AUTUN, abbatiale Saint-Martin

De Care

Données

Topographie

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Pays FRANCEFermer
Région BourgogneFermer
Département Saône-et-LoireFermer
Commune AutunFermer
Insee 71014Fermer
Adresse/Lieu-dit Les Tilleuls
Toponyme
Propriétaire Commune
Protection de l'édifice
Références cartographiques
Numéro parcellaire sur le Cadastre actuel
Latitude 46.964388
Longitude 4.30914
Altitude 312 m

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Sources historiques et identification

Sources indirectes

Grégoire le Grand, Reg. Ep., XIII, 7, 13, toutes de novembre 602, éd. P. Ewald et L. Hartmann, MGH, Ep., II, p. 371 et 380.

Vita S. Hugonis (BHL 4003-4005), AASS, Apr., II, 8, p. 763-771, 3e éd., p. 761-769, rédigée après le concile d’Anse de 1025.

Sources d'archives

Archives départementales de Saône-et-Loire : H 77.

Archives de la Société Éduenne : ms. boenn, m. 55.

Sources Bibliographie

Mabillon J. dom, 1668-1701, Acta Sanctorum Ordinis Sancti Benedicti, Paris.

Bulliot J.-G., 1849, Essai historique sur l’abbaye Saint-Martin d’Autun, de l'ordre de Saint-Benoît, Autun, 2 vol.

Fontenay H. de, 1860-1862, « Abbaye Saint-Martin d’Autun », Annales de la Société Éduenne, p. 409-412 et 448-450.

Fontenay H. de, 1882, « Abbaye Saint-Martin d’Autun », Épigraphie Autunoise, Mémoires de la Société Éduenne, 11, p. 317-393.

Lebeuf abbé J., 1848, Mémoires concernant l’histoire… d’Auxerre, Auxerre, t. 1, p. 138, note 4.

Oursel R., 1971, « À propos de la reconstruction de l’abbatiale Saint-Martin d’Autun au XVIIIe siècle », in Actes du 40e congrès de l’Association bourguignonne des sociétés savantes, Autun, p. 65-71.

Hubert J., 1974, Art pré-roman, Chartres, p. 11-13.

Sapin C., 1980-1982, « Le matériel lapidaire du haut Moyen Âge au musée Rolin », Mémoires de la Société Éduenne, 54-2, p. 103-122.

Picard J.-C., 1986, Topographie chrétienne des cités de la Gaule des origines au milieu du VIIIe siècle, t. 4 (Province ecclésiastique de Lyon), Paris, p. 44.

Sapin C., 1986, La Bourgogne préromane, Paris, p. 24, 118, 141, 143-146, 166, 182 et 246.

Références à la documentation graphique et photographique

Archives Nationales : N. III, Saône-et-Loire, n° 4. Plan de 1658 retrouvé par J. Hubert.

Archives départementales de Saône-et-Loire : plan de 1741 publié par J.-G. Bulliot et par R. Oursel.

Croquis du XVIe siècle publié par H. de Fontenay, sans provenance.

Conservation

Aucun vestige conservé en élévation

Titulature actuelle

Saint-Martin

Titulature historique

Saint-Martin

Diocèse actuel

Autun

Diocèse historique

Autun


Contexte d’implantation

Habitat contemporain

L’abbaye se situait à l’extérieur de la ville, hors de l’enceinte.


Fonction

Bâtiment

AbbatialeFermer

Description

monastique


Informations générales

Description [[Image:{{{PlanGeneral}}}|thumb|right|border|135px|Évolution du plan]]

L’emplacement du site à 1 km au nord-ouest d’Autun est encore identifiable par la présence d’une allée d’arbres à l’emplacement de l’ancienne église détruite au XVIIIe siècle.

