BORDEAUX, Notre-Dame-de-la-Place

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région AquitaineFermer
Département GirondeFermer
Commune BordeauxFermer
Insee 33063Fermer
Adresse/Lieu-dit 17, place Pey Berland
Toponyme commune de BordeauxFermer
Propriétaire Ville de Bordeaux ? (à préciser)
Protection de l'édifice Inscrit aux Monuments Historiques en 1908
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel feuille KI01, parcelle 21
Latitude 44.852225Fermer
Longitude -0.570861Fermer
Altitude 17mFermer

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Nicoleau C., 2002, Les paroisses Saint-Christoly et Notre-Dame-de-la-Place au XIV et XVème siècle, Mémoire de maitrise Université de Bordeaux 3 (dir. J.-B. Marquette).

Sapin C., Palazzo-Bertholon B.,2004, Le stuc, visage oublié de l’art médiéval, catalogue d’exposition du musée Sainte-Croix de Poitiers, p.111-116.

Migeon W., 2006, "Le groupe épiscopal de Bordeaux (Gironde)", Gallia, 63, p. 116-119.

Sources archéologiques

Gardelles J., 1980, Eglise Notre-Dame-de-la-Place à Bordeaux. Rapport sur les recherches effectuées en 1980 (SRA Aquitaine).

Barraud D., 1983, Bordeaux. Fouilles de sauvetage de notre dame de la Place, Rapport de fouilles. 17 place Pey Perland avril-août 1983, Service Archéologique Municipal de Bordeaux (SRA Aquitaine).

Palazzo-Bertholon B., Eglise Notre-Dame-de-la-Place, Bordeaux (33). Étude et caractérisation d'un ensemble de stucs et d'enduits peints associés à une mosaïque murale, Poitiers, nov. 2004 (SRA Aquitaine).

Sources d'archives

Bulle d'Alexandre III en faveur du chapitre de Saint-André (1173), Archives historiques de la Gironde, t. XIII, Bordeaux, 1872, n° CVI, p. 359.

Venance Fortunat, Carmina VII, 25 ; X,19, XXX, F. Leo (éd.), Les Belles Lettres, 1881, p. 20-23 (contrôler page)

Venance Fortunat, Vita sancti Marcelli, dans Opera poetica, I, 15, v. 57-58, Reydellet M. (éd.), Les Belles Lettres, 1994, p. 35-36 (contrôler page)

Sources Bibliographie

Piganeau E., 1879, « Notice sur l’ancienne église Notre-Dame-de-la-Place », Société archéologique de Bordeaux, 6, p. 173-177.

Maillé A. de, 1959, Recherches sur les origines chrétiennes de Bordeaux, Paris, p. 94, note 5, p. 196, note 3, p. 196-302 (pages à contrôler).

Higounet C., 1963, Bordeaux pendant le Haut Moyen Age, Bordeaux, Société archéologique de Bordeaux, p. 71-79, 85.

Barraud D., 1983, "Sauvetage archéologique d'une église du VIe siècle à Bordeaux (Gironde)", Ve Journées Nationales d'Archéologie Mérovingienne, Grenoble (14-16 octobre 1983), Bulletin de liaison, 7, p. 65-72.

Barraud D., 1985, « Aquitaine. Eglise Sainte-Marie », Gallia, 43-2, p. 229-231.

Barraud D., 1988, « Le site de « La France », origines de Bordeaux antique », Aquitania, 6, p. 3-59.

Barraud D.,1996, « Bordeaux ; église Notre-Dame-de-la-Place », dans Les premiers monuments chrétiens de la France, t. 2 (Sud-Ouest et Centre), Paris, Picard, p. 31-34.

Bouvier A., 2007, Terres cuites architecturales décoratives, étude de la collection de Notre-Dame-de-la-Place, Mémoire de Master Archéologie Université de Bordeaux 3 (dir. I. Cartron).

Bouvier A., 2011, Production et utilisation des terres cuites architecturales au début du haut Moyen-Âge : apports de la chronologie par luminescence, Thèse de doctorat Université de Bordeaux 3 (dir. P. Guibert et C. Sapin), p. 161-182.

Références à la documentation graphique et photographique

à compléter

Piganeau E., 1879, « Notice sur l’ancienne église Notre-Dame-de-la-Place », Société archéologique de Bordeaux, 6, p. 173-177 (dessin)

Plan Drouyn L. dans Maillé A. de, p. 195, fig. 46. (Drouyn L., Bordeaux vers 1450, description topographique, Archives municipales de Bordeaux, 1874,figs 46 et 57).

Conservation

L'édifice a aujourd'hui disparu. Une fouille des sauvetage menée en 1980 sous la direction de J. Gardelles a étudié les vestiges de l'état III. Les vestiges de l'état I dégagés lors des fouilles de 1983 menées sous la responsabilité de D. Barraud ont été conservés sous l'immeuble actuel (non visibles).

