CHALON-SUR-SAÔNE, église Saint-Laurent

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région BourgogneFermer
Département Saône-et-LoireFermer
Commune Chalon-sur-SaôneFermer
Insee 71076Fermer
Adresse/Lieu-dit 52 rue de Strasbourg
Toponyme
Propriétaire Propriété privée
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 46.779370
Longitude 4.861509
Altitude 178 m

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Sources historiques et identification

Sources archéologiques

Monthel G., 1989, Rapport de sondages dans une cave et découverte de structures de l’église Saint-Laurent, Dijon, SRA Bourgogne.

Sources Bibliographie

Besnard P., 1922, Les origines et les premiers siècles de l’Église chalonnaise, p. 78.

Gras P., 1938-1943, « Les fortifications et la topographie ancienne de Chalon », Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, 29-30, p. 88.

Beaujard B., 1986, « Province ecclésiastique de Lyon », in Topographie chrétienne des cites de la Gaule des origines au milieu du VIIIe siècle, t. 4, Paris, p. 73.

Rebourg A., 1994, Carte archéologique de la Gaule, Saône-et-Loire 71/3, Paris, p. 151.

Conservation

Les structures de l’église et des sépultures ont été découvertes dans la cave d’une propriété privée.

Titulature historique

Saint-Laurent

Diocèse actuel

Autun, Chalon et Mâcon

Diocèse historique

Chalon-sur-Saône


Contexte d’implantation

Description

L’église Saint-Laurent était située dans une île de la Saône qui portera son nom.

Habitat contemporain

Des tombes, datées du Bas-Empire et du haut Moyen Âge, ont été retrouvées à proximité de l’église, au-dessus d’un horizon antique (céramique sigillée, figurine de Minerve en Bronze). Dans une autre rue, une dizaine de sarcophages en grès ont été repérés.


Fonction

Bâtiment

ÉgliseFermer


Informations générales

Description
Évolution du plan

En 1989, des fouilles dans une cave de la rue de Strasbourg ont permis de repérer le chevet de l’église avec ses différents états.

CHALON-SUR-SAÔNE, église Saint-Laurent (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

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Parties

L’abside possédait un développement semi-circulaire d’environ 5 m de large.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Le mur de l’abside était fondé sur un hérisson constitué de pierres posées selon une oblique régulière sans liant. Le parement extérieur, visible sur une hauteur d’environ 0,40 m, « monté en aplomb du hérisson, à joints pleins, était constitué de moellons de différentes tailles, grossièrement épannelés et parementés ». EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

Une sépulture correspondant à cet état se trouvait dans l’axe de l’abside. Une autre sépulture positionnée à côté de la première, côté nord, n’a gardé aucun élément structurant.

Structure

Les limites de la fosse étaient bien marquées. Des dalles, disposées verticalement, renforçaient la paroi nord-est.

Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

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Parties

Une maçonnerie a été plaquée contre le parement extérieur de l’abside. Orienté est-ouest et de faible hauteur conservée (0,40 m), il a été interprété par l’archéologue comme la limite d’un enclos funéraire. On peut toutefois se demander si ce mur, qui mesurait 0,95 m de largeur, ne constituait pas les vestiges d’un contrefort appuyé postérieurement à l’abside.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Les parements du mur étaient construits en moellons irréguliers et grossièrement épannelés. Ils étaient posés en assises horizontales et liés au mortier de chaux. Des pierres irrégulières, posées alternativement de champ, un opus spicatum, ou en lits horizontaux et liées avec un mortier hétérogène, formaient le blocage intérieur du mur. Le mur était, au fond, sur une couche de cailloux posés à sec, où venait ensuite une semelle possédant les mêmes caractéristiques techniques que le mur en élévation. La semelle était plus débordante au sud qu’au nord, où l’extrémité ouest du parement du mur était construit à l’aplomb de la semelle. Cette dernière s’écartait vers l’est. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

Trois sépultures suivaient l’orientation est-ouest de la maçonnerie retrouvée dans l’axe de l’église à l’est de l’abside. L’une était contre celui-ci, côté sud. La troisième sépulture était positionnée exactement dans l’axe de l’abside du premier état.

Structure

Des dalles étaient placées verticalement à hauteur de l’épaule droite de l’individu pour la première sépulture. Trois dalles limitaient, au sud-ouest, la deuxième sépulture et une quatrième dalle était placée horizontalement au-dessus du pubis. La troisième sépulture possédait deux dalles disposées verticalement, de part et d’autre du corps à la hauteur des épaules. Des traces de chaux blanche marquaient la paroi sud, à l’est et dans l’axe de la dalle sud pour cette même sépulture.

Inscriptions

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Etat III

Etat III
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Parties

L’abside possédait un rayon de 3 m environ et était inscrite dans un massif à plan rectangulaire de 8 m de large et 6 m de profondeur.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Le parement était composé de blocs irréguliers posés en assises horizontales et liés par un mortier de chaux de « mauvaise qualité ». Des pierres de petite taille, posées sur champ pour la plupart, étaient noyées dans un mortier identique au précédent et formaient le blocage interne du mur. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : Ve-VIe siècles

Sans autre argument archéologique, l’archéologue a proposé de dater la construction, par la présence du roi Gontran (mort à Chalon en 592), d’une première église. On rappellera que des tombes datées du Bas-Empire et du haut Moyen Âge avaient été trouvées à proximité de l’église, au-dessus d’un horizon antique (A. Caillat, 1956).


État II : VIIe siècle

Le contrefort ou le mur d’enclos proposé par l’archéologue pourrait limiter certaines sépultures appartenant au VIIe siècle. Elles seraient dans ce cas à mettre en relation avec l’inhumation de l’évêque Gratus, inhumé dans l’église au cours de ce siècle.


État III : IXe siècle

Ce dernier état, établi par la chronologie relative, correspond à une reconstruction importante de l’église avec une abside inscrite dans un chevet plat, telle qu’on la rencontre dans des constructions carolingiennes. Cette église pourrait correspondre à celle citée dans certaines sources, en particulier lors de la venue à Chalon d’un concile en 873.




Informations sur la publication

Date juin 20, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 3. En cours de relecture
Qualité de la fiche Moyen