AUTUN, abbatiale Saint-Martin (Galerie d'images)|


Articulation en états

Etat I

Etat I
EmptyData.png Architecture

Plan

Plan longitudinal

Parties

Le plan dressé en 1658 permet de connaître certains caractères de l’abbatiale détruite. Il s’agit d’un plan basilical à dix travées séparées par des colonnes. Les descriptions du XVIIe siècle mentionnent celles-ci comme provenant de différents marbres. Le plan de 1658 indique à l’extrémité ouest des bas-côtés ce qui semble correspondre à deux tours de façade précédées par un portique. À l’est, a été ajoutée, contre l’abside, une petite chapelle de deux travées reliée par un couloir de circulation.

Matériaux et techniques de construction

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Maçonnerie

D’après les sources de 1658, les murs des bas-côtés avaient « cinq pieds d’épaisseurs, la plupart des pierres sont donc de 3,4 et 5 pieds et épaisses à proportion, liés par ensemble avec des barres de fer, sans qu’il n’y eut ni ciment ni mortier… ». EmptyData.png EmptyData.png EmptyData.png

Décor

La présence d’une mosaïque dans l’abside est attestée en particulier par l’abbé Lebeuf. D’autre part, il est fait mention dans la vie de saint Hugues, « d’une église décorée de colonnes de marbres, de poutres de sapin et d’admirables mosaïques».

Installations liturgiques

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Sépultures

Emplacement

À l’est, la chapelle Notre-Dame hors œuvre, restaurée aux XIII-XIVe siècles, possédait une crypte conservant trois tombeaux, dont celui attribué à la reine Brunehaut. EmptyData.png

Inscriptions

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Objets dispersés non rattachables à l'architecture de l'église

Liste des objets

Deux chapiteaux calcaires sans astragale ont été trouvés sur le site de Saint-Martin ou dans les constructions modernes de l’abbaye. L’un, très mutilé, offre des départs de feuilles épannelées et un disque non sculpté à l’emplacement du dé, ainsi que des restes de vrilles et de volutes. Il mesure 0,25 m de hauteur et 0,24 m de largeur. Le second mesure 0,35 m de hauteur, 0,42 m de largeur et 0,20 m de diamètre. La corbeille est ornée aux angles et aux faces de feuilles aux folioles peu nombreuses et très découpées avec des mouvements ondulants pour les nervures. L’abaque est très échancré et le dé est formé par une fleur à quatre doubles pétales. De petites vrilles se détachent d’un sillon vers le centre marquant les crosses. Les volutes ont été sculptées avant l’angle du chapiteau. Ce chapiteau pourrait dater de la fin du IXe siècle ou du Xe siècle. En outre, on peut attribuer à ce même site les fragments de pierre aux décors gravés (éléments de linteau ou de corbeau).


Considérations critiques sur les états et sur la chronologie

Chronologie

État I : VIIe siècle

La documentation graphique croisée avec les descriptions du XVIIe siècle permettent de rattacher en partie ce premier état à la basilique fondée autour de 600. Le premier chapiteau sculpté et les fragments à décors gravés peuvent également appartenir à ce premier état.


État II : Fin IXe siècle

Les privilèges du IXe siècle mentionnent une reconstruction. La sépulture de Brunehaut est attestée au XIe siècle par la Vita S. Hugonis et se situait près de l’église à l’est du chevet : in quo coenobio suae sepulturae mausoleum habere decreverit. On peut supposer avec Jean Hubert que c’est à la suite de cette construction que l’on déplaça le tombeau de Brunehaut dans une crypte hors œuvre, comme cela se pratiquait à l’époque. L’examen du plan du XVIIe siècle montre plusieurs reprises et, en particulier, la partie hors œuvre à l’est avec des murs de plus faible épaisseur. Celle-ci pourrait appartenir au second état ainsi que le second chapiteau décrit.




Informations sur la publication

Date mars 7, 2011
Auteur Csapin Fiche personnelle
Statut de la fiche 4. Fiche non validée
Qualité de la fiche Donnée non renseignée