Titulature historique

Sainte-Marie (mention Venance Fortunat) Notre-Dame-de-la-Place (mention bulle Alexandre III 1173)

Diocèse actuel

Bordeaux

Diocèse historique

Bordeaux


Contexte d’implantation

Description

L’église Notre-Dame-de-la-Place était implantée dans l'angle sud-ouest du castrum romain de Bordeaux, à une soixantaine de mètres à l’est de la cathédrale Saint-André. Elle était insérée dans un îlot bordé au sud par l'actuel cours Alsace-Lorraine (qui conserve le tracé de l'ancienne enceinte romaine), à l'ouest par la rue Pey-Berland, à l’est par la rue Cheverus et au nord par la rue des Trois Conils. Elle était implantée sur un terrain en légère pente déclinant en direction de la Devèze.

Structures antérieures

Des murs appartenant à un habitat remontant au moins au IIe siècle ont été identifiés sous l'église. Cet habitat a été remanié au IVe siècle puis au Ve siècle, notamment avec l'aménagement d'un bassin (3,10 m x 5m) ensuite remblayé et couvert d’un sol de tuileau. Seul un mur d'orientation nord-sud en fut conservé et réutilisé dans les fondations de l'église ultérieure.


Fonction

Description

Edifice appartenant au groupe épiscopal paléochrétien de Bordeaux ?


Informations générales

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BORDEAUX, Notre-Dame-de-la-Place (Galerie d'images)


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Seul le chevet de l'église a pu être identifié. Une abside semi-circulaire (diamètre extérieur 6,10 m, diamètre intérieur 4,60 m, profondeur 2,45 m) et une partie du mur oriental de la nef se prolongeant au moins sur 2,50 m au nord et au sud de l'abside étaient conservés lors des fouilles de 1983. Deux pilastres placés contre le parement occidental de ce mur de part et d'autre de l'abside autorisent la restitution d'un plan basilical à trois nefs.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Les fondations de l'abside, insérées dans des tranchées d’ 1,10 m de large sur 1m de profondeur, sont constituées de blocs de calcaire noyés dans du mortier. Les vingt derniers centimètres en sont maçonnés et correctement jointoyés ; ils sont couverts d’un mortier servant d'assise aux murs.

Les murs de l'abside, épais de 0,75 m sont conservés en élévation sur 1,10 m. Il sont construits en petit appareil de moellons carrés de 10 à 15 cm de côté. Trois assises de briques sont encore visibles par endroit. Des traces d’un enduit lissé beige étaient visibles su 0,40 m environ de hauteur sur le parement extérieur de l’abside.

Les fondations du mur oriental de la nef étaient épaisses de 0,90 m. Les fondations de deux piliers adossés au parement occidental du mur étaient visibles de part et d'autre de l'abside ; elles se composaient de deux fragments de fûts de colonnes antiques, calés par des morceaux de linteaux et de colonnettes en marbre, recouverts d’un lit de mortier.

Sol

La nature du sol de l'église reste inconnue. Un « sol de travail » a été reconnu lors des fouilles à la même altitude que le ressaut de fondation des murs de l'édifice ; il conservait des traces de gâchage de mortier et des déchets de taille liés à la construction. Ces éléments ont été couverts par une couche de remblai destinée à recevoir un sol de circulation dont aucun vestige n'a été conservé. EmptyData.png

Autres

Des fragments de corniche en marbre blanc, une base de colonne (longueur mini 50 cm x largeur mini 20 cm) ainsi qu’un chapiteau remployés dans le mur de façade de l’église de l'état III ont été mis au jour lors de sa destruction au en 1879. Le chapiteau (43 cm de côté sur la face d'attente, diamètre à la base de 22 cm, hauteur de 26 cm) présente un décor de feuilles d'acanthe et de fleurons qui évoquent un chapiteau corinthien. On hésite à les attribuer à la construction de l'état I de l'église.

27 fragments de corniche en terre cuite (15 fragments de modillons sur un total estimé de 55 et 12 de briques sur 54) ont été retrouvés en remploi dans la façade de l’église de l’état III et dans une couche de remblai sous les contreforts de l'état II. Les briques de corniche, de couleur claire, portent les traces d'un enduit blanc sur les parties visibles (lait de chaux ?). La pâte présente peu de dégraissant, ce qui a fragilisé la structure des objets, comme en témoignent de nombreuses craquelures. Le décor se composait d'une bande d’entrelacs, très probablement rehaussée de peinture (pigment rouge ?). Deux moules de décor et de taille de taille différente, dont l'un présentait une cassure, ont été utilisés pour la fabrication des modillons.

