BUSSEOL, Saint-André

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Données

Topographie

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Pays
Région
Département
Commune
Insee 63059
Adresse/Lieu-dit Puy-Saint-André
Toponyme Puy-Saint-André
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 45.69801
Longitude 3.2463
Altitude 689 m

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Tardieu A., 1877 (rééd. 1993), Grand dictionnaire historique du département du Puy-de-Dôme, Moulins.

Fournier G., 1962, Le peuplement rural en Basse Auvergne durant le haut Moyen Âge, Thèse de Doctorat, Université de Paris, Faculté des lettres, Paris.

Provost M., Mennessier-Jouannet C., 1994, ‘’Carte Archéologique de la Gaule’’, 63/2 : ‘’le Puy-de-Dôme’’, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris.

Sources archéologiques

Tixier L., 1975, Busséol (Puy-de-Dôme), Puy-Saint-André, fouille de sauvetage d’une nécropole des bas et haut Moyen Âge, et de niveaux protohistoriques. Document Final de Synthèse, Archives du service régional de l’Archéologie de l’Auvergne, Clermont-Ferrand.

Sources d'archives

diplôme de Pépin Ier d’Aquitaine daté de 833. Busséol y est mentionné en tant que villa dans laquelle le souverain concède des droits à l’abbaye de Manglieu : [...] libuit... celstudini nostrae inseri jubere ut res, quas ets (les moines de Manglieu) nuper in praedicto pago (Arvernico) consitas in villis quae vocantur Dendaus et Buxogilus habendas concessimus... plenius... confirmaremus [...] (Fournier 1962, p. 597, note 4bis-1). La famille de Busséol est par ailleurs mentionnée entre 994 et 1048 dans la charte 477 du cartulaire de Sauxillanges : sig. Stephani de Buissollo ; sig. Petroni de Boisoil. Une visite épiscopale du 22 avril 1455 atteste la présence d’une église paroissiale dédiée à Saint-André: [...] visitavit ecclesiam parrochialem cum prioratu Sancti Andree in Podio [...]. L’édifice paroissial semble être devenu, au moins à la fin du XIIIe siècle, le siège d’un prieuré de la Chaise-Dieu. Les dernières mentions de l’église sur le Puy Saint-André datent d’entre 1665 et 1672. Il y est fait mention d’un cimetière (Fournier 1962, p. 606, notes 3, 5 et 7).

Sources Bibliographie

Arduini E., Fournier P.-F., 1975, « Découvertes aux puys Saint-André et Saint-Romain (commune de Mirefleurs, Busséol et Saint-Maurice) », Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne, 86, p. 167-176.

Boudriot G., «Le Puy Saint-André à Busséol (Puy-de-Dôme). Haut lieu de l’archéologie auvergnate », Bulletin du CERAA, Massif Central, 3, Clermont-Ferrand, p. 63-77.

Daugas J.-P., Tixier L., 1975, « Premières observations sur la nécropole médiévale du Puy Saint-André à Busséol (Puyde-Dôme) et les niveaux protohistoriques », Nouvelles archives du Muséum d’Histoire Naturelle de Lyon, 13, Lyon, p. 29-38.

Surmely F., 1994, ‘’Bilan Scientifique Régional. Service régional de l’Archéologie de l’Auvergne’’, Clermont-Ferrand, 1994, p. 63.

Martinez D., 2017, s.v. Puy-Saint-André (Busséol), église Saint-André et forteresse ?, dans De la cité arverne au Diocèse de Clermont. Topographie ecclésiale, fortifications et peuplements de l’auvergne entre Antiquité tardive et haut Moyen Âge (Ve-Xe siècles) : une approche archéologique, thèse de doctorat d'histoire et archéologie, Université Clermont Auvergne, t. 3.

Références à la documentation graphique et photographique

Carte de Cassini où figurent les restes d’un édifice mentionné comme étant « l’ancienne paroisse de Mirefleurs ».

Conservation

Edifice ayant disparu à l'époque moderne. La forteresse médiévale voisine du Puy Saint-André au sud-ouest, et dont les parties les plus anciennes datent du XIIIe siècle, prend progressivement l’ascendant sur le site du Puy Saint-André. Le chef-lieu de paroisse se déplace vers le château et le village actuel de Busséol au plus tard dans le courant du XVIIe siècle. Une carrière de basalte, mise en service en 1972, a détruit la majeure partie des installations sommitales.

Titulature historique

Saint-André

Diocèse actuel

Clermont-Ferrand

Diocèse historique

Clermont


Contexte d’implantation

Description

Le site, occupé depuis le Néolithique jusqu’à la période médiévale, prenait place sur une éminence basaltique regardant au sud-est vers l’actuel village de Busséol et au sud-ouest en direction du village de Mirefleurs. C'est à ce puy basaltique que le village de Busséol situé à ses pieds devait son nom au Moyen Âge (Saint-André-Le Puy).

Structures antérieures

Une occupation « gallo-romaine » a été repérée par Georges Boudriot sur une terrasse prenant place sur la pente sud-est du puy (Boudriot 1982, p. 63-77). Des éléments de construction et de décor monumental étaient associés à des monnaies, dont deux datent de la première moitié du IVe siècle.

Habitat contemporain

Damien Martinez suppose dans sa thèse l'existence d'un site de hauteur alto-médiéval, fortifié, du type de Molles-La Couronne, par ex. Un habitat a été identifié par des assemblages matériels caractéristiques, la céramique des IVe-VIIe siècles y est abondante (céramique grise, dérivées de sigillées paléochrétiennes avec décors de palmettes ou encore sigillée d’Argonne).


Fonction

Description

église communautaire, "paroissiale"


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

Eglise disparue associée à un établissement fortifié de hauteur ? établi sur un pic volcanique.

BUSSEOL, Saint-André (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan inconnu

Parties

Maçonneries en pierres sêches, dont l'un curviligne, a été interprétée comme une abside (BSR, 1994).

Matériaux et techniques de construction

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Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

En 1974, l’extrémité sud-est du sommet, menacée par l’extension d’une carrière, a fait l’objet d’une fouille de sauvetage (Arduini, Fournier 1975, p. 167). La séquence stratigraphique très riche et a confirmé des observations réalisées dans les années 1930. L’un des niveaux, caractérisé par des structures d’habitat et des sépultures, date du haut Moyen Âge et du Moyen Âge classique. L’aire funéraire du haut Moyen Âge (voire même de l’Antiquité tardive, cf. fouilles des années 1930) prend place au sommet de l’éminence rocheuse, au sud-est.

Structure

Coffres et sarcophages.

Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

Etat I : VIe-VIIe siècles au moins (éléments de datation : céramique, sarcophages, mention dans un diplôme de Pépin Ier d’Aquitaine). Le site est attesté en 833, mais la céramique et les sarcophages découverts sur le site invitent à envisager une occupation (religieuse) antérieure, depuis au moins les VIe-VIIe siècles, sinon dès les IVe-Ve siècles. La dédicace à saint André est très ancienne et pourrait constituer un indice allant dans le sens d’une fondation datant au moins de l’époque mérovingienne (à Clermont, la basilique Saint-André est mentionnée par Grégoire de Tours).

Interprétation

Aucune église n’est mentionnée dans la concession de 833, mais les vestiges archéologiques, notamment les sarcophages, suggèrent la présence d’un lieu de culte. L’édifice primitif a pu appartenir à un complexe fortifié de hauteur, peut-être même à une forteresse aristocratique. On gardera en effet à l’esprit la découverte, sur la terrasse occupée sur le flanc sud-est de l’éminence rocheuse, d’éléments de construction et de décor, dont notamment du marbre et des colonnes. Ces éléments peuvent tout à fait être tardifs, à l’instar des installations monumentales de la forteresse de La Couronne à Molles qui en premier lieu avait été considérée comme une riche villa du Haut-Empire, voire comme un sanctuaire romain. Le site tardo-antique et alto-médiéval semble s’être préférentiellement développé sur la partie sud-est de l’éminence basaltique, faisant ainsi directement fasse au piton rocheux portant actuellement le château de Busséol.



Informations sur la publication

Date juin 18, 2017
Auteur Pchevalier Fiche personnelle
Statut de la fiche 5. Fiche validée
Qualité de la fiche Fiable