MOISSAC, église Saint-Martin

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région Midi-Pyrénées Fermer
Département Tarn-et-Garonne Fermer
Commune MoissacFermer
Insee 82112Fermer
Adresse/Lieu-dit Avenue de Gascogne
Toponyme
Propriétaire Commune de Moissac
Protection de l'édifice Cl. MH 23/09/1922 et 15/04/1953 (peintures)
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel n°19, section DI (2011)
Latitude 44.10165700646171
Longitude 1.075367957528215
Altitude 69

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

BnF, ms. lat. 4991 - A, Chronique des abbés de Moissac par Aymeric de Peyrac (1377-1406), éditée, traduite et annotée par Régis de la Haye, Moissac, 1994.

Sources archéologiques

L'édifice a fait l'objet de fouilles importantes depuis 1919. Un point sur la documentation et les interprétation est faite dans le rapport de l'opération programmée réalisée en 2012. On peut toutefois citer : Guillet-Beaudrix P. – L’église Saint-Martin de Moissac étude historique et archéologique, mémoire de maîtrise d’histoire, Université de Toulouse II-Le Mirail, 1998, 2 vol. Sédilleau J. – Les fouilles anciennes à Saint-Martin de Moissac 1919-1997 : Essai de synthèse archéologique, mémoire de master 1 d’archéologie, Université de Toulouse II-Le Mirail, 2012, 2 vol. Lefebvre B. (dir.) - Etude archéologique de l'ancienne église Saint-Martin à Moissac, Rapport d'opération programmée, SRA Midi-Pyrénées, 2012.

Sources Bibliographie

La bibliographie est ancienne et les interprétations souvent erronées. Un point est fait dans le rapport de l'opération programmée réalisée en 2012. On peut toutefois citer : Durliat M. – L’église Saint-Martin de Moissac, Bulletin monumental, t. 128-I, 1970 : 41-56. Momméja J. – L’église Saint-Martin à Moissac Tarn-et-Garonne), Bulletin archéologique, 1919 : 285-298.


Titulature actuelle

Saint-Martin (désaffectée)

Titulature historique

L’historiographie présente Saint-Martin comme le très probable vocable primitif, remplacé un temps par celui de Saint-Ansbert. Cette hypothèse est fondée sur la chronique des abbés de Moissac d’Aymeric de Peyrac (1377-1405) qui explique qu’en 868, le corps de saint Ansbert, ancien archevêque de Rouen et abbé de Fontenelle en Normandie, a été transféré à Saint-Martin de Moissac, entrainant le changement de vocable de l’église. La première mention de Saint-Ansbert, qualifiée de paroisse, figure dans une liste de rachats par l'abbé Hunald, en 1073. Vers 1300, sont citées l’église de Saint-Martin de Moissac et la chapellenie Saint-Ausbert sans pour autant suggérer qu’il s’agit de deux édifices distincts. A partir du 14e s. on constate ainsi à nouveau un changement de vocable, cette fois-ci de Saint-Ansbert vers Saint-Martin. Ce dernier vocable est celui que l’on trouve dans la documentation de la fin du Moyen Age et de l’Epoque moderne.

Diocèse actuel

Montauban

Diocèse historique

Cahors


Contexte d’implantation

Description

L’église se situe au pied d’un coteau, le long du Tarn et amont de la confluence avec la Garonne, à proximité d'un carrefour de voies antiques (entre Agen, Cahors et Toulouse).

Structures antérieures

L’église réutilise le plan et en grande partie l’élévation et le sol du balnéaire d’une villa de la fin de l’Antiquité.


Fonction

Bâtiment

EgliseFermer

Description

La fonction précise de l'église n'est pas connue avant 1073, date de première mention de la paroisse Saint-Ansbert.


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]


MOISSAC, église Saint-Martin (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Nef unique rectangulaire avec chœur plus étroit et abside saillante à cinq pans coupés. L'édifice est orientée. La nef de 15,60 m x 9 m hors-œuvre reprend strictement le plan du frigidarium du balnéaire. Le chœur, de 10,40 m x 6,20 m correspond à la réunion des anciennes pièces chauffées des bains (tepidarium et caldarium). L'abside hexagonale correspond à un réaménagement du bassin oriental du caldarium.

Où poser des hypothèse : comme celle d'une annexe reprenant le plan du bassin froid ? ou celle de la réutilisation des bassins du tepidarium ? Où dire que le système de chauffage est abandonné ?

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Les murs et les ouvertures appartiennent tous au balnéaire antiques, aucune maçonnerie ne peut véritablement être attribuée à cet état. Les murs sont constitués de moellons de calcaire équarris disposés en appareil assisé. L'arcade qui permet d'accéder à l'abside est conservée en élévation. Les piédroits et l'arc en plein cintre présentent une alternance entre deux briques et un bloc de moyen appareil de calcaire ou de travertin. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Nef unique rectangulaire avec chœur plus étroit et abside saillante à cinq pans coupés. Même plan que dans l'état précédent. Reprise de la partie haute du mur nord de la nef et installation de trois fenêtres. Reconstruction du mur ouest avec deux contreforts semi-circulaire.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Reprise en moellons équarris de calcaire (remploi de matériaux antiques ?) disposés en appareil assisé. Trois fenêtres identiques chacune espacées de 2,40 m : ouverture à ébrasement et glacis intérieur, large d’1,56 m à l’intérieur et de 0,78 m au minimum à l’extérieur. Les piédroits sont constitués de moellons allongés mieux équarris que ceux qui constituent le parement. Les couvrements intérieur et extérieur en arc plein cintre plutôt extradossé, présentent une alternance régulière entre un claveau de calcaire blanc et une brique. La hauteur sous clé de l’ouverture est de 2,85 m environ à l’intérieur. La reprise de la quasi-totalité de l’élévation du mur occidental pourrait appartenir à ce même état architectural. A l’extérieur, le parement de ce mur est également constitué de moellons équarris de calcaire (remplois antiques ?) disposés en appareil assisé mais présentant toutefois un peu de désordre. Le fait que les deux contreforts semi-circulaires soient chaînés avec le mur et que les assises de moellons équarris soient continues d’une structure à l’autre prouvent que l’ensemble est contemporain. Il semble aussi que ce soit le cas de l’angle extérieur des murs nord et ouest, même si celui-ci est construit différemment puisqu’il mobilise des pierres calcaires de moyen appareil disposés en appareil réglé. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

Sépultures attestées à partir de la fin du 10e s. autour de l'église. Présence de plusieurs sarcophages sans décor (7e-9e s ?) réutilisés dont l'origine n'est pas connue. EmptyData.png

Inscriptions

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Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Deux chapiteaux en marbre des Pyrénées attribués à la période 5e -7e s. dont on ne connait pas la position initiale : ils sont en remploi dans un enfeu entre le milieu du 13e s. et le milieu du 14e s.


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Informations sur la publication

Date février 25, 2013
Auteur Npousthomis Fiche personnelle
Statut de la fiche 1. En cours de rédaction
Qualité de la fiche Donnée non renseignée