale n’a pas été reconnue.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

L’absidiole était construite en petits moellons par lits d’assise réguliers. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

L’édifice devait mesurer environ 52 m de long. À l’ouest, deux « augmenta » devaient encadrer une construction voûtée et peut-être permettre d’accéder à l’étage supérieur pour des raisons liturgiques. Les grandes arcades à larges doubleaux sont encore visibles, de même que le voûtement de cet espace. On suppose que la nef était flanquée de deux collatéraux, nord et sud, pouvant mesurer 2,90 m de large, si l’on tient compte de l’arrachement du mur gouttereau sud découvert en fouille. Dans ce second état, une crypte est établie dans la partie orientale ainsi qu’à l’absidiole sud originelle.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Dans l’absidiole sud reprise, on distingue des pilastres permettant le voûtement de cette construction au niveau de la crypte. EmptyData.png EmptyData.png

Autres

Les baies retrouvées dans les combles de l’avant-nef doivent appartenir à cet état. EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Un chapiteau a été découvert hors contexte. En marbre blanc d’une hauteur de 0,19 m, il possède un décor de plusieurs rangs de feuillages profondément incisés et offrant un effet de « coup de vent » typique du début du IXe siècle. De nombreux fragments de décor à entrelacs à trois brins (impostes, fragments de pilastres et de croix) ont été trouvés dans les fouilles ainsi qu’en réemploi (fragments d’impostes) dans le mur intérieur nord de l’avant-nef. Ce type de décor est typique de l’époque carolingienne.


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : début du IXe siècle

On peut reconstituer un premier chevet avec au moins un transept avec absidioles et une nef à trois vaisseaux. L’ensemble pourrait correspondre à une construction du début du IXe siècle, selon la chronologie relative de l’édifice et les informations historiques faisant apparaître le site dans les premières années de ce siècle. Par ailleurs, le plan, ainsi restitué avec la distribution des absidioles, est à rapprocher du chevet d’Inden-Kornelimünster consacré au Sauveur en juillet 817. Le chapiteau en marbre blanc et les nombreux fragments d’entrelacs militent également pour une datation au début du IXe siècle.


État II : XIe siècle

La disposition de la construction occidentale rappelle celle de Saint-Vorles de Châtillon-sur-Seine, autour de l’an Mil. La proportion des voûtes et des passages, les grandes arcades à larges doubleaux sont à rapprocher des premières constructions romanes. La mise en œuvre de petits moellons réguliers pour la restauration de la chapelle sud est proche de celle de la crypte de Saint-Étienne de Dijon. Cet état pourrait correspondre à la reprise de la construction carolingienne, au moment de l’arrivée des religieux de Saint-Germain d’Auxerre, à la fin du Xe siècle.




Informations sur la publication

Date mai 30, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 4. Fiche non validée
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