SAINT-CLAUDE, monastère

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCE
Région Franche-Comté
Département Jura
Commune Saint-ClaudeFermer
Insee 39478Fermer
Adresse/Lieu-dit Place de l'Abbaye
Toponyme
Propriétaire État, Communauté de Communes, Commune
Protection de l'édifice Cl. MH 30.10.1906 (ancienne abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul-Saint-André)
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 46.386540
Longitude 5.866594
Altitude 438 m

[[Catégorie:Saint-ClaudeFermer]]


Sources historiques et identification

Sources indirectes

Duhem G., Gros G., Ligier S., Rodot A., Vregille B. de, 1960, Saint Claude, vie et présence, Paris.

Martine F., 1968, Vie des Pères du Jura, Paris (Sources chrétiennes, 142).

Locatelli R., Moyse G., Vregille B. de, 1998, Gallia Pontificia : Le diocèse de Besançon, Hundert Jahre Papsturkundenforschung, bilanz-methoden-perspektiven, Göttingen.

Sources archéologiques

Bully S., 1994, Carte archéologique de la ville de Saint-Claude (F-39), de la préhistoire à l’époque romaine et de son abbaye durant le Moyen Âge, Mémoire de maîtrise en histoire de l’art et archéologie ss. dir. É. Vergnolle, Université de Franche-Comté, 2 vol.

Mordefroid (J.-L.) et al., 1995, Cathédrale de Saint-Claude : sondage dans le chœur, D. F. S. de sondage archéologique, centre de documentation du S. R. A., Besançon.

Bully S., dir., 2005, Saint-Claude (F39), ancien Palais Abbatial, D.F.S. de fouilles programmées pluriannuelles (1998-2003), 4 vol.

Bully S., 2008, Étude de topographie monastique : l’ancien palais abbatial de Saint-Claude (Jura), Ve-XVIIIe siècles, thèse de doctorat d’histoire de l’art, Université de Franche-Comté.

Sources d'archives

Arch. dép. du Jura, sous série 2 H, fonds de l'abbaye de Saint-Claude.

Arch. dép. du Doubs, 7 H1-7 H64, fonds de l'abbaye de Saint-Claude.

Arch. mun. de Saint-Claude, fonds ancien, en particulier séries AA, GG, II.

Arch. dioc. du Jura, ZZ53, cartulaire de Gaillard.

Bibl. nat., nouv. acq. lat. 1558, Chronique de Saint-Claude.

Ms. Philipps Codices latini Philippici 15, t. II., Cartularium Condatescense de P.- F. Chifflet.

Bibl. des Bollandistes, Bruxelles, Ms 220, Libellus metricus.

Sources Bibliographie

Ferroul-Montgaillard Abbé, 1855, Histoire de l’abbaye de Saint-Claude depuis sa fondation jusqu’à son érection en évêché, Lons-le-Saunier, 2 vol.

Benoît Dom P., 1890-1892, Histoire de l’abbaye et de la terre de Saint-Claude, Montreuil-sur-Mer, 2 vol.

Vieillard-Troiekouroff M., 1976, Les monuments religieux de la Gaule d'après les œuvres de Grégoire de Tours, Paris, p. 249-248.

Bully S., 2009, "Familles d'églises et circulations : le cas de l'abbaye de Saint-Claude (Jura), du Ve au XVIIIe siècle", in Baud A. dir, Organisation de l'espace ecclésial au Moyen Âge, TMO 53, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, p. 75-81.

Références à la documentation graphique et photographique

Arch. dép. du Jura, 13H 10, Vue en perspective de l’abbaye de Saint-Claude, XVIIe s.

Vue d'ensemble de l'abbaye et de la ville de Saint-Claude, gravure de J. J. Tournier, coll. part., 1718.

Arch. dép. du Doubs, 1 Fi 685, plan de l'enceinte de l'abbaye levé en 1569.

Conservation

Des trois églises de l'abbaye, seule l'ancienne abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul-Saint-André existe encore, dans son état XIVe-XVIIIe siècles. L'église Saint-Oyend-Saint-Claude a été démolie en 1754. La disparition de Saint-Étienne est antérieure à cette date. Un segment d'une galerie couverte reliant l'église des trois apôtres à l'église Saint-Oyend, construite dans la première moitié du XIe siècle, est conservé en élévation.

Titulature historique

Le nom primitif du monastère Condadisco (confluence) rappelle la topographie du lieu où s'établirent les Pères du Jura. La titulature de Saint-Oyend est attestée dans les sources à compter du VIIIe siècle (l'abbé Oyend est mort vers 512/514), parfois encore associée au toponyme Condadisco. Le vocable Saint-Oyend-de-Joux prévaut durant tout le Moyen Âge ; il est associé à celui de Saint-Claude plus fréquemment à l'époque Moderne, même si celui-ci apparaît au moment du développement du culte de saint Claude au XIIe siècle.

Diocèse actuel

Saint-Claude

Diocèse historique

Lyon


Contexte d’implantation

Description

Le monastère s'est implanté à la confluence des deux rivières Bienne et Tacon, sur un replat dominant les deux cours d'eau.

Structures antérieures

Lors de sondages réalisés dans la nef de la cathédrale (ancienne abbatiale) en 1990 et 1995, une occupation protohistorique et une occupation du IIe siècle ap. J.-C., non précisée, ont été reconnues. Une structure en matériau périssable (trous de poteaux, sablière basse), peut-être du haut empire, a été révélée. De plus, la fouille du « grand cloître », galerie couverte reliant l’abbatiale à l’église Saint-Oyend, a mis au jour un niveau d’occupation gallo-romain.

