AUVET-ET-LA-CHAPELOTTE, église

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région Franche-Comté Fermer
Département Haute-SaôneFermer
Commune Auvet-et-la-ChapelotteFermer
Insee 70043Fermer
Adresse/Lieu-dit
Toponyme Le « Mont d’Auvet »Fermer
Propriétaire
Protection de l'édifice Seule une enceinte circulaire médiévale du XIe siècle, composée d’un enclos, d’un rempart et d’un fossé, est cl. MH depuis le 28.12.1994. L’église et une partie de la nécropole s’inscrivaient au cœur de cette enceinte.
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel ZD 01 parcelle 3
Latitude 47.510545
Longitude 5.52111
Altitude 232 m

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Sources historiques et identification

Sources d'archives

Arch. dép. de Haute-Saône, H404, 1163-1764 (ces documents montrent que le site était abandonné dès le XIIe siècle).

Sources Bibliographie

Mérand abbé J., 1901, « Les fouilles d’Auvet (19 oct.-15 déc. 1900) », in Bulletin de la société Grayloise d’Émulation, n°4, p. 289-314.

Bouchet Dr, 1904, « Mérovingiens et Carlovingiens de Mantoche et d’Auvet, étude anthropologique », in Bulletin de la Société Grayloise d’Émulation, p. 150-160.

Thévenin A., 1968, Les cimetières mérovingiens de la Haute-Saône, Paris, Les Belles-Lettres, p. 15-16 (A.L.U.B., 89. Archéologie 20).

Jeannin Y., 1987, « Auvet-et-la-Chapelotte (Haute-Saône). Église refuge du Mont d’Auvet », in Barral i Altet X., dir., Le paysage monumental de la France autour de l’an mil, Paris, éd. Picard, p. 347-349.

Duval N., Reddé M. d’après l’abbé Mérand, 1998, « Auvet, église paléochrétienne dans une nécropole », in Les premiers monuments chrétiens de la France, t. 3, Paris, éd. Picard, p. 132-134.

Faure-Brac O., 2002, La Haute-Saône, 70, Carte archéologique de la Gaule, Paris, p. 107-109.

Conservation

L’édifice n’est pas conservé.

Titulature historique

Saint-Maurice ?

Saint-Maurice est le vocable actuel de l’église d’Auvet.

Diocèse actuel

Besançon

Diocèse historique

Langres


Contexte d’implantation

Description

L’église et la nécropole se situaient sur une colline au nord-est du village d’Auvet-et-la-Chapelotte, à 8 km au nord-ouest de Gray. La colline est cernée par un rempart et un fossé comblé plus tardifs ; elle domine d’une vingtaine de mètres le ruisseau des Écoulottes. L’église se trouvait dans la partie nord de cette enceinte, tandis que des tombes occupaient toute la surface de la colline.

Structures antérieures

Une construction de nature indéterminée, déjà orientée, recevait également des sépultures. Construite sur un cimetière mérovingien, elle utilisait des matériaux de remploi. Le sol de la nef de l’église recouvrait les vestiges de trois de ses murs, entre lesquels se trouvaient des sépultures creusées dans le roc.


Fonction

Bâtiment

ÉgliseFermer

Description

Funéraire ? Paroissiale ?


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

L’église, orientée, mesurait environ 21 m de long. Elle était flanquée, au nord, d’une annexe (cellier ?) plus récente et était installée sur un cimetière mérovingien (mobilier du VIe au début du VIIIe siècle), encore en usage après la construction de l’édifice. Celui-ci a été détruit par un incendie, dont il reste de nombreuses traces.

AUVET-ET-LA-CHAPELOTTE, église (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Nef unique à abside semi-circulaire.