Décor

  • Décor de stuc

Environ 220 fragments de stuc et d'enduit peints ont été retrouvés à l’extérieur de l’édifice dans des remblais liés à l'écroulement de l'abside. Les éléments de stuc représentent pour la plupart des fragments architecturaux (colonnes, chapiteaux, volutes, fragments d’arcatures), certains portant un décor de grappes de raisin et de feuillages. Ces fragments présentent des traces de polychromie, verte et jaune pour les guirlandes et feuillages peints sur les fragments de colonnes et ocre rouge sur les chapiteaux. Aucune restitution globale du décor ne semble envisageable.

  • Mosaïques murales

Des éléments de mosaïques pariétales composés de tesselles de pâte de verre et ponctuellement de petits éclats de quartz blanc ont été trouvés lors des fouilles. Les fragments les plus grands (10 cm de large) montrent le tracé préalable du décor.

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Etat II

Etat II
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Plan

Plan longitudinal

Parties

Dans un deuxième état, deux contreforts viennent consolider l’abside. Le premier (1,74 m de large pour 1,10 m de haut) s'adosse perpendiculairement au mur de l'abside, juste au sud de son axe médian. Le second renforce au nord l’angle formé par l’abside et le mur oriental de l'église ; il semble avoir pour fonction de compenser les effets de tassements éventuel ou de glissements de terrain possibles dans ce secteur du fait du pendage sud-nord.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

Les contreforts ont été construits en moyen appareil de blocs de 40 à 50 cm de long, soigneusement appareillés. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Etat III

Etat III
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Plan

Plan longitudinal

Parties

Eglise à nef unique (9,40 m sur 20,35 m) terminée par un chevet à cinq pans.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

La partie inférieure du mur sud de la nef et les trois-quarts du mur du chevet étaient maçonnés en petit appareil de moellons liés avec un mortier jaune (devenu pulvérulent au moment de la fouille en 1980). EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Sépultures

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Inscriptions

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Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

  • La céramique estampée tardive

Sur les 1792 tessons récupérés lors des fouilles, 349 sont des fragments de dérivées des sigillées paléo-chrétiennes (D.S.P.). Les formes céramiques découvertes sur le site sont très similaires aux types établis par J. Rigoir (Rigoir, 1968) : une assiette à panse hémisphérique sans rebord, des bols décorés de guillochis, des mortiers, des gobelets, des couvercles, des cruches et des urnes. D. Barraud (1984) assimile ces découvertes au groupe atlantique. Les céramiques D.S.P. des niveaux les plus anciens sont de production différente. Elles présentent un engobe gris et noir, la pâte est ocre à la cassure et rayable à l’ongle.

  • Monnaies

19 monnaies (dont 7 monnaies antiques et 6 monnaies médiévales) ont été retrouvées lors de la fouille. Les monnaies antiques n’ont apporté que peu d’éléments chronologiques, les exemplaires datés du IVe siècle ayant été trouvés dans les niveaux liés à l'état II.


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

Paragraphe en cours de révision


Etat I : L’édifice du début du haut Moyen Âge

- Typologie de la maçonnerie (brique set petits moellons) et épaisseur des murs (75/85 cm) indique une date ancienne.

- Stratigraphie et céramologie : les fragments de dérivés de sigilée ont permis de mieux comprendre la stratigraphie du site et de préciser sa chronologie, ceci en lien avec la date connue de construction de l’église au VIe siècle. L’étude a permis de mettre en évidence une apparition rapide et importante à la fin du IVe siècle et au début du Ve siècle, puis une disparition progressive de celle-ci au VIIe siècle. D. Barraud rapproche cet ensemble céramique de celui de l’îlot Saint-Christoly. L’étude du mobilier céramique retrouvé dans les fouilles de 1983 et menée par D. Barraud a porté sur 1792 tessons (Barraud, 1984). 349 d’entre eux étaient des fragments de Dérivées de sigillées paléo-chrétiennes (DSP). Elles présentent une phase d’apparition au IVe siècle et un déclin au VIIe siècle, ce qui corrobore les autres indices chronologiques.

- Style des fragments de décors retrouvés - Le chapiteau a été attribué par D. Barraud au Ve ou au VIe siècle.

- Archéométrie L'analyse archéométrique des fragments de stuc set d'enduits peints ainsi que le mortier de pose des éléments de mosaïque renvoie au VIe siècle (Pallazzo-Bertholon 2004). Les stucs retrouvés, leur mortier d’accrochage et l’enduit ont fait l’objet d’une étude assez complète d’un point de vue technique, parfaitement compatible avec la période envisagée pour la construction de l’édifice (Sapin et Palazzo – Bertholon, 2004).

26 prélèvements de mortier et d’enduit répartis sur l’ensemble du site ont également été prélevés sur l’ensemble du site pour être étudiés par N. Platel (Barraud, 1984). Les conclusions apportées par cette étude montrent que, quelle que soit la période supposée de fabrication de ces mortiers et ces enduits, les techniques de préparation varient peu, et ces variations qui semblent aléatoires ne sont pas forcément volontaires.

Par ailleurs, deux datations radiocarbone ont été effectuées en 1984, par le Laboratoire d’Hydrologie et de Géochimie Isotopique de l’Université Paris sud. Le premier prélèvement a été pris dans des cendres retrouvées sur le sol en dalles de terre cuite retrouvé au nord de l’église tardo-antique, et attribué en raison de la stratigraphie et des vestiges retrouvés à une période allant du IVe au VIe siècle. Cette structure est supposée antérieure à l’église tardo-antique. Le deuxième prélèvement a été effectué contre un des contreforts immédiatement postérieurs à la construction de l’église, à partir des cendres d’un foyer. Ce prélèvement était censé donner une date de la période d’abandon de l’église, envisagée entre le IXe et le XIe siècle. Le premier prélèvement a donné un âge BP de 1535 ± 90 (1 σ) et le deuxième un âge BP de 585 ± 95 (1 σ). Si la première datation a été jugée acceptable, la deuxième a été remise en question immédiatement, car elle ne correspondait pas aux informations archéologiques. Pour expliquer ce résultat, deux hypothèses ont été envisagées : soit une mauvaise manipulation lors du prélèvement, soit la date obtenue est bonne et elle caractérise un foyer temporaire rattaché à la reconstruction de la façade de l’église Notre-Dame (Barraud, 1984).

Dans le cadre d’un travail de master, il a été procédé à l’étude des éléments de décor en terre-cuite retrouvés sur le site. Par l’observation et la comparaison avec d’autres collections retrouvées ailleurs en France, nous avons proposé en accord avec les différentes hypothèses proposées pour les autres collections, une datation plutôt large, entre le Ve et le VIIe siècle (Bouvier, 2007).

Par ailleurs, une campagne de datation par thermoluminescence et par archéomagnétisme a été entreprise par le Groupe de Recherche Européen « Terres cuites architecturales et nouvelles méthodes de datation », groupe co-dirigé par Christian Sapin et Pierre Guibert. 5 briques ont fait l’objet de prélèvements pour la thermoluminescence dans l’abside, sur la partie intérieure.

Ces briques ont fait l’objet de prélèvements pour effectuer des datations par luminescence et archéomagnétisme dans le cadre des travaux du Groupe de Recherche Européen « terres cuites architecturales et nouvelles méthodes de datation », coordonné par Christian Sapin et Pierre Guibert.

Les résultats obtenus dans le cadre de la thèse d’Armel Bouvier (2011) montrent une bonne cohérence des dates ; on peut donc considérer que tous ces échantillons appartiennent bien à une seule phase de construction. Etant donné cette homogénéité des dates, il paraît probable que les briques aient été produites pour alimenter la construction de l’église tardo-antique. C’est pourquoi nous avons calculé une date moyenne pour l’ensemble des dates obtenues, ce qui nous permet d’envisager la construction de l’église dans un intervalle large entre 344 et 537 p.C., ce qui mériterait éventuellement un complément de datation pour affiner la chronologie. Dans ce même cadre, une nouvelle calibration du résultat de datation par radiocarbone obtenu à partir du prélèvement de cendre au nord de l’église a été réalisée à l’aide du logiciel OxCal et de la courbe de calibration IntCal09. Le résultat était sensiblement différent de celui proposé à l’époque. La date proposée était de 449 ± 90 (1 σ) avant recalibration et est maintenant de 463 ± 198 (2 σ). Les cendres datées ont été trouvées dans un contexte stratigraphique complexe. Elles apparaissent évidemment postérieures à l’habitat gallo-romain (attribué IVe – Ve siècle) sur lequel elles reposent. Leur datation peut soit fournir un terminus post quem pour la datation de l’église, soit être contemporaines.


avant des restaurations et un abandon définitif de l’édifice, probablement entre les VIIIe et IXe siècles.

Interprétation

L’ensemble des éléments rattachés à la découverte de cet édifice, tant l’étude des textes anciens que les indices relevés lors de la fouille, permettent de penser qu’il s’agit de l’église Sainte-Marie édifiée à Bordeaux entre 549 et 567 par l’évêque Léonce II.

Comparaisons

Cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Nantes ? (pour le décor de stucs et de mosaïques mentionné par Venance Fortunat. contrôler référence). Mention d'un décor semblable à Saint-Eutrope de Saintes (Venance Fortunat - réf à contrôler).

Auteur de la fiche : Armel Bouvier, révision Anne Michel


Informations sur la publication

Date décembre 19, 2012
Auteur Abouvier Fiche personnelle
Statut de la fiche 2. En cours de saisie
Qualité de la fiche Moyen