SAINT-CLAUDE, église Saint-Oyend

De Care

Données

Topographie

Chargement de la carte...
Pays FRANCEFermer
Région Franche-Comté Fermer
Département JuraFermer
Commune Saint-ClaudeFermer
Insee 39478Fermer
Adresse/Lieu-dit Place Louis XI
Toponyme
Propriétaire
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel AR 01 parcelle 84
Latitude 46.386283
Longitude 5.864081
Altitude 438 m

[[Catégorie:FRANCEFermer]]

[[Catégorie:Franche-Comté Fermer]]

[[Catégorie:JuraFermer]]

[[Catégorie:Saint-ClaudeFermer]]


Sources historiques et identification

Sources indirectes

Bibl. des Bollandistes, Bruxelles, Ms 220, Libellus metricus (histoire rimée de l’abbaye, composée au XIIIe s.).

Ms. Philipps Codices latini Philippici 15, t. II., Cartularium Condatescense de P.- F. Chifflet.

Bibl. mun. de Besançon, Ms 765 (chronique de l’abbaye par le moine Dusaix, XVIe s).

Robert U., 1880, « Chronique de Saint-Claude (XIIe siècle) », BÉC, Paris, XLI, p. 561-569 (mention de la dédicace de l’église Saint-Oyend en 1039).

Epitaphium Adalheidae imperatricis auctore S. Odilone, MGH, script. T. IV, p. 633 passim.

Moyse G., 1972, « Actes privés inédits relatifs à Besançon et Saint-Claude sous Conrad le Pacifique », BÉC, t. CXXX, n°2, Paris, p. 585-588 (mention de la présence des reliques de l'abbé Oyend à l'église Saint-Pierre).

Sources archéologiques

Bully (S.), 1994, Carte archéologique de la ville de Saint-Claude (F-39), de la préhistoire à l’époque romaine et de son abbaye durant le Moyen Âge, Mémoire de maîtrise en histoire de l’art et archéologie ss. dir. É. Vergnolle, Université de Franche-Comté, 2 vol.

Gondet S., Debuc-Decurey T., 2003, Ancienne abbaye de Saint-Claude : contribution des investigations géophysiques aux recherches archéologiques, Jussieu, 404, Camerlynck Ch., sous la dir., U. M. R. Sisyphe de l’Université Pierre et Marie Curie/Jussieu,

Sébastien Bully et alii, 2004, Saint-Claude (F 39), ancien Palais Abbatial, D. F. S. de fouilles programmées pluriannuelles (1998-2003), DRAC Franche-Comté, SRA.

Sources d'archives

Arch. dép. du Jura, sous série 2H, en particulier : 2H 122-123 ; 2H 124-125 ; 2H 135 ; 2H 136 ; 2H 140 ; C 81 ; G 13.

Arch. du diocèse de Saint-Claude : AA 25.

Sources Bibliographie

Dom Paul Benoit, 1890-1892, Histoire de l’abbaye et de la terre de Saint-Claude, Montreuil-sur-Mer, 2 vol.

Lacroix P., 1981, Églises jurassiennes, romanes et gothiques, Besançon, p. 238-239.

Jeannin Y., 1987, « Saint-Claude (Jura). Église Saint-Oyend et Saint-Claude », Paysage monumental de la France avant l’an mil, Paris, p. 340.

Bully A., 2006, Entre réformes et mutations. La vie spirituelle et matérielle de l’abbaye de Saint-Oyend-de-Joux à la fin du Moyen Âge (v. 1390-1510), Thèse de doctorat, Université de Franche-Comté, p. 160-163.

Bully S., 2008, Étude de topographie monastique : l’ancien palais abbatial de Saint-Claude (Jura), Ve-XVIIIe siècles, thèse de doctorat d’histoire de l’art, Université de Franche-Comté, p. 368-370.

Bully A., Bully S., 2009, « Saint-Claude, église Saint-Oyend », in Franche-Comté et premier art roman. L’architecture religieuse en Europe autour de l’an mil, Catalogue d’exposition, Cahiers de l’Abbaye n°2, Montbéliard, p. 34-35.

Bully S., 2009, « Familles d'églises et circulations : le cas de l'abbaye de Saint-Claude (Jura), du Ve au XVIIIe siècle », in Baud A. dir, Organisation de l'espace ecclésial au Moyen Âge, TMO 53, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, p. 75-81.

Bully A., Bully S., 2011, « L’abbaye de Saint-Claude (Jura) à la fin du moyen Âge. Enjeux et enseignements d’un grand chantier », in Revue d’histoire de l’Église de France, T. 97 (n°238), janv.-juin 2011, Paris, p. 9, 11.

Références à la documentation graphique et photographique

Arch. dép. du Jura, 2Hpl 62 : plan géométrique de l’église Saint-Claude et de la place la bordant, 1748 ; 13H 10 : Vue en perspective de l’abbaye de Saint-Claude (représentation de l’église Saint-Oyend), XVIIe s.

Arch. mun. de Saint-Claude, FF 7 : plan géométrique de la rue des Merceries et de l’église Saint-Claude, 1753.

Arch. dép. du Doubs, 1Fi 685, plan de l’enceinte de l’abbaye, avec représentation schématique de l’église Saint-Oyend en 1569, XVIIe siècle.

Vue d'ensemble de la ville et de l'abbaye de Saint-Claude, gravure de J. J. Tournier, coll. part., 1718.

Conservation

L’édifice n’est pas conservé. Il a été démolie en 1754.

Titulature historique

Saint-Martin ? Saint-Martin pourrait être le vocable de l'oratoire qui précéda la basilique Saint-Oyend. Ce vocable fut en tout cas celui de la crypte de la basilique, attesté au moins depuis 1437.

La titulature Saint-Oyend fut sans aucun doute adoptée lors de la construction d'une église sur le tombeau de l'abbé au VIe siècle. Elle est attestée au IXe siècle.

Le vocable Saint-Claude supplante le précédent à la fin du Moyen Âge.

Diocèse actuel

Saint-Claude

Diocèse historique

Lyon


Contexte d’implantation

Description

L’église occupait un replat situé au sud-est de l’abbaye de Saint-Claude, qui descendait graduellement en terrasses jusqu’au bord de la rivière du Tacon. Au moins au bas Moyen Âge, cet édifice était bâti à la jonction entre le bourg et l’abbaye, dont elle constituait la limite occidentale.

Structures antérieures

L’église a peut-être été reconstruite à l’emplacement d’un oratoire dédié à Saint-Martin, dont l’existence est induite à partir du récit de la Vie des pères du Jura (début du VIe siècle).

Habitat contemporain

Au moins une autre église (l’abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul-Saint-André) existait dans le monastère au moment de la construction de l’église Saint-Oyend, de même que des cellules pour les moines, remplacées ensuite par un dortoir commun, et un réfectoire.


Fonction

Bâtiment

ÉgliseFermer

Description

Funéraire ? Puis culte des saints, paroissiale, abbatiale.


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

La basilique Saint-Oyend fut édifiée sur la sépulture du 4e abbé de Condadisco, Eugendus (Oyend), mort vers 512/514. Reconstruite à partir de la fin du Xe siècle et dédicacée en 1039, elle fut l’objet d’importants travaux aux XVe et XVIe siècles et fut finalement démolie en 1754. Contre son flanc nord, on construisit, dans la seconde moitié du VIe siècle, une église Saint-Étienne pour le service des colons. Après l’abandon de cette dernière, l’église Saint-Oyend conserva des fonctions paroissiales. Elle devint également, avec le développement du culte d’Oyend et plus encore de celui de Claude à partir du XIIe siècle, une importante église de pèlerinage.

SAINT-CLAUDE, église Saint-Oyend (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan inconnu EmptyData.png

Matériaux et techniques de construction

EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Sépultures

Emplacement

La basilique fut construite sur la sépulture de l'abbé Oyend EmptyData.png

Inscriptions

EmptyData.png


Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Les sources à notre disposition permettent, dans une certaine mesure, de restituer l’église achevée au XIe siècle : elle mesurait 62 m de long pour environ 21 m de large, et se composait à l’origine d’une nef à trois vaisseaux charpentés, d’un transept saillant qui précédait une profonde travée droite de chœur se terminant par une abside en hémicycle flanquée de deux chapelles rectangulaires. Deux tours de clocher sur les travées externes des bras du transept encadraient le chœur, sous lequel s’étendait une crypte halle placée sous le vocable, tardivement attesté (1437), de Saint-Martin. Trois fenêtres de 3 pouces de large éclairaient la crypte. Deux escaliers de part et d’autre du chœur permettaient d’accéder à cette crypte, desservie également par quelques marches depuis une galerie qui reliait l’église Saint-Pierre-Saint-Paul-SAint-André à l’église Saint-Oyend.

Matériaux et techniques de construction

EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Supports

Une source du XVIIIe siècle indique que certains des piliers étaient ronds et d’autres carrés. EmptyData.png

Sépultures

EmptyData.png EmptyData.png

Inscriptions

EmptyData.png



Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : VIe s. Un premier sanctuaire sous le vocable de Saint-Oyend aurait, selon une tradition ancienne, été bâti à l’emplacement d’un oratoire Saint-Martin ou au moins à l’emplacement du cimetière des premiers moines de Condat.

État II : X-XIe s. La basilique, dont on sait qu’elle fut consacrée en 1039, a vraisemblablement été entreprise à l’extrême fin du Xe s., comme le suggère une charte de 993.

Interprétation

Aucune donnée archéologique ne vient, pour l’heure, appuyer les données livrées par les archives. Celles-ci sont néanmoins suffisamment nombreuses et fiables pour étayer l’état II. Si nous ne possédons aucune source contemporaine de l’état I, les données des sources postérieures sont néanmoins en cohérence avec des schémas connus.



Informations sur la publication

Date octobre 13, 2011
Auteur Abully Fiche personnelle
Statut de la fiche 1. En cours de rédaction
Qualité de la fiche Donnée non renseignée