L’édifice, orienté, se composait d’une nef de 15 m x 7,50 m dans œuvre, séparée d’une travée droite de 5,70 m x 4,50 m pour N. Duval et M. Reddé (3,50 m x 5,50-5,70 m pour Y. Jeannin) par un arc d’environ 1,30 m d’épaisseur sur 4,40 m de largeur, contrebuté à l’extérieur par des contreforts d’un mètre de long. Le sanctuaire se prolongeait par une abside semi-circulaire de 3 m d’ouverture pour 3 m de profondeur.

Matériaux et techniques de construction

Activité

Reconstruction ?

Maçonnerie

L’épaisseur des murs était de 0,90 m, 1,70 m pour la façade occidentale. Les murs ont été arasés au niveau des fondations à certains endroits, conservés jusqu’à 2 m de hauteur à d’autres.

Sol

Le sol de la nef, constitué de béton et de chaux, a été assez bien conservé.

Couverture

Très peu de fragments de tuiles ont été recueillis.

Autres

La façade étant arasée, aucun accès n’a pu être localisé. EmptyData.png

Installations liturgiques

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Délimitation

Ce qui a été interprété comme un arc triomphal séparait la nef de la travée droite.

Autel

Les traces d’un massif dans le sanctuaire pourraient correspondre à l’emplacement de l'autel. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Sépultures

Emplacement

Des sépultures en fosses ou en sarcophages ont été reconnues, ainsi que des caveaux remplis d’ossements dans la nef et deux tombes dans l’abside, dont une contenait une monnaie vénitienne du IXe siècle.

Structure

Les sarcophages sont de forme trapézoïdale, avec un décor d’épannelage.

Inscriptions

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Etat II

Etat II
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Une construction, alignée sur le mur de façade, flanquait l’église au nord. Cette salle, assimilée à un cellier, mesurait 12,50 m de long pour 3,60-3,70 m de large dans œuvre (10 x 4 m pour N. Duval et M. Reddé).

Matériaux et techniques de construction

Activité

Agrandissement

Maçonnerie

Selon l’abbé Mérand, les murs de l’annexe étaient construits en moellons irréguliers liés par un mortier de chaux et de sable de rivière.

Sol

Le sol de cette construction était constitué de terre battue rubéfiée. Il était plus haut que celui de la nef d’environ 0,20 m. EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Installations liturgiques

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Traces

Les traces d’incendie qui recouvraient le sol de cette annexe contenaient du blé, de l’avoine, des fèves et de la paille. Des vases ont également été retrouvés, des clés en fer, les restes d’une serrure, deux fers de flèche, des anneaux de suspension ainsi qu’un foyer.

Sépultures

Emplacement

Cette construction recouvre ou recoupe des sépultures antérieures, que le mobilier permet de dater de l’époque mérovingienne. EmptyData.png

Inscriptions

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Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : VIIe-VIIIe s. ?

Des sarcophages, dont certains sont inscrits à l’intérieur de l’édifice, présentent un décor rencontré à l’époque Mérovingienne. Un sarcophage au moins est recoupé par les fondations de l’église. La plupart des sépultures en sarcophages sont situées à l’extérieur. Quelques éléments de mobilier mérovingien ont été découverts dans ces sépultures.

Une sépulture inscrite à l’intérieur de l’abside a livré une monnaie de la fin du IXe s., donnant ainsi un terminus ante quem à la construction de l’église.

État II : VIIIe-IXe s. ?

Le mur nord de l’annexe de la phase II recoupe deux sépultures mérovingiennes.

Interprétation

Les éléments de datation sont très rares mais le monument pourrait, d’après N. Duval et M. Reddé, être d’époque mérovingienne. Le type de sarcophages se retrouve à cette période dans d’autres régions. Pour Y. Jeannin, se fondant sur les conclusions du Dr Bouchet et d’A. Thevenin, cette construction serait postérieure au début du VIIIe siècle. Elle pourrait, selon le même, avoir été détruite dans la première moitié du XIIe siècle.



Informations sur la publication

Date octobre 21, 2011
Auteur Abully Fiche personnelle
Statut de la fiche 1. En cours de rédaction
Qualité de la fiche Donnée non renseignée