Habitat contemporain

Les sources médiévales tardives (XIIIe siècle) rapportent l'existence, au moins au VIe siècle, d'une population laïque dans l'environnement du monastère puisque l'édification d'une église dotée de fonts baptismaux aurait été nécessaire pour la desservir.


Fonction

Bâtiment

MonastèreFermer

Description

Monastique, pèlerinage depuis les origines mais surtout à partir de la fin du XIIe siècle, également des fonctions paroissiales pour la basilique Saint-Oyend.


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

Le monastère comptait, en l'état actuel de nos connaissances, trois églises :

L'abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul-Saint-André, qui succéda à un oratoire primitif, peut-être construit en bois, constituait la limite orientale du monastère.

La basilique Saint-Oyend, qui fut érigée sur le tombeau du saint (ap. 510 env.) mais qui succéda probablement à un second oratoire ou chapelle de cimetière, peut-être sous le vocable de Saint-Martin (vocable conservé par la crypte de la basilique), bornait le monastère à l'ouest.

L'église Saint-Étienne, dont on sait, d'après des sources médiévales, qu'elle fut construite au VIe siècle, probablement remplacée au XIe siècle par une église Saint-Romain et délocalisée, était encore visible, mais en ruine, à l'époque Moderne. Cette église était probablement accostée à la basilique et était dévolue au service des colons.

Une longue galerie couverte reliait, au moins depuis le XIe siècle, l’abbatiale des trois Apôtres, via son cloître, à l’église Saint-Oyend .

SAINT-CLAUDE, monastère (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
Architecture
[[Image:{{{PlanEtat}}}|thumb|left|border|135px|Plan à l'état I]] Plan Plan inconnu
Edifices La première source relative au monastère (la Vie des Pères du Jura) mentionne l'existence d'un oratoire doté d'une sacristie et d'un atrium, probablement l'édifice qui précéda l'abbatiale des trois apôtres. Par opposition à l'existence de cet oratoire, que le récit dit «réservé à la prière secrète», on a déduit l'existence d'un autre oratoire, ou peut-être une chapelle de cimetière, à proximité ou à l'emplacement de la future basilique Saint-Oyend. On ignore tout de ces premiers oratoires, si ce n'est que le premier était peut-être construit en bois.
Espaces funéraires
Emplacement et relation avec les édifices
Structure


Etat II

Etat II
Architecture
[[Image:{{{PlanEtat}}}|thumb|left|border|135px|Plan à l'état II]] Plan Plan inconnu
Edifices L'une des absides découverte dans le sondage de la cathédrale appartient à l'une des églises qui ont précédé l'édifice actuel et pourrait appartenir à cette phase.

Après la mort de l'abbé Oyend vers 512/514, l'abbé Antidiolus aurait fait bâtir, sur sa tombe, une basilique, que l'on assimile à la basilique Saint-Oyend, à l'ouest du monastère.

Une troisième église, Saint-Étienne, que l'on ne connaît que par des mentions textuelles, aurait été édifiée par le successeur d'Antidiolus, Sapientus, pour le service des colons.

Espaces funéraires
Emplacement et relation avec les édifices
Structure


Etat III

Etat III
Architecture
[[Image:{{{PlanEtat}}}|thumb|left|border|135px|Plan à l'état III]] Plan Plan inconnu
Edifices L'une des absides découverte dans le sondage de la cathédrale appartient à l'un des édifices, peut-être carolingien, qui précéda l'ancienne abbatiale des trois apôtres, actuelle cathédrale.
Espaces funéraires
Emplacement et relation avec les édifices
Structure


Etat IV

Etat IV
Architecture
[[Image:{{{PlanEtat}}}|thumb|left|border|135px|Plan à l'état IV]] Plan Plan inconnu
Edifices Une charte de 993, en mentionnant la présence des reliques d'Oyend en l'église Saint-Pierre, donne l'indication d'une reconstruction de l'église Saint-Oyend, habituel sépulcre du saint abbé, à l'extrême fin du Xe siècle. Celle-ci a été consacrée en 1039.
Espaces funéraires
Emplacement et relation avec les édifices
Structure



Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : 1ere moitié Ve siècle, installation du monastère d'après la Vie des Pères du Jura (oratoire sous l'abbatiale des trois apôtres et oratoire supposé dans le cimetière, remplacé ultérieurement par la basilique Saint-Oyend).

État II : VIe siècle ? Après un incendie sous l'abbatiat d'Oyend, réorganisation et reconstruction du monastère. L'une des absides découverte dans le sondage de la cathédrale appartient peut-être à cette phase. La basilique Saint-Oyend aurait été édifiée sur le tombeau du saint peu après sa mort. L'église Saint-Étienne aurait été construite à la fin de la période.

État III : VIIIe-IXe siècles ? Cette phase pourrait être celle qui vit la reconstruction de l'abbatiale des trois apôtres (seconde abside retrouvée dans le sondage de la cathédrale).

État IV : fin Xe siècle, début de la reconstruction de Saint-Oyend, consacrée en 1039.

État postérieur à l'an Mil : le XIe siècle est une période de réorganisation et de reconstruction dans le monastère. Des éléments romans de l'abbatiale des trois apôtres ont été découverts. On sait de même que le «grand cloître», galerie couverte reliant les deux principales églises du monastère, est construit (ou reconstruit) dans la première partie de ce siècle. La basilique Saint-Oyend est également achevée à cette période.



Date octobre 4, 2011
Auteur Abully Fiche personnelle