PRATZ, basilique

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région Franche-Comté Fermer
Département JuraFermer
Commune PratzFermer
Insee 39440Fermer
Adresse/Lieu-dit Hameau de Saint-Romain-de-Roche
Toponyme Vers la chapelleFermer
Propriétaire
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 46.362559
Longitude 5.746536
Altitude

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

1968, Vie des Pères du Jura, éd. Martine F., (Sources chrétiennes, 142), Paris, p. 265-269, 305-307, 361,

Grégoire de Tours, 1968, Vie des Pères, éd. Martine F., (Sources chrétiennes, 142), Paris, p. 461.


Sources Bibliographie

Rousset A., 1857, Dictionnaire historique, géographique et statistique des communes du Jura, t. 5, p. 327-328.

Vayssière A., 1870, La chapelle Saint-Romain de Roche, Saint-Claude, p. 11. Benoît Dom P., 1890-1892, Histoire de l’abbaye et de la terre de Saint-Claude, Montreuil-sur-Mer, 2 vol, t. I, p. 62, 119-121.

Moyse G., 1973, Les origines du monachisme dans le diocèse de Besançon (Ve-Xe siècle), extrait BEC, CXXXI, Paris, p. 23-24, 45-46 .

Vieillard-Troiekouroff M., 1976, Les monuments religieux de la Gaule d'après les œuvres de Grégoire de Tours, Paris, p. 273-274.

Lacroix P., 1981, Églises jurassiennes, romanes et gothiques, Besançon, p. 219-221.

Cuaz J., 1983, « Le site archéologique de Saint-Romain de Roche », in Bulletin des Amis du Vieux Saint-Claude, n° 6, 1983, p. 3-5.

Bully S., 1997, « À propos des origines du monachisme sanclaudien », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Claude, n°20, p. 36.

Rothe M.-P., 2001, Carte archéologique de la Gaule, le Jura 39, Paris, p. 580-581.

Conservation

La basilique n’est pas conservée. Une tradition locale attribue à un autel inscrit dans une structure en U, à proximité de la chapelle romane actuelle, le vocable de Saint-Martin. On a cru voir dans cet édifice, sans doute beaucoup plus récent, l’autel de la basilique décrite dans la Vie des Pères du Jura.

Titulature historique

Saint-Martin ?

Diocèse actuel

Saint-Claude

Diocèse historique

Besançon


Contexte d’implantation

Description

Les seules informations dont nous disposons concernant cette basilique proviennent du récit du rédacteur anonyme de la Vie des Pères du Jura, et du récit de Grégoire de Tours. Le premier indique qu’elle était édifiée à l’extérieur du monastère, au sommet d’une colline. Le second précise qu’elle était située à 10000 pas du monastère, sur un tertre. La description topographique de l’Anonyme, si précise soit-elle, ne permet pas de localiser le monastère, et encore moins la basilique, avec certitude, à l’emplacement de la chapelle romane actuelle.

Structures antérieures

Non loin de la chapelle romane, une grotte dite « de Saint-Romain » a livré en 1970 une sépulture du Chalcolithique, sous un niveau du bronze final IIIb. De plus, au pied de la terrasse occupée par la chapelle aurait été découverte une nécropole ayant livré des coquilles percées ainsi qu’un scramasaxe.

Habitat contemporain

En 1999 a été découvert, au nord du village de Pratz, au lieu-dit le Curtillet, à quelques km de la Balme, un atelier de métallurgiste de la première moitié du VIIe siècle.


Fonction

Bâtiment

BasiliqueFermer

Description

Funéraire ?


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

D’après l’auteur anonyme de la Vie des Pères du Jura, composé vers 512, le monastère de la Balme aurait été fondé par Romain et Lupicin (avant 460, date de mort présumée de Romain), par ailleurs à l’origine des établissements de Condat (Saint-Claude) et Laucone (Saint-Lupicin). Ils auraient établi là leur sœur, pour diriger une communauté de vierges qui compta jusqu’à 105 moniales. On ne connaît des bâtiments qui composèrent ce monastère que l’existence d’une basilique. Les moniales y étaient inhumées et elle devint également le lieu de sépulture de Romain, mort à la Balme lors d’une visite qu’il rendait à sa sœur. Le récit de Grégoire de Tours (moins développé et plus éloigné des faits – il écrivait vers 585-590 – donc moins fiable) diffère cependant du récit de l’Anonyme puisqu’il nous apprend qu’une basilique fut érigée sur son tombeau. D’après la Vie des Pères du Jura, la basilique était construite à l’extérieur du monastère puisque les moniales n’en sortaient qu’après leur trépas, pour être inhumées dans cette basilique. Les deux auteurs s’accordent sur le fait que cette église était bâtie sur un point haut, un tertre pour Grégoire, le sommet d’une colline pour l’Anonyme et à distance du monastère (Grégoire précise « à 10000 pas »). Certains ont voulu voir dans l’autel Saint-Martin un vestige de la basilique funéraire du monastère. Des fouilles amateurs réalisées en 1968 n’ont permis de reconnaître, à proximité de cet autel, que des tombes des XIIe-XIIIe siècles.

PRATZ, basilique (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan inconnu

Parties

L’existence de la basilique du monastère de la Balme n’est connue que sur la foi des deux récits composés au VIe siècle. Aucune indication n’est donnée sur son aspect. Grégoire précise simplement que l’église, construite sur la tombe de Romain, était vaste.

Matériaux et techniques de construction

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Installations liturgiques

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Autel

L’autel que la tradition désigne sous le nom d’autel Saint-Martin (titulature attestée par une réfection du début du XVIIe siècle mais concerne-t-elle bien l’édifice qui renfermait cet autel ?) a parfois été considéré comme celui de la basilique primitive. Constitué d’une table mesurant 1,40 m de long pour 0,90 m de large, il est cerné d’une structure en U. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Sépultures

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Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : entre 430-435 et 460 environ

Cette datation repose sur le récit de l’Anonyme auteur de la Vie des Pères du Jura et sur celui de Grégoire de Tours. Le premier rapporte clairement la fondation, du vivant des deux frères (l’ainé, Romain, serait mort vers 460), du monastère de la Balme. La basilique, si l’on en croit l’Anonyme, était antérieure à la mort de Romain, qui y fut inhumé. Elle pourrait être de peu postérieure s’il fallait en croire plutôt Grégoire de Tours.




Informations sur la publication

Date décembre 2, 2011
Auteur Abully Fiche personnelle
Statut de la fiche 1. En cours de rédaction
Qualité de la fiche Donnée non